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Interview  (Paris)  1er décembre 2006

Allez, commençons tout de suite par épuiser et satisfaire la curiosité people ! Oui, Kyle Eastwood est le fils de Clint Eatswood. Oui, il ressemble beaucoup physiquement à son père. Oui, il est beau. Oui, il est extrêmement séduisant. Mais il est aussi réservé, presque timide, et très cordial.

Il est habillé comme vous et moi, ne porte pas de lunettes noires et après 3 albums solo et l’écriture de musiques de films, il se fait son propre nom.

Nous l’avons rencontré dans un confortable lounge cosy du 7ème arrondissement à l’occasion de la sortie de son troisième album solo Now et après son concert au New Morning.

Quand et comment avez-vous commencé à apprendre la musique puis à jouer de la basse et du jazz ?

Kyle Eastwood : J’ai commencé à étudier la musique assez jeune, vers l’âge de 7 ans et j’ai commencé par le piano. Ensuite à 12-13 ans j’ai commencé la guitare puis la basse à 14 et la contrebasse à 18. Le jazz vient du fait sans doute que dans mon environnement familial on écoutait beaucoup de jazz et de blues.

Quand avez-vous décidé d’en faire votre métier ainsi que de vous lancer dans la composition ?

Kyle Eastwood : Dès l’âge de 17-18 ans je jouais avec d’autres musiciens ou j’accompagnais des chanteurs à Los Angeles. Je jouais beaucoup aussi bien en studio, dans des clubs que dans des orchestres pour l’enregistrement de musiques de films. Et je jouais aussi bien du rock, du jazz que de la pop.

Et en solo ?

Kyle Eastwood : J’ai formé mon premier groupe quand j’avais 20 ans qui était un quartet de jazz qui jouait une musique originale que je composais au piano. Simultanément je continuais à jouer dans d’autres formations.

Est-il difficile de réunir et de fidéliser des musiciens pour former un groupe pérenne ?

Kyle Eastwood : Oui mais ce n’est pas spécifique aux formations de jazz. J’essaie bien évidemment de garder les mêmes musiciens mais le groupe qui m’entoure aujourd’hui a été formé il y a 3 ans environ.

"Now" est votre 3ème album solo.

Kyle Eastwood : Oui, le premier "From here to here" date de 1998.

"Paris blue", le second a connu un vrai succès commercial. Cela vous a étonné et ravi ?

Kyle Eastwood : Oui, un peu surtout en France.

Vous donnez régulièrement des concerts en France. Vous jouez également aux Etats Unis et en Europe ?

Kyle Eastwood : Avec "Paris blue" nous avons joué en France et aux Etats Unis. Avec "Now" nous tournons également en Angleterre d’autant que nous avons deux musiciens d’origine anglaise.

Bien que sorti à un an d’intervalle, Now s’avère différent de "Paris blue".

Kyle Eastwood : Now résulte d’une bonne symbiose de tous les musiciens qui m’entourent et qui m’ont apporté leur expérience et leur univers et reflète donc un travail commun Et puis c’est la première fois que je m’essaie à écrire des chansons et j’ai la chance que Ben Cullum, qui est lui-même un excellent songwriter, ait accepté de les chanter.

Quels sont les musiciens de jazz qui vous ont influencé ?

Kyle Eastwood : Parmi les plus grands bien sûr Charlie Mingus et Duke Ellington, John Coltrane, Miles Davis.

Et quelle musique écoutez-vous chez vous ou en concert ?

Kyle Eastwood : Je suis allé voir Manu Katché que nous avons rencontré à Paris et qui figure en guest sur "Now". Mais je ne vais pas voir que des concerts de jazz. Quand je le peux je vais voir autre chose notamment du r’n b . Et j’écoute tout de Benny Goodman à Bjork en passant par Radiohead, Bob Marley et Led Zeppelin, la musique Motown, Marvin Gaye, James Brown, Stevie Wonder.

Pour en revenir à Now, quel est le rôle de Michel Stevens qui est producteur et musicien, qui s’occupe de la gestion des machines et vous accompagne lors des concerts et dont vous semblez très proche ?

Kyle Eastwood : Nous sommes effectivement très proches et nous travaillons beaucoup ensemble. J’apporte parfois des idées que nous développons ensemble. Il peut aussi apporter des idées et exprimer sa façon de voir. Tout est très ouvert et en même temps en fait dans le processus de composition des morceaux, il n’y a pas vraiment de règles ni d’habitudes. Michael Stevens compose et enregistre des musiques de films et il dispose d’une grande connaissance technique. Nous formons donc une bonne équipe je crois.

On vous dit très proche de la nouvelle génération de musiciens de jazz notamment anglais et de la scène jazz underground anglaise.

Kyle Eastwood : Oui mais il y a de très bons musiciens partout, à Paris également. Il y a des musiciens très intéressants en Angleterre notamment sur la scène jazz mais je suis très éclectique et j’aime toutes les formes de jazz et je suis curieux des nouveaux registres comme le funk ou le r’n b

Au New Morning, le line-up était un peu différent puisque le batteur Ralph Celmins et le saxophoniste Dave O’Higgins n’étaient pas là.

Kyle Eastwood : Oui. Ralph Celmins est actuellement en tournée en Chine je crois avec une autre formation. Et Dave O’Higgins était malheureusement trop occupé pour nous rejoindre aussi est-il remplacé par Graeme Blevins qui est un excellent musicien d’origine australienne.

Pour la promotion de cet album, après Paris, y a-t-il une tournée de prévue ?

Kyle Eastwood : Nous jouerons sans doute en Angleterre en février mais il n’y a pas de tournée proprement dite. L’année dernière j’ai été très occupé avec l’écriture de la musique de deux films réalisés par mon père et la réalisation de Now. Pour le moment nous allons faire un break et sans doute commencer des nouveaux morceaux

Pour un nouvel album ?

Kyle Eastwood : Oui, je pense.

Vous évoquiez votre autre activité qui consiste en la composition de musique de films. Il s’agit d’un exercice différent qui vous procure tout autant de plaisir que de composer des morceaux ?

Kyle Eastwood : Ecrire une bande son pour un film est un exercice très différent parce que déjà vous composez pour quelqu’un d’autre. Quand vous écrivez pour vous-même vous disposez d’une grande latitude d’action. Pour la musique de films vous devez tenir compte de nombreuses contraintes comme les images par exemple. Cela nécessite aussi d’écrire des plages de 20 secondes ce qui peut être frustrant car cela ne permet pas de développer le morceau car il faut aller à l’essentiel et en même temps c’est toujours un challenge et cela me plait.

Ecrire des musiques de films pour votre père est-il plus difficile qu’écrire pour un étranger ?

Kyle Eastwood : Je travaille avec mon père depuis des années déjà et nos relations sur le plan professionnel sont très bonnes. Il est agréable de travailler avec lui et il n’est pas du tout difficile. De plus, j’ai grandi près de lui et je l’ai vu travailler depuis très longtemps. Donc je commence à avoir une idée de ce qu’il aime et de ce qu’il veut. Donc en définitive je dispose d'une assez grande liberté d’action dans mon travail et la musique de films et la réalisation de films sont des métiers différents.

Le fait que votre nom soit connu vous a-t-il aidé ?

Kyle Eastwood : Avoir un nom connu permet sans doute d’appeler plus facilement l’attention sur ce que vous faîtes. Mais cela peut également entraîner des comportements d’a-prioris négatifs. Pour ma part, j’ai toujours essayé de ne pas ne tenir compte et de ne pas être influencé par cela. Surtout parce que je n’œuvre pas dans le même domaine que mon père. Je me focalise davantage sur la musique que sur les commentaires des gens à ce sujet. Et je pense que la plupart des gens réagissent de manière saine à ce sujet.

Vos projets ?

Kyle Eastwood : Du repos en décembre ce qui ne m’empêchera pas de continuer à composer. Les concerts reprendront vraisemblablement en février-mars 2007 et nous comptons revenir jouer à Paris au printemps 2007.

Avez-vous déjà une petite idée de la couleur de votre prochain album ?

Kyle Eastwood : Non, pas encore. J’y réfléchis. Dès que j’aurai une idée je vous le ferai savoir.

Pas de souci vous avez mon e-mail !

Kyle Eastwood : OK ! (rires)

 

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L'interview de Kyle Eastwood (mercredi 18 mai 2011)

En savoir plus :

Le site officiel de Kyle Eastwood

Crédits photos : Thomy Keat (Plus de photos sur Taste of Indie)


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"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
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du côté des humoristes :
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dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
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