Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Le cinéma expressionniste allemand
La Cinémathèque Française  (Paris)  Du 26 octobre 2006 au 22 janvier 2007

Pour célébrer le 70ème anniversaire de la Cinémathèque Française, Marianne de Fleury et Laurent Mannoni ont conçu une remarquable exposition sur le Cinéma expressionniste allemand, thème cher à son fondateur Henri Langlois.

Elle est composée de dessins, maquettes, scénarios et affiches appartenant au fonds documentaire de la Cinémathèque, une collection exceptionnelle et unique au monde, collecté pendant près de 30 ans par sa collaboratrice Lotte Esner.

La mise en espace a été confiée à  Dominique Brard qui a créé une scénographie labyrinthique très esthétisante d’ombres et de lumières particulièrement  adapté à la thématique qui s’achève en apothéose sur une explosion de rouge avec le corps expressionniste après avoir évoqué le décor du film expressionniste.

De 1905, année de fondation du groupe de peintres "Die brucke" qui proclamait la naissance de l'expressionnisme à 1937 qui vit se tenir à Munich une exposition des arts dégénérés organisée par Goebbels, l'expressionnisme allemand recouvre tous les mouvements artistiques d'avant garde initiés dans les arts plastiques qui essaima dans tous les arts y compris le cinéma ainsi qu'une notion stylistique.

L'expressionnisme dans le cinéma, dont les noms les plus célèbres sont Wiene, Lang ("Métropolis"), Murnau ("Nosferatu"), Pabst ("Loulou"), Leni ("Le cabinet des figures de cire") se révèle un syncrétisme des influences puisées dans les autres arts comme le théâtre pour les jeux de lumière ou l'architecture futuriste et la peinture romantique pour les décors et la littérature fantastique pour le scénario.

Tous les dessins préparatoires aux films sont des œuvres à part entière dont le style de leur auteur est nettement reconnaissable. Construits suivant les lois de la composition d’un tableau, ils sont l’œuvre d’artistes les architectes-décorateurs qualifiés de "Filmarchitekte" dont notamment Andrei Andrejew, Otto Erdmann, Emil Hasler, Otto Hunte, Erich Kettelhut, Hans Poelzig, Walter Röhrig, Walter Schulze-Mittendorff, Ernst Stern.


Le premier film expressionniste, et le plus emblématique, sera "Le cabinet du Docteur Caligari" réalisé en 1919 par Robert Wiene dont la reproduction du décor constitue le point central de l'exposition.

Le cinéma expressionniste allemand s'appuie sur la distorsion des objets, les formes architecturales symboliques et archétypales, comme la tour ou les escaliers, pour créer une atmosphère étrange, inquiétante, des décors réalistes et cependant théâtralisés à l’extrême et la primauté de la lumière ou plutôt des clairs-obscurs très contrastés sans souci de réalisme ou de cohérence.

La nature est toujours hostile et inquiétante emplies de créatures monstrueuses et les rues, ruelles moyennageuses ou carrefours futuristes, sont les lieux de tous les dangers.


Les intérieurs sont profondément angoissants car déformés, sans perspective, les angles sont anormalement accentués, et témoignent du chaos interne du sujet.

 

 

Dans ce royaume infernal des ombres, l’homme expressionniste, docteur fou, vampire, tyran, assassin ou somnambule, est complètement abstrait.

llluminé, vidé de toute psychologie, il est soumis à des forces incontrôlables d’un psychisme délirant, en lutte avec ses démons.

L'exposition permet également de constater l'influence profonde tant de l'âme allemande tendue vers le romantisme que de la crise interne de la société allemande à cette époque.

Par ailleurs, elle souligne le rôle important de ce courant majeur qui de Walt Disney (preuve à l'appui dans l'exposition "Il était une fois Walt Disney" au Grand Palais) à Tim Burton en passant par Orson Welles et Werner Herzog, a considérablement influencé le cinéma.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'exposition "Il était une fois Walt Disney" au Grand Palais

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation de la Cinémathèque Française


MM         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=