Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
Ladyfinger
Heavy Hands  (Saddle Creek)  septembre 2006

Le "ladyfinger" est une marque déposée de vibromasseur. Si le concept est assez vibrant, le rock incisif de Ladyfinger le groupe l’est aussi. Peut-être moins féminin, moins solitaire, la dernière trouvaille US de Saddle Creek ferait presque passer le rock garage de The Thermals pour du blues d’opérette pour adolescentes à appareils dentaires.

Heavy Hands, tel est le nom de ce premier album distribué en France. Et d’emblée sur le saignant "Sea legs", on ne voit pas bien à quoi comparer ce son violent et brutal, si ce n’est au craquement des os d’un lapin entre deux portes. A cheval sur le heavy metal et la stratosphère de The Edge pour les guitares, le rock pompier de Ladyfinger touche direct le point G, sans préliminaires ni mots doux pour préparer la rencontre. A peine reconnaît-on les influences - évidentes - des Screaming Trees, de Kyuss et de QOTSA sur "Cause of shame". La même tendance à syncoper la guitare pour en sortir le beat, la force d’attaque qui se marie aux batteries martelées.

Le sémillant "Too cool for school" pourrait à lui seul être une biographie du groupe ricain. On l’imagine traînant sur les bancs de l’université, discman sur les oreilles à apprendre son petit Josh Homme illustré, ne lésinant pas sur les larsens et le tempo.

Etonnement, Heavy Hands rappelle inconsciemment la folie de Ghinzu dans ses périodes les plus sombres, prête à envoyer toute une génération de spectateurs chez l’ORL. Le rock américain brut de décoffrage s’offre ici dans toute sa splendeur, en oubliant volontairement de jouer sur les nuances. Le rock est ici noir et blanc. Pas de place pour la couleur.

Petite pause sur le "One thousand tongues" (traduction s’il vous plait…), jouant seulement à 110 BPM, et reprise des activités destructrices sur "Colored lights", Ladyfinger joue le hardcore délibéré, en arrivant du bout des finger à toucher un plus large public.

Manque hélas un brin de blues, ou d’inspirations mélodiques pour que le groupe puisse espérer séduire le plus grand nombre. L’espoir vient en dernier piste sur le "Diet Smoke", peut être le plus pop des titres de l’album, avec ses guitares U2 pas putassières.

Un bon premier album, et si le Ladyfinger est une marque déposée de vibromasseur, espérons que le groupe ne s’enferme pas dans les plaisirs solitaires, car leur jeune physique est agréable.

 

En savoir plus :

Le site officiel de Ladyfinger


Little Tom         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 31 août 2008 :

Les feuilles de l'éphéméride tombent comme des feuilles mortes et voici déjà la rentrée, en douceur, avec son lot de nouveautés, la reprise des concerts en salle et les nouvelles créations théâtrales.Il est donc temps d'être dans vos starting blocks avec Froggy's Delight !

Côté musique :

"The movie" de Clare & The Reasons
"Donkey" de CSS
l'album éponyme de High Places
"A potion" de Sioen
"Nights out " de Metronomy
"?Como te llama ?" de Albert Hammond Jr
"Fantasy Black Channel" de Late of The Pier
"Ryunosuke" de Mud Flow également en interview

Au théâtre :

"Le médecin volant" au Théâtre du Nord-Ouest
"Quichotte et le bateau enchanté" au Théâtre 14
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Big Shoot" au Lavoir Moderne Parisien
et des reprises"Ged Marlon Solo" au Théâtre du Petit Montparnasse et "Nous sommes de celles" au Théâtre Essaion

Expositions :

"L'affiche 100% Finlande" au Musée des Arts Décoratifs
et, dernière ligne droite pour "Charles Lapicque - Une rétrospective" au Musée de la Poste

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008