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La Flèche d'Or  (Paris)  11 décembre 2006

Quelques semaines seulement après leur passage à la Boule Noire, The Blood Arm sont redescendus sur terre à la Flèche d’Or avec des refrains par milliers dans leurs boots.

Si l’affaire semblait entendue à l’écoute de Lie lover lie, brûlot incendiaire pop rock à la Louis XIV ricain, l’analyse se corse en live, car comme leurs compères de Franz Ferdinand, la bande de Nathaniel Fregoso déploie sur scène une énergie folle. Une envie d’en découdre avec les jeans slim et les groupies qui les portent. Les subissent peut-être.

Ainsi donc, le live de The Blood Arm est brutal et, pardon de la comparaison binaire, parvient comme Franz à imposer ses refrains et gimmicks simplistes et viscéraux. "Accidental Soul" débute et le public sous le charme cède aux tentations du bellâtre, sosie de Morrison Jim dans l’attitude (et les kilos superflus). Qu’importe, les californiens distillent un pop-rock totalement américain, straight to the point, qui touche au but sur "Suspicious character", avec ce genre de mélodies qui collent à la peau comme les méduses en été à la Baule. “I like all the girls/And all the girls like me” clame Nathaniel, et l’on sent les plus jeunes très humides dans leurs soutiens-gorge.

Même pour les rockers les plus blasés, l’aventure semble intéressante, marquée par un "Angela" carrément chanté assis au milieu de la foule par un Nathaniel crooner, sorte d’Adam Green de la côte Ouest. "Ceci est la plus belle chanson d’amour de tous les temps" plaisante le chanteur, certaines têtes approuvent, d’autres dodelinent, le public est bien. Avec son introduction à la Supertramp, "The Chasers" casse les derniers préjugés, The Blood Arm est un putain de groupe de scène, emmené par un clavier exemplaire, ponctuant la mélodie de richesse et de contrepoint.

Après un "Do I have your attention" un peu convenu, The Blood Arm retrousse ses manches et envoie la sauce avec un "Ps I love you but I don’t miss you" à grande envergure, confirmant finalement que le rock américain n’est pas encore six pieds sous terre.

Sauvage, brut sans décoffrage, The blood arm finit son set avec un chanteur littéralement possédé, debout sur le bar, criant que c’est le plus beau moment de sa vie, là, à l’instant présent.

Une manière de jouer avec les mots, une façon d’être qui rappelle étrangement plus les Doors, avec une sublime Dyan Valdes aux claviers en guise de Manzarek, que les Franz Ferdinand à qui ils sont souvent comparé. Well done The Blood Arm…

 

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Blood Arm parmi une sélection de singles (décembre 2007)
Blood Arm en concert au Festival Les Inrocks 2006

En savoir plus :

Le site officiel de the Blood Arm


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# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
"Cassos" de Philippe Carrèse
"Promotion canapé" de Didier Kaminka
"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
"Les Travaux d'Hercule' de Pietro Francisci en VO
"La Bataille de Marathon" de Jacques Tourneur, Mario Bava et Bruno Vailati en VF
du western :
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"Chino" de John Sturges
au Ciné Club, du cinéma français des années 30 :
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"Les amours de minuit" d'Augusto Genina et Marc Allégret
"Ces messieurs de la santé" de Pierre Colombier
et des films récents en DVD :
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