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Food in belly  (Anticon)  août 2006

Un album sorti le 21 août, voilà une bonne idée... reprendre les archives des vieilleries d'été pour se réchauffer un peu en cette période de nez en perpétuelle cascade. Un album gorgé de soleil, avec une pochette verte et pleine de cerises... Même le nom est exotique dans l'immédiat... Xavier Rudd.

Alors imaginons que nous sommes au mois d'août, en plein jour, que le soleil tape sur une terrasse en pierre, que nos pieds sont libres de toute chaussure... Et c'est "Let me Be". La mauvaise blague du titre de cette chanson fait d'autant plus peur quand la rythmique s'attaque au Ragga Muffin... en fait c'est une grosse blague de mauvais goût. Ca faisait depuis Tonton David que je n'avais pas entendu ce genre de sonorités ... lui et les lourdingues de Tryo. Et mon Dieu ! Le blues est venu sauver nos oreilles : superbe harmonica plein d'accentuations, guitare slide avec un vrai son vintage... on va pouvoir focaliser son attention sur un truc pas trop mauvais.

Et de cette terrasse tombe le crépuscule chantant de la nature émergente, les magies des nocturnes, les hululements et le vent doux se perdant dans l'herbe dansante. Crépuscule qui tombe très tôt tout de même car on l'atteint dès la deuxième chanson. La tribalité, Dijéridoo et Slide vraiment agressive, plus sitar ("Pocket Of peace") ; mauvais trip hippie, ou excellent au contraire... tout dépend de son degré de tolérance des substances.

Et j'ai bien peur que le tout devienne assez lassant comme un album de Devendra Branhart : de bonnes chansons, mais tellement similaires que on ne voit plus l'intérêt. Il s'essaye même à un mix entre Depeche Mode et Ben Harper sur "Energie Song" ! Le résultat rappelle certaines scènes de La chambre des officiers. Et comme les zoophiles aiment aller du coq à l’âne, la suite sera un gros reagai, rastafaraï power "mother earth/mother earth". Hamound à l'horizon et gros bassiste qui lève haut ses pieds quand il joue, certainement habillé en short.

Cette chanson qu'était donc "Mother" nous fait bien comprendre que c'est là la grande particularité de Monsieur Rudd, faire de la pop-electriquo-roots. Très bon pour les amateur de THC qui était sur leur terrasse cette été entre amis (d'ailleurs je regrette de ne pas avoir découvert cet album avant, je serai certainement parti en vacances du coup), et aussi ceux qui ont eu le droit de rêver leur amourette sur la plage... comme Laurent Voulzy. Appeler une chanson "My Missing" avec l'arpège le plus abusé depuis Rock Voisine. Heureusement j'aime la prise de risque.

Il y a peut de temps, j'avais cette discutions avec mon Docteur Gonzo a moi, et on était arrivé a la conclusion qu'aujourd'hui il fallait faire de la musique de transe, que les gens tombent en arrêt cérébral au concert, qu’on les libère de leur enveloppe charnelle. Mais pourquoi ici ça ne marche pas, que cette chanson "Mana" est ridicule, et que celle d'après l'est encore plus en espèce de fausse chanson de cow-boy Brokeback Montain accompagnée par un trombone. Au début on dégage une vraie sympathie pour cet album. Mais en fait, plus on avance, pire c'est.

Et si l'on ne pourrait pas sauver la dernière chanson qui voulait se mesurer à un Tom Waits sans la voix (ce qui est assez dérangeant), on pourrait dire du bien de "Generation fade". C'est une marche, la progression y est douce et laisse le nombre de mesures exactes pour que l'on s'habitue au rythme.

Bien sur cela surfe complètement sur la vague du succès John Buttler Trio ; enfin surfait, mais l'efficacité de certains morceaux ne laisse aucun doute. On peut donc se permette de télécharger une partie de l'album à défaut de le laisser dans les oubliettes à tout jamais.

 

En savoir plus :

Le site officiel de Xavier Rudd


L.J.Jet         
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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
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Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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