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Pars vite et reviens tard
Fred Vargas  (Editions Viviane Hamy)  octobre 2001

La sortie sur grand écran de la première adaptation cinématographique d’un roman de Fred Vargas avec le film éponyme de Régis Wargnier donne l’occasion de lire ou relire l’oeuvre originale.

"Pars vite et reviens tard" commence par un signe ésotérique, comme le cercle de craie de "L'homme aux cercles bleus", en l'espèce le chiffre 4 à l’envers, peint sur les portes et un extrait de texte apocalyptique à la manière des prophéties de Nostradamus lu par un crieur de nouvelles. Tout semble nous transporter dans les fins fonds reculés du Moyen-Age.

Et pourtant cela se passe à Paris, de nos jours, près de la gare Montparnasse dans un microcosme qui n’est pas sans rappeler celui de Stanislas-André Streeman dans "L’assassin habite au 21". Ce qui donne à Fred Vargas l'occasion de dresser une belle galerie de portraits psychologiques.

Mais l’âme humaine reste la même comme les thématiques chères à Fred Vargas qui trempe toujours sa plume dans la même encre trouble des peurs ancestrales. Et puis la symbolique du chiffre 4, comme dans "Les quatre fleuves" publié la même année, la famille et l'emprise du passé.

Elle joue aussi avec l’imagination du lecteur qui s’emballe et échafaude un vaste complot scientifico-mélagomaniaque négligeant la cible indiquée par les feux croisés des différents points de vue de la narration.

Bien sûr Adamsberg est de la partie.

 

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MM         
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# 28 juin 2009 : Drôles de drames

Notre enfance à été bercée par ses passages télé, mais cette semaine elle s'est éteinte dans l'indifférence générale, sans pouvoir lutter, même dans la mort avec le plus grand chanteur de variété de tous les temps. Farah Fawcett est morte, il nous restera quelques mémorables épisodes de "Drôles de dames" en souvenir, à regarder entre deux hommages à Bambi, le chanteur blanc qui voulait faire de la musique noire ... ou l'inverse, je ne sais plus bien...

Mais trève d'hommage, voici le programme de cette première semaine estivale

Côté musique :

"Love gone bad" de Bad Mama Dog,
"I'm OK" de Gablé,
"God help the girl" de God Help the Girl,
"Lord Cut-Glass" de Lord Cut-Glass,
"The Atlantic Ocean" de Richard Swift,
"Oh my god, Charlie Darwin" de The Low Anthem,
"Evenfall" de Sébastien Schuller qui nous en parle en interview,
un petit Ni vus Ni connus avec les compilations War Child Heroes et Dark was the night
Berline 0.33 et Enablers à la Malterie de Lille,

Côté théâtre :

"Erase-e(X) au Théâtre des Abbesses
"Kvetch" au Théâtre Le Lucernaire
"La cruche cassée" au Théâtre 13
"Répertoire" au CNSAD
"Chaos debout " au Théâtre 13
"Le malade imaginaire" au Théâtre Le Lucernaire
"Tendre et cruel, Hercule" au CNSAD
et en reprise tout l'été "Gustave Parking - De mieux en mieux pareil" au Théâtre Trévise

Expositions avec :

"Le jardin de Monet : l'invention d'un paysage" au Musée des Impressionnismes à Giverny
le Festival International des Jardins à Chaumont-sur-Loire
L'art carcéral à la Biennale d'Art contemporain de Venise avec la France et la Suisse

Lecture avec :

"Le chant du bourreau" de Norman Mailer
le catalogue du Festival international des jardins 2009
"Vive La Peinture" par VLP
"Je suis noir et je n'aime pas le manioc" de Gaston Kelman,
"Farouche à quatre feuilles" de André Breton, Lise Deharme, Julien Gracq et Jean Tardieu,
"Laura" de Laurent Herrou,
Une interview de Erik Rémès

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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