Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Cold War Kids
Robbers and cowards  (V2)  février 2007

Tout commence dans le mensuel Technikart, début janvier, par un teaser des plus élogieux sur leur naissance. Et les blogs qui en rajoutent une couche sévère sur le prétendu génie du combo américain. Impression désagréable d’avoir déjà un wagon de retard. Ce genre d’impression qui ferait dire au Londonien de 1962 qu’il n’a pas entendu parler du Fab four.

Car les Cold War Kids s’annoncent bien comme la bombe attendue et espérée de 2007, avec un véritable brulot incendiaire et calciné en guise de premier album. Pas vu mieux depuis le Is this it des Strokes de 2001. Dans le genre rock hybride marchant à cheval sur le gazon indé et le bitume mainstream. Jonction de deux mondes qui une fois n’est pas coutume se marient bien ensemble.

Les Cold War Kids impressionnent d’emblée par leur patronyme. Les enfants de la guerre froide. Venus d’une génération qui connaît son histoire, qui a survécu au rock pompier pour skateurs à pustule, qui a ingéré Grace de Jeff Buckley avec la jaquette en intégrale.

Que le combo connaisse le Glasnost et la géopolitique des deux blocs n’a au bout du compte que peu d’importance. Car le son proposé ici est nouveau, du même acabit qu’un Arcad Fire voila deux ans, alors en pleine ascension. Sur "Hair Dow", Nathan Willett le chanteur en fait des tonnes, du haut de sa voix torturée. On le croit déjà mort, on parle ici de survie, d’émotions, de pathos mal digéré.

De cette fougue que les groupes de college US possèdent encore, la hargne de grandir au soleil. Profitez, profitez, auditeurs, de ce moment de grâce que seuls les premiers albums géniaux possèdent. L’innocence et la candeur de ce qu’on appelait jadis le rock & roll, musique d’urgence et de danger.

Du danger, justement, on en croise à tous les coins de rue sur ce premier album, qui brasse allègrement les influences comme de la marmelade coincée sur le bout des lèvres. Qu’on essuierait d’un revers de main sans vergogne. Du Velvet haute période sur "Hair Down", avec les guitares qui trémolotent, jusqu’à Dylan et son piano baltringue piano bar sur "Passing the hat", Cold War Kids impose tant par sa noblesse lettrée que par son look malfrat de rues mal fréquentées.

Ligne de basse tortueuse, piano omniprésent, "We use to vacation" est un hit indé en puissance, à l’époque du myspace et du retour annoncé aux EP’s, dans un monde devenu virtuel, en proie au danger de l’audience et du marketing. Soit deux forces qui stérilisent le combat, rendent la guerre inutile et donc froide. Dans ce contexte, Cold War Kids a bien choisi son nom.

Plus troublant encore, l’Amérique cherchait un successeur à Jeff Buckley. Qu’on le veuille ou non ("Jeff Buckley est irremplaçable, blah blah blah"), Cold War Kids investit la place laissée vacante de groupe à guitares tortueuses et cristallines qui réveillerait l’Amérique de sa torpeur urbaine. Robbers and cowards est un condensé de blues urbain qui touche la corde sensible, réveillant les masses sans toucher à la pureté de ses compositions ciselées, taillées pour la scène.

Si le combo se rapproche des White Stripes sur "Saint John", ce n’est que pour mieux s’en écarter en sautant la barricade du blues sur "God, make up your mind", proche de Devendra Banhart pour la voix qui miaule dans les aigus.

Cold War Kids s’écoutera donc au transistor, que l’auditeur le veuille ou non, des mois durant, puis se réécoutera encore, Robbers and cowards est fait pour durer. Car il évite les tentations de la modernité, en réinventant la manière de crier sa rage.

La guerre froide, si elle est bien révolue, a néanmoins permis aux enfants de Reagan de souffrir assez pour créer un premier album atomique.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Cold War Kids parmi une sélection de singles (janvier 2007)
La chronique de l'album Mine is yours de Cold War Kids
La chronique de l'album New Age Norms 1 de Cold War Kids
Cold War Kids en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2007 (samedi)
Cold War Kids en concert au 106 (28 juin 2007)
Cold War Kids en concert au Festival des Inrocks Motorola 2007
Cold War Kids en concert à L'Aeronef ( 25 mai 2009)
Cold War Kids en concert à Paléo Festival #34 (2009)
Cold War Kids en concert au Festival Garden Nef Party #4 (2009)
Cold War Kids en concert au Festival Solidays #13 (édition 2011) - vendredi
Cold War Kids en concert au Festival Beauregard #3 (édition 2011) - Samedi

En savoir plus :

Le site officiel de Cold War Kids


Little Tom         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin

Froggeek's Delight :

Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=