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The good, the bad and the queen  (Capitol Records / EMI)  janvier 2007

Autant le dire tout de suite, le lecteur n’appendra dans cet article rien de plus que dans la presse généraliste sur Damon Albarn et sa troupe de mercenaire, ici réunis comme Le bon, la brute et le truand pour un one-shot aux allures de dream-team mélodique.

Damon Albarn au chant (Ex Blur ?!), Paul Simonon à la basse (Ex Clash), Simon Tong (ex The verve) et le majestueux Tony Allen aux futs.

The Good, the Bad & the Queen (libre à l’auditeur de coller les adjectifs sur le musicien de son choix). Une bande d’ex sexys qui explosent le genre exquis des formations exotiques. Quatre gueules de malfrats réunis comme un heureux accident autour d’un projet musical excitant sur le papier, conçu comme un storytelling du Londres urbain et quotidien.

Tout comme REM, Blur semble avoir été traumatisé par les ruptures en interne. Et si la bande à Michael Stipe a vu le départ de son batteur Bill Berry courant 1996, le gang d’Albarn a quant à lui souffert du départ de Graham Coxon peu avant Think thank (De loin le plus expérimental et altermondialiste des albums de Blur).

De quoi donner des ailes à Damon, et des idées de régénérescences musicales, mises en forme via ses projets solo, son aventure virtuelle réussie (Gorillaz), et aujourd’hui ce quatuor mystique. Car insaisissable.

Si l’écoute voila quelques semaines du single Herculean laissait présager d’excellentes pépites mi-world mi-pop, dans la lignée de Think Thank, il va sans dire que le reste de l’album se trouve bien moins atmosphérique et spatial. Voix filtrée, arpège minimaliste, piano flottant, Herculean semblait marcher sur les terres d’Air en combinant bidouille moderne et instrumentation léchée. Une sorte de Blur qui aurait vu à travers la vitrine le son du 21ième siècle.

Las. L’album, à première écoute, s’avère bien plus sombre, rugueux, collant au palais comme un porridge londonien. Le tout avec cette incertitude. Le plat est-il bon, est-il servi dans les bonnes assiettes ? Plus proche du trip-hop de Massive Attack, "History song" fait la place belle aux lignes de basse lourdes et pesantes, renforcés par les chœurs d’un Damon Albarn qui semble s’effacer au profit de l’équipe prestigieuse. Puis c’est une cover postiche à peine cachée du "Stand by me" de Ben E King qui s’amorce sur "80’s life".

L’auditeur, au bout du deuxième titre, est déjà décontenancé. C’est le fog anglais dans toute sa splendeur, brumeux, les orgues ragga côtoient les chœurs de Brian Wilson sur fond de guitares 80’ new wave. Le pari est audacieux, le résultant troublant.

Il y a du superficiel et du dispensable sur The good, the bad & the queen. Car Damon, en chantant en retrait, casse toute la dynamique de compositions solidement ancrées dans l’univers de Blur, quoi qu’on en dise. Les embardées de Simon Tong, cruciales à l’époque de The Verve, semblent inexistantes, et le jeu de batterie de Tony Allen, décomposé en piste protools. C’est un peu mou du genou pour un groupe dont on aurait attendu l’impensable : Réinventer son futur après les gloires passées. On aurait voulu une création, Albarn sonne la récréation.

Fort de ses expériences africaines et maliennes, Damon Albarn imprègne l’album de nuances expérimentales, afro-beat jusque dans son chant. Mais l’émotion semble absente. Et attendre onze chansons pour enfin sentir sur la dernière ("The good, the bad & the queen", chanson eponyme) de bonnes vibrations, c’est comment dire, un peu long.

Un dernier titre pour enfin comprendre que Damon Albarn pourrait être le Lennon des années 2000, soutenu par un groupe qui ouvre enfin les vannes pour une lente dérive de sept minutes vers le prog-jazz-rock style Roxy Music. Du larsen, des beats cinglants, une basse inébranlable. Sur ce dernier titre, toute la folie musicale semble prendre enfin corps, orientée vers l’instrumentale pulsionnelle.

Manque d’envie, ou déjà trop vieux et usé, le groupe laisse l’auditeur sur une note extrêmement positive, mais qui sonne le glas d’un album inégal et trop lisse. A quand un bon Blur avec Paul Simonon et Tony Allen en sparring-partner ?!

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

The good the bad and the queen parmi une sélection de singles (février 2007)

En savoir plus :

Le site officiel de The good, the bad & the queen


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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
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