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Ceux qui vont mourir te saluent
Fred Vargas  (Editions Viviane Hamy)  juin 1994

Avec "Ceux qui vont mourir te saluent", Fred Vargas quitte son cher bitume parisien pour battre le pavé romain à la poursuite d’une sombre histoire de dessins volés. Par n’importe lesquels ceux de Michel Ange détenus par la Bibliothèque Vaticane. On se croirait chez Ian Pears mais le trafic d’œuvres d’art n’est qu’un leurre pour explorer les liens labyrinthiques qui unissent une famille de cœur qui ne connaît que ses propres règles et suit sa propre morale.

Tout irait pour le mieux dans le pire des mondes si un curieux, l’étranger, celui qui est toujours resté, ou que l’on a soigneusement laissé, en dehors de cette tribu, ne venait tremper un doigt dans ces eaux troubles. Et comme la curiosité est toujours punie…

Cette tribu c’est d’abord un triumvirat impérial, trois jeunes étudiants affublés du nom d’empereurs romains et liés par un étrange pacte autour du fils de famille. Surnommé comme le fameux empereur Claude, empereur qui avait été salué par les gladiateurs par la phrase célèbre qui donne son titre au roman.

Private joke ou défi à la condition humaine ? Une trinité sous la haute protection d’un chanoine qui chapeaute aussi la fille naturelle de la belle mère de l’un d’entre eux qui est son amie d’enfance. Quand on sait que le mort est le mari de celle ci on perçoit immédiatement l’imbroglio qui se profile.

Et quand à la police italienne qui mène l’enquête officielle, vient s’adjoindre un enquêteur officieux qui se trouve avoir été l’amant de ladite dame, dame au centre de l’intrigue qui à le profil ténébreux des héroïnes de roman noir des années 40, on se dit que vraiment le monde est petit et qu’on va jouer aux chaises musicales !

Cet enquêteur au nom de personnage à la Chandler, Richard Valence est le contraire du commissaire Adamsberg, héros récurrent de Vargas. Bel homme, vif, pressé tout en ne pratiquant cependant pas la course à pied mais la méditation immobile, il a tôt fait de tout mettre à plat. Mais ce n’est qu’un de ces faux dénouements qu’affectionne Fred Vargas. Et oui, bien sûr puisque de toute façon on se situe à la moitié du roman, presque pile poil à la page près ! Il va falloir recommencer une fois encore le puzzle.

Et c’est toujours avec plaisir que le lecteur reprend son bâton de pèlerin pour se délecter des pérégrinations vargassiennes.

 

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# 12 octobre 2008 : Et si on inventait un Nobel de théâtre ou de musique ?

C'est vrai, la paix, la littérature, la science ... pourquoi ne pas récompenser tous les corps de métier et tous les arts après tout ? En attendant de plancher sur un prix universel, voici le programme culturel de la semaine :

Côté musique :

"Skeleton" de Abe Vigoda,
"Toystore" de Coralie Clément,
"Fire place " de Juan Trip,
"L'expédition" des Cowboys Fringants,
"Snowflake Midnight" de Mercury Rev,
"Make amends for we are merely vessels" de Our Brother the native,
"The rhumb line" de Ra Ra Riot,
"Exit strategy of the soul" de Ron Sexsmith,
"2" de Semifinalists,
"Mega breakfast" de The Chap,
"Knowle west boy" de Tricky,
"Gueule de terriens" de Zen Zila
et aussi, le festival Fargo All Stars, avec Jesse Sykes, Joseph Arthur et Olle Nyman,
et le lendemain avec Chris Garneau, My Brightest Diamond et Clare and the reasons

Au Fil de Saint Etienne, Son of Dave et Little Blues Story jouaient la semaine dernière en attendant Why ? et des activités autour du thème New Wave (voir sur l'édito)
Retrouvez également Le Morceau Caché, l'émission de Mickaël et Flavien, que vous retrouverez en podcast tout au long de l'année en commencant par ce numéro spécial rentrée !
Tous les podcasts et notamment des sessions acoustiques exlusives sont à écouter ici !

Au théâtre :

"Sniper Avenue" au Studio Casanova à Ivry
"Le ciel est vide" au Théâtre Berthelot à Montreuil
"L'histoire des ours panda..." au Ciné 13 Théâtre
"La lettre" au Théâtre de la Tempête
"Antigone-Paysage" et "Copi" au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris
"Où étais-tu pendant la nuit ?" au Théâtre Paris Villette
Dans le cadre du Festival Un Automne à Tisser au Théâtre de l'Epée de Bois:
"Alias le bonheur..."
et "Yaacobi et Leidental"
Dans le cadre du cycle "Un auteur, deux pièces" au Tarmac de La Villette :
"Habbat Alep " et "A petites pierres"
la 1ère Master Classe d'octobre 2008 de Jean-Laurent Cochet à La Pépinière Théâtre
Vu à Avignon, créé cette saison à Paris "Victor Hugo, mon amour" à la Comédie Bastille
et découvrez "Le tribunal des magnifiques" au Gobe Lune

Expositions avec :

"Obsessions by Stiletto" à la Maison Européenne de la Photographie
"Frédric Le Junter - Paysage portuaire" au Théâtre de l'Aquarium

"Julia Milner - Click I hope" à la Maison Européenne de la Photographie
"Leon Ferrari " à la Galerie Michela Rizzo à Venise
"Georges Barbier - La naissance de l'Art Déco" au Palazzo Fortuny
et dans le cadre de la 11ème Biennale Internationale d'Architecture de Venise
"Jorn Utzon- L'univers d'un architecte" au Palazzo Franchetti
"Patrick Mimran - Billboard in the city" au Palazzo Malipiero

Et puis un peu de littérature avec "Le génie divin" de Guillaume Dustan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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