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puce Bruce Davidson : "Time of change" et "100e rue"
Fondation Henri Cartier-Bresson  (Paris)  Du 17 janvier au 22 avril 2007

Plusieurs expositions récentes sont consacrées aux photographes, d’une même génération, nés dans les années 30, les plus représentatifs des grands courants de la photographie américaine.

Après la photographie documentaire avec Lee Friedlander au Musée du Jeu de Paume, la field photography avec Joel Meyerowitz à l’Espace Sully, voici la photographie sociale avec Bruce Davidson.

Bruce Davidson découvre la photo par hasard à l’âge de dix ans et connaît la révélation avec "A la sauvette" de Henri Cartier-Bresson dans les années 50. Depuis, reporter de presse pour l’agence Magnum, il ne lâchera plus son appareil de photoreporter.

La Fondation Henri Cartier-Bresson propose une exposition très sobre de clichés en noir et blanc sélectionnés par l’auteur, et qui pour la plupart n’ont jamais été montrés en France.

Ces clichés exceptionnels sont extraits de deux de ses essais thématiques réalisés dans les années 60 qui sont emblématiques de son travail.

Un regard sur l’Amérique des années 60 d’une profonde humanité qui constitue un thésaurus documentaire important pour le visage de l'Amérique : "Time of change" sur la lutte pour l’émancipation des noirs américains dans le sud des Etats Unis mais aussi dans les grandes villes comme Chicago et New York, et "100e rue" portrait du quartier délabré de East-Harlem.

Photographe de la ségrégation

Entre 1961 et 1965, ce jeune photographe qui a grandi au sein de la moyenne bourgeoisie blanche d'une banlieue de Chicago et n’avait jamais fréquenté la communauté afro-américaine prend conscience de l'existence du mouvement de lutte des noirs pour l'égalité des droits civiques aux États-Unis,

Il va suivre les combats de martin Luther King, les meetings de Malcolm X, la marche de Selma, la freedom march.

Ainsi poursuit-il dans la lignée de Lewis Hine qui compte parmi les premiers qui ont la pris la mesure de la force et de l'impact du médium qu'est la photographie et qu'il utilise comme un moyen de propagande notamment dans des campagnes d'information comme celui contre le travail des enfants..

Pas de propagande pour Bruce Davidson qui réfute le terme et préfère celui d'engagement humain qui permet, souligne-t-il de "faire quelque chose pour l’homme".

A l'entrée de la salle consacrée à "Time of change", un cliché montre le mimétisme des deux jeunes filles dans un fast food, attablées devant la même glace, toutes deux portant un collier de perles, l’une au cou l’autre sur le front, et vêtues de robes identiques, l'une à rayures, l'autre à carreaux. L'une est noire, l'autre est blanche.

Photographe de l'immersion

Bruce Davidson procède par immersion dans le milieu qu'il photographie.

A l'instar de ses précédesseurs que furent Lewis Hine et Walker Evans qui envisagent leur métier comme un engagement social ("montrer des choses qui doivent être corrigées") et qui envisagent le portrait posé comme moyen de susciter une prise de conscience chez le spectateur génératrice de volonté de changement.

Et ces humbles, ces déshérités, ces laissés pour compte de l'american way of life se laissent photographier dans leur intimité parce qu'il s ont quelque chose à dire en fixant l'objectif.

Et Bruce Davidson saisit cette question muette, cette accusation silencieuse.

Il va partager la vie d’un camp de cueilleurs de coton le photographe de la violence physique des combats politiques est aussi celui de la violence des conditions de vie des noirs surtout dans le sud qui vivaient dans des cabanes de planches d'un autre siècle, des taudis inimaginables pour les années 60.

Il s'immerge pendant 2 ans, de 1966 à 1968, dans la communauté du Harlem espagnol. "J'appartenais à ce quartier comme le réparateur de télévision." Dit-il et on le surnomme le "picture man".

Bien sûr l'aspect documentaire des clichés est évidente avec leurs bâtiments en ruine, intérieurs rudimentaires, monceaux de détritus. Mais Bruce Davidson photographie les gens qui le souhaitent.

Cela donne des portraits saisissants comme la petite fille qui joue avec un oiseau en cage elle-même devant une fenêtre grillagée, les mères et leurs enfants, le vieillard couché tout habillé sur son lit à même le matelas avec son chien couché en dessous, leurs regards tournés vers l'objectif.

Ils ont été entendu. 25 ans après.

 

"Mais je ne me suis jamais considéré comme un artiste. Pas même comme un photographe documentaire. Juste un photographe."Bruce Davidson

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'exposition Lee Friedlander
La chronique de l'exposition de Joel Meyerowitz

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation de la Fondation Henri Cartier-Bresson


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# 26 janvier 2020 : Les rois des galettes

En cette fin de période de galettes à tout va, on vous parle surtout de celles en vinyles avec de la bonne musique dessus mais pas que : théâtre, littérature, cinéma, expos sont aussi au programme. C'est parti.

Du côté de la musique :

"Pesson, Abrahamsen & Strasnoy : Piano concertos" de Alexandre Tharaud
"Paris Beyrouth" de Cyril Mokaiesh
"Water is wet" de Theo Hakola
"Musique de chambre" de Le Noiseur
"Les identités remarquables" de Tristen
Interview avec No One Is Innocent à Saint Lô
Theo Lawrence et Mr Bosseigne au Fil
"La légende de Nacilia" de Nacilia
"C'est quoi ton nom ?" de Blankass
"Il est où le bonheur" 9ème émission de Listen in Bed
"Swin, A Benny Godman story" de Pierre Génisson, BBC concert Orchestra et Keith Lockhart
et toujours :
"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Deux euros vingt" au Théâtre Rive Gauche
"Vive la Vie" au Théâtre Gaité-Montparnasse
"Mon Isménie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"La Paix dans le monde" à la Manufacture des Abbesses
"Un Tramway nommé Désir" au Théâtre La Scène Parisienne
"Trop de jaune" au Studio Hébertot
"Oh ! Maman" au Théâtre La Scène Parisienne
"Le fantôme d'Aziyadé" au Théâtre Le Lucernaire
"Le hasard merveilleux" au Théâtre de la Contrescarpe
"Attention les Apaches !" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Norma Djinn" au Théâtre Montmartre-Galabru
"Blond and Blond and Blond - Hømåj à la chønson française" au Café de la Danse
les reprises :
"Tanguy Pastureau" au Théâtre de la Renaissance
"Close"
"Elisabeth Buffet - Obsolescence programmée" au Théâtre du Marais
"Le comte de Monte-Cristo" au Théâtre Essaion
"L'Analphabète" à l'Artistic Théâtre
"La Diva divague" au Théâtre de Dix heures
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Kiki Smith à la Monnaie de Paris

Cinéma avec :

"Botero" de Don Millar
"Mission Yéti" de Pierre Gréco et Nancy Florence
et la chronique des films sortis en janvier

Lecture avec :

"Le ciel à bout portant" de Jorge Franco
"Le prix de la démocratie" de Julia Cagé
"Les champs de la Shoah" de Marie Moutier Bitan
"Les rues bleues" de Julien Thèves
"Trois jours d'amour et de colère" de Edward Docx
et toujours :
"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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