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puce La Route du Rock 2007
Edition Hiver  (Saint Malo)  les 16 et 17 février 2007

Après un succès relatif malgré une excellente programmation et des moments exceptionnels comme le cinéconcert d'OMR, l'édition hiver de la Route du Rock revient pour une deuxième édition ce vendredi à Saint-Malo.

La petite conférence de presse des organisateurs et des élus qui ouvre le festival se veut optimiste : des économies ont été faites, Saint Malo est avec Rock Tympans, la programmation restera pointue et exigeante, les réservations sont très encourageantes et il semble bien que cette édition soit déjà positive.

Pas de noms pour le grand rassemblement de l'été au fort de Saint Père, mais des propositions qui pourraient donner, dixit François Floret, un festival complet sur les trois jours. D'aucuns parlent d'Arcade Fire, d'autres de Bloc Party mais rien ne filtrera puisque rien n'est encore confirmé. Départ pour l'Omnibus pour cette première soirée de concerts.

Désormais sur trois jours comme sa grande soeur estivale, la RDR Hiver s'est toutefois débarrassé de son premier après midi au palais du grand large. Malgré les jolis concerts proposés l'an dernier à ce moment, il est trop difficile de faire venir des festivaliers un vendredi après midi pour des concerts assis.

Les festivités de ce vendredi débutent donc par une simple soirée à l'Omnibus, se poursuit par une dizaine de concerts le samedi entre le palais du grand large et la salle de musiques actuelles de la cité corsaire pour s'achever le dimanche par un concert plus surprenant dans une chapelle.

Commençons donc par le premier soir avec une belle affiche mêlant les très hype The Blood Arm aux très parfaits Sophia.

Tout commence par Saroos de l'écurie Alien Transistor signe d'excellence dans l'electro rock.

Et encore une fois, malgré de petits doutes d'avant concert, c'est du tout bon.

De l'instrumental avec une très grosse basse et des machines pour du post rock electro du meilleur effet.

Une belle mise en bouche qui ennuiera les jeunots attendant les bousculades des Blood Arm mais ravira toutes les autres oreilles.

Changement de plateau pour accueillir Sophia pour une relecture du dernier album.

Entre douces chansons pop et envolées soniques, Robin Proper-Sheppard ne choisit pas, il entremêle les deux, passe du chaud au froid, de la lovesong dépressive à la lovesong déchirée et électrique.

Il rajoute même des paroles aux chansons instrumentales qu'il n'avait pas pu terminer sur le disque.

Sophia est un groupe rare et ce concert, même s'il laisse le regret de sa courte durée, en est la parfaite représentation.

Après les Test Icicles ou les Battles de l'an dernier, voici les originaux de l'année Clinic.

4 infirmiers portant blouse verte, masque et chapeau, et dès le premier titre c'est un melting pot de toutes les influences accumulées par les 4 musiciens.

Tantôt rock, tantôt punk, tantôt psyché, chaque chanson est une découverte.

Après un titre au clavier, le chanteur se lève pour prendre sa guitare et entamer une bombe punk d'une grosse minute avant de repartir pour un titre toalement différent.

Stupéfiant.

Ils sont les plus attendus de la soirée et à vrai dire, parmi les groupes les plus à la mode du moment grâce à leur rengaine imparable "Suspicious Character". Après avoir préparé leurs instruments eux-mêmes, les Blood Arm reviennent sur scène avec la ferme intention de tenir leur réputation.

Nathaniel Fregoso commence le show comme il le finira, en remuant de gauche à droite, en courant de cour en jardin, micro en main, avec sa degaine mi-Maradona mi-Morrisson et ses poses aguichantes.

Au clavier, la belle Dyan n'est pas en reste, battant la mesure avec sa tête entre deux choeurs tandis que le guitariste enchaîne les mélodies syncopées.

Après une prestation télévisée récente fort décevante, on s'attendait au pire et finalement, ça a beau être très hype, c'est plutôt excellent. "I like all the girls and all the girls like me", c'est tout con mais ça marche.

Deuxième journée et départ dès 14h par les concerts du Palais du Grand Large. Pas de ciné-concert cette année mais une belle place faite aux jeunes groupes.

On commence avec le Belone Quartet, un duo guitare/basse nantais.

Chansons travaillées, explosions de fuzz et un chant tirant, diront certains, vers celui de Robert Smith.

En tout cas cela ressemble surtout à du Frigo de part l'agréable mélange rock avec des soupçons d'electro.

A noter la venue d'une moitié du duo Mansfield Tya pour accompagner le duo.

Après le détour à Nantes, départ pour la Belgique avec aMute et le prolifique Jérôme Deuson accompagné par un musicien.

Ils ont l'air stressés mais cela ne gênera pas le concert composé de chansons tendance pop triste lorgnant vers un post rock des plus intéressants.

Le cadre est idéal pour ce genre de musique et on apprécie grandement, au fond des fauteuils, cette musique soufflant le chaud et le froid avec brio.


Shannon Wright
est attendue. La salle annonce presque complet au moment où la chanteuse monte sur scène.

Elle commence par une jolie reprise et enchaîne les titres avec sa folk tellement proche de celle de Chan Marshall (version déprimée) qu'on ne sait plus qui est devant nous.

Délaissant la Jaguar elle entame quelques chansons au piano et laisse les fans heureux et les autres spectateurs assoupis.

Après Shannon, c'est dans une ambiance solennelle que commence le concert de Max Richter accompagné par un orchestre de cordes.

Dans ce spectacle parfaitement adapté au Palais du Grand Large, les musiciens font défiler les notes pour la bande son imaginaires de courtes vidéos projetées derrière eux.

Excellent moment de calme pour une ambiance totalement cinématographique que l'on ne peut plus quitter.

Départ pour l'Omnibus pour cette deuxième soirée et premier concert avec les mancuniens de Working for a nuclear free city.

Le groupe est jeune et ça se voit, accordages qui durent, discussions entre les membres du groupe, petites erreurs, tout cela se voit mais ne gache pas le concert de ces jeunes successeurs de toute la légende de Manchester.

Sans l'arrogance des Stone Roses et avec une energie nouvelle, ils seront bientôt prêts pour conquérir le monde. Bientôt peut-être...

Têtes d'affiche de la soirée pour leur unique concert en France après la sortie de leur dernier opus Drums and Guns, les membres de Low arrivent en toute simplicité sur le plateau de l'Omnibus pour proposer leur rock sombre à des fans regroupés dans la fosse et les tribunes de la belle salle de Saint Malo.

L'ambiance est lente, sombre, tenue par la batteuse debout, telle une Moe Tucker en moins enervé, tandis que le bassiste, armé d'une étonnante guitare, soutient le rythme.

Simplicité, calme, le groupe revenant en rappel méritera l'ovation.

Paula Frazer revient avec une nouvelle bassiste pour ressusciter Tarnation.

Tarnation c'était la grande époque de 4AD, où les Pixies côtoyaient les Cocteau Twins qui lorgnaient vers This Mortail Coil.

Malgré cela, on ne peut pas dire que Paula Frazer, aussi attendue puisse-t-elle être, se prenne pour une star.

Elle arrive pendant le changement de plateau avec son petit sac à main, donne son micro au technicien, en sort son matériel et laisse le sac, qu'elle reprendra en quittant la scène.

Simple et efficace. La voix est toujours là pour une relecture des anciennes comme de nombreuses nouvelles chansons.

Ca parait parfois un peu long, un peu trop folk/country mais les quelques titres plus enjoués valent le détour et on quitte Paula avec un peu de regret.

La programmation du vendredi s'était terminée avec la grande claque des Blood Arm. Rebelote, avec les français d'Adam Kesher.

6 gaillards virevoltants sur leurs instruments, un chanteur énervé, un bassiste tourbillonnant, et une musique avec une pêche incroyable pour réveiller tous les festivaliers un peu ramollis par les deux précédents concerts.

Rock énervé inclassable, puisant dans tous les styles et surtout tellement original qu'on en oublie qu'ils habitent près de Bordeaux.

Après la pop, la Route du Rock hiver nous aura montré que le rock n'est pas mort. Même le rock français !

 

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The Blood Arm en concert au Festival Les Inrocks 2006
The Blood Arm en concert à la Flèche d'Or en décembre 2006
La chronique de l'album "Lifetime of temporary relief" de Low
La chronique de l'album "The great destroyer" de Low
L'interview de Low en avril 2005
La chronique de l'album "Visitations" de Clinic
La chronique de l'album "Les prémices dela béatitude naissent de l'incertitude" de Belone Quartet

En savoir plus :

Le site officiel de The Blood Arm
Le site officiel de Low
Le site officiel de Paula Frazer
Le site officiel de Sophia
Le site officiel de Clinic
Saroos sur MySpace
Le site officiel de aMute
Le site officiel de Adam Kesher
Le site officiel de Belone Quartet
Working for a nuclear free city sur MySpace

Crédits photos : Fred (Plus de photos sur Taste of Indie)


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# 12 juillet 2020 : Un air d'été

On entre dans la saison des vacances, pour vous comme pour nos chroniqueurs. Vous nous retrouverez tout l'été quand même avec des éditions web plus légères et toujours notre Froggy's TV bien sûr avec La Mare Aux Grenouilles et plein d'autres émissions. c'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

La Mare Aux Grenouilles #6, sommaire et replay
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.

Au théâtre :

en salle :
"Littoral" au Théâtre de la Colline
"Karine Dubernet - Souris pas" au Point Virgule
et dans un fauteuil de salon :
des créations :
"Yvonne princesse de Bourgogne" par Jacques Vincey
"Lucrèce Borgia" par Lucie Berelowitsch
"La Dernière neige" de et par Didider Bezace
"Pinocchio" de Joël Pommerat
"Soulever la politique" de Denis Guénoun
"Je marche dans la nuit par un chemin mauvais" de et par Ahmed Madani
Au théâtre ce soir :
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"Le Tombeur" de Robert Lamoureux
"Une cloche en or" de Sim
du boulevard :
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Face à face" de Francis Joffo
du côté des humoristes :
"Bernard Mabille sur mesure"
"Christophe Alévêque est est Super Rebelle... et candidat libre !"
et finir l'Opéra :
avec du lyrique :
"Le Balcon" de Peter Eotvos par Damien Bigourdan
"Orlando furioso" de Antonio Vivaldi par Diego Fasolis
"La Flûte enchantée" de Mozart par Romeo Castellucci
et du ballet avec deux créations étonnantes : "Raymonda" de Marius Petipa et "Allegria" de Kader Atto

Expositions :

les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma at home avec :
le cinéma contemporain
"A woman at war " de Benedikt Erlingsson
"Lulu" de Uwe Janson 
"L'Apotre" de Cheyenne Carron
"La tendresse" de Marion Hänsel
"Crawl" de Herve Lasgouttes
"Nesma" de Homeïda Behi
le cinéma culte des années 1920 :
"Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein
"Nosferatu le vampire" de Friedrich Wilhelm Murnau
"Le Cabinet du docteur Caligari" de Robert Wiene
"Les Deux Orphelines" de D.W. Griffith
et l'entre deux avec les années 1970 :
"Mado"de Claude Sautet
"La Traque" de Serge Leroy
"La femme du dimanche" de Luigi Comencini
et retour au 2ème millénaire avec de l'action :
"Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie" de Jan De Bont
"Blade Trinty" de David S. Goyer
avant de conclure en romance avec : "Un havre de paix  de Lasse Hallström

Lecture avec :

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"La nuit d'avant" de Wendy Walker
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