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puce Le Comte de Fourques
Sans me forcer  (V2)  février 2007

Nommer son album Sans me forcer, lorsqu’on s’appelle Le Comte de Fourques, c’est déjà quelque part entre l’hérésie et l’héroïsme. Aller plus loin en le signant dans une maison de disques, c’est carrément l’aventure.

Car le Comte de Fourques signe avec ce premier album un brûlot quasi punk dans le genre ; pas de mélodies et pas de voix, et pourtant signé. La mélodie en 2007, prend d’étranges postures.

Sur la chanson éponyme, "Sans me forcer", il faut bien avouer qu’on nage en pleine démagogie, on se vautre dans le moyen, sur la base d’une histoire qui vante les mérites du non-effort, tout pour finir sur la phrase suivante, Et comme dirait ma concierge/Quel talent. Hum. En dépit du charme et du dandysme clairement affichés sur la cover, en dépit de la sympathie qu’impose le personnage, de sa bonhommie, son coté rock, on reste sur sa faim.

Histoire d’être sincère, il faut bien reconnaître que "Le bonheur est nocturne" est un parfait single, porté par un orgue ragga du meilleur cru, jouant autant sur le ska que la pop, pouvant parfaitement s’insérer dans une playlist sans avoir à en rougir. On pense à Cali, qui a incité le Comte de Fourques à sortir ce premier album, on pense à cette même insouciance, cette fausse naïveté. On pense aussi au fait qu’un bon single ne suffit pas à publier un bon album.

Sans me forcer est un peu facile. Sorte de condensé de tout ce qui s’est fait dans les années 00, avant 2007 en tout cas. La palme de la démagogie revenant à ce titre, "A bicyclette", vantant le monde sans voitures, un monde où tout le monde circulerait en vélo. Un monde parfait décrit par le Comte de Fourques avec une maladresse évidente dans le texte, un petit klaxon de vélo à 01.50.

C’est assez désagréable, cette nouvelle scène française trentenaire qui semble avoir abandonné ses idéaux pour s’adonner à la facilité, comme s’il fallait finalement, après plusieurs tentatives, se ranger à l’idéologie du plus grand nombre. Et ce même si l’on est comte.

L’inconsistance des paroles ("Le monde des hommes/n’est pas fait pour tous les homme", ce genre) gâche les bonnes mélodies qui surnagent comme des rescapés d’un crash aérien dans la mer froide. C'est-à-dire difficilement. Il manque de la cohérence, car à trop hésiter entre le rock énervé, la pop simple, le reggae et la chanson française, les couleurs se mélangent, et des titres bien placés comme "Pluie acide", avec ses accords aventureux, se perdent également dans la masse.

Peut-être que c’est elle, la masse, qui est ici visée. Objectif atteint. Le comte est bon.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Le Comte de Fourques parmi une sélection de singles (juin 2006)
Le Comte de Fourques en concert à La Maroquinerie (19 janvier 2007)

En savoir plus :

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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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