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Interview  (PIAS)  13 avril 2007

Rencontre avec Marina Celeste le jour de son concert au Zèbre de Belelville, avant même son entrée sur scène, à l'occasion de la sortie de ses albums Acidulé et Cinéma enchanté.

Comment êtes-vous venue à la musique?

Marina Celeste : J'ai tout d'abord fait du piano classique quand j'étais adolescente, puis plus tard, au lycée, j'ai eu envie d'écrire des chansons. Mais c'était très confidentiel, je n'avais pas vraiment pris la décision de faire quoi que ce soit de concret.

Après le lycée, je me suis lancé dans des études de droit, mais toujours avec cette idée en tête de : "Ah mais mince, j'aimerais faire de la musique". Mais ce n'était pas non plus encore très développé. Ce qui m'a vraiment lancé, c'est ma rencontre avec Marc (Marc Collin), qui m'a poussé à me dire : "C'est maintenant ou jamais". Grâce à lui, j'ai pu rejoindre le mouvement Nouvelle Vague et me lancer dans le milieu.

Justement, comment s'est fait cette rencontre?

Marina Celeste : En fait, on s'est rencontré par l'intermédiaire d'amis. Et comme il connaissait beaucoup de gens dans le milieu, il a eu l'occasion d'écouter mes piano-voix, ce qui lui a donné l'envie de faire des arrangements dessus, comme il a toujours eu pleins de projets en tête, il a voulu en avoir avec moi. Ce qui l'a poussé à m'associer au mouvement Nouvelle Vague.

Pensez vous que l'expérience Nouvelle Vague, est un bénéfice pour vous et pour votre album personnel ("Acidulé")?

Marina Celeste : Oui clairement, je dirais que pour moi c'est une chance que mon album ne soit pas sorti plus tôt. C'est vrai que ça fait dix ans que je fais de la musique, et ça peut parfois sembler long, mais Nouvelle Vague m'a beaucoup appris, ça m'a permis d'être moins fragile que si je m'étais lancée plus tôt. Je crois que ça aurait été un petit peu trop vert, comme les fruits, c'est mûr, mais pas trop. Donc oui, je peux dire aujourd'hui que ça m'a apporté la maturité suffisante à mon épanouissement actuel.

D'un autre côté, vous sortez votre album deux ans après son lancement au Japon, après votre expérience Nouvelle Vague, et surtout après le lancement d'artistes comme Emilie Simon. N'est ce pas une sorte de facilité pour surfer sur la vague qui est déjà lancée ?

Marina Celeste : Eh bien à la fois, c'est très enrichissant, mais c'est aussi effectivement plus facile.

Jouer devant des salles complètes, un public acquis, vous arrivez, vous n'avez pas commencé, les gens applaudissent déjà, il y a bien sur toujours quelque chose à prouver, mais quelque part moins.

Mais dans une autre mesure, cet album est vraiment pour moi un redémarrage. Je ne suis pas non plus hyper sûre de moi pour autant. Je me dit : "Ouh la, c'est comme si je recommençais du début", c'est une remise en jeu de mes acquis. Mais je pense qu'à un moment donné, ça va quand même avancer (rire). En tout cas je crois que oui, je m'inscris dans cette dynamique d'ouverture, de curiosité, et de diversification de la musique.

Qu'entendez vous par là?

Marina Celeste : Déjà, le fait d'arriver après ces artistes, c'est sûr que ça me permet de vraiment jouer sur les couleurs que je veux donner à ma musique. En fait ça permet à des projets comme celui là, qui ne sont pas exactement formaté comme l'aurait fait une major à l'époque, de voir le jour avec la vie que je veux lui donner. Il y a une petite part de ce que nous on propose.

Si on prend l'album "Cinéma Enchanté", peut-on dire que c'est plus une idée de votre label? Ou avez vous vraiment mis une part de vous même aussi importante que pour "Acidulé" ?

Marina Celeste : Non...enfin c'était une idée du label, oui et non, disons que mon label japonais voulait un disque orienté années 60. Bon au début, je me dit : "Vous pourriez faire un disque avec que des reprises d'Anna Caria". Mais en écoutant les disques, je me suis dit, non c'est pas possible il n'y a pas assez de matière. Mais c'est vrai que j'ai toujours bien aimé la bossa-nova et les années 60, donc je n'étais pas contre un album de cette couleur là.

Et à partir de moment, on a réfléchi avec Marca ce que l'on pouvait faire dans cet esprit là. On leur a proposé autre chose, puisque, à la fin, c'est nous qui leur avons dit, on ne va faire que des chansons, avec des reprises de chansons de films des années 60, et moi à partir de moment, j'ai pu participer avec Marc au choix des titres. C'est qui est intéressant dans l'idée, tu chantes "Les Aventuriers", à part les cinéphile peu de gens la connaisse, en tout cas moi je ne la connaissais pas. C'est super beau de redécouvrir ces chansons là.

Après il y a des chansons plus connues, mais qu'on a dû rajeunir. Par exemple, la chanson de Mireille Mathieu, n'est plus très actuelle. Maintenant c'est du Ennio Morricone donc c'est sûr c'est différent. On s'est vraiment fait plaisir à aller chercher des choses rares, et je me suis investie en tant qu'interprète.

C'était rigolo parce que je n'ai pas la même approche c'est sûr, quand on chante des chansons qui ne sont pas à soi, on est plus dépouillé. Mais en même il y en a tout de même que je me suis approprié. Parce que tout simplement, c'était des super mélodies, comme la chanson d'Helène ou d'autre. Il y en a pas tellement que je ne n'aime pas sur l'album (rire).

Lorsque l'on écoute vos chansons et surtout vos textes, il en ressort un univers très onirique. Ou allez vous chercher cette inspiration?

Marina Celeste : Oh c'est assez simple, dans mes textes, il est vrai que l'on retrouve beaucoup d'éléments de la nature, dans les sons aussi d'ailleurs. En fait je parle beaucoup de tout ce que je vois et qui me touche. Quand par exemple je dis : "Les grattes ciels rayent l'horizon" c'est justement pour faire ressortir ma sensibilité à la nature et ce rapport que peux avoir la société avec elle. Oui, je crois que je peux dire que mon inspiration vient essentiellement de la nature et du monde qui m'entoure. Après j'essaye de la retranscrire via une plume qui m'est propre, via ma sensibilité.

Comment qualifieriez vous en quelques mots, votre musique?

Marina Celeste : Je dirais que c'est de la pop éléctro. Enfin ça c'est pour donner la couleur du son, après...hum...(hésitation) c'est une bonne question (rire). En un mot...je pense que c'est très poétique. Je cherche quelque chose de très raffiné, qui est beau, qui me permette de m'élever dans ce que je fais.

Est ce que la musique, ou même la peinture, puisque vous peignez aussi, est un moyen pour vous, de vous affirmer?

Marina Celeste : Oui, je crois que lorsque l'on est artiste on a cette quête, cette volonté d'exister. Oui c'est ça, c'est une quête existentialiste qui nous permet de se prouver à soi même que l'on existe, que l'on a sa place dans le monde. En fait, c'est aussi une volonté d'interaction avec le monde qui m'entoure.

Par exemple c'est vrai que lorsque je suis en concert, cette interaction est immédiate, mais dans une peinture, il y a ce regard que l'on porte sur soi via la peinture, mais aussi ce regard que l'on attend des autres. Il y a surtout, ce que j'offre à voir, ce n'est pas juste pour moi même. Ni même juste pour le public en fait. Il s'agit d'une volonté d'exister dans le regard des autres.

D'un autre côté, vous êtes actuellement sur un projet de conte pour enfants. Y a-t-il une continuité par rapport à votre musique?

Marina Celeste : Oui, il y en a forcement une. Parce que c'est moi, c'est mon univers. Bon, ça ne s'adresse pas au même public. Donc forcement je ne peux pas le tourner de la même façon. Après j'avais aussi envie de faire quelque chose d'un peux electro pour les enfants. Je trouve ça sympa, et j'avais la nostalgie du gros gros disque. Je suis partie sur un format qui est complètement démodé...bon c'est pas grave (rire).

Mais j'ai l'intention de le sortir en livre disque, avec un beau booklet, mon idée c'est vraiment quelques images comme les livres disques que j'écoutais quand j'étais petite.

Je voulais aussi faire quelque chose d'un peu plus moderne, ça reste au milieu de genres différents, mais ça reste un conte philosophique pour enfants, enfin pas vraiment philosophique, évidement...mais quand même (rire). C'est une sorte de périple initiatique de deux enfants qui vont dans un monde qui s'appelle "L'astral des fées", c'est inspiré du zodiaque chinois, c'est tout un univers. Donc il doivent résoudre une énigme dans chaque maisons suivant ce zodiaque sous forme d'un proverbe.

Pour moi les proverbes, les proverbes populaires, contiennent des vérités philosophiques, des idées fondamentales, qui sont sources d'apprentissage. J'y ai mis des valeurs positives que je trouve importantes. Mais on va bien arriver à le sortir un jours celui là...(rire) D'ailleurs, ce conte a vocation à avoir une suite, qui est déjà écrite. Mais elle n'est pas finie, puisque je dois écrire des chansons.

Justement, si vous avez arrivez à percer, n'avez vous pas peur de manquer de temps pour ce genre de projets?

Marina Celeste : Non, tant que je peux travailler sur mes projets à moi, je ne pense que ce sera un problème. Le problème, c'est surtout des choses comme Nouvelle Vague, qui prennent un temps énorme, et qui empêchent d'être tranquillement à la maison pour travailler sur mes projets...c'est très difficile. Je tourne encore un peux avec Nouvelle Vague, mais j'aimerais vraiment tourner pour moi, et puis progressivement me concentrer sur mes projets à moi, égoïstement. (rire)

Ce soir, vous passez en concert. Peut on dire qu'il s'agit d'un baptême du feu suite à ce que vous avez déjà dit?

Marina Celeste : Je ne sais pas...oui c'est sûr, pour moi c'est mon premier vrai concert : "Marina Celeste" Bon j'ai quand même fait des concert solo avant, il s'agissait surtout de concerts amateurs, donc c'est sûr que ça n'avait rien d'aussi officiel qu'un vrai petit concert avec moi ce soir. Je ne suis pas juste en première partie. (rire)

De l'appréhension?

Marina Celeste : Oui carrément...mais ça va aller (rire). Mais je pense que progressivement, je vais m'habituer. Je n'ai certes pas encore vraiment joué pour moi. Mais là c'est l'occasion et c'est très excitant. (rire)

 

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En savoir plus :

Le site officiel de Marina Celeste

Crédits photos : Laurent (Plus de photos sur Taste of Indie)


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# 5 avril 2020 : sous le soleil... mais pas vraiment

Les beaux jours sont au rendez vous en ce début avril mais nous, sages et confinés n'allons pas cette année envahir parcs et terrasses à comparer son bronzage à coup de vin rosé douteux... non on attend que la mort détourne les yeux de notre pauvre monde. Donnons nous un peu de baume au coeur avec notre sélection culturelle hedbo.

Du côté de la musique :

"Shut up Mix #13" par Listen in Bed à écouter en ligne
"Cerc" de Artus
Interview avec Christophe Chassol autour de son album "Ludi"
"Que faire de son coeur ?" de Eskimo
"Bonheur ou tristesse" de Lesneu
"Super lâche" de Maalers
"Zeno" de Muzi
"Shostakovich : Symphony N 8" de Orchestre National du Capitole de Toulouse & Tugan Sokhiev
"It's a mighty hard road" de Popa Chubby
"Chapter 3" de Tropical Mannschaft
"Cimes" de Volin
et toujours :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
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Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
un classique revisité avec la vidéo de "Le Misanthrope"
une comédie dramatique historique avec le streaming de "A tort et à raison"
une comédie dramatique contemporaine avec le streaming de "Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner"
une comédie contemporaine avec "L'heureux élu"
du divertissement caustique avec des inoxydables :
"J'aime beaucoup ce que vous faites"
"Sexe, magouilles et culture générale"
du boulevard avec :
"Ma femme s'appelle Maurice"
"Le Nouveau testament"
dans la série "Au Théâtre ce soir" :
"Folie douce"

"Chat en poche"
une gourmandise avec "La Belle Hélène" façon peplum hybridé comics
et des spectacles à voir ou a revoir en DVD :
"Orphée"
"Poisson et Petits pois !"
"Road Trip"

Expositions avec:

des balades muséales à Paris en en bord de Seine avec la visite virtuelle des collections permanentes du Musée d'Orsay, du Musée des Arts Décoratifs et du Musée du Quai Branly
pousser en province jusqu'au Musée des Beaux Arts de Lyon et même au Mucem à Marseille
et commencer un Tour d'Europe par l'Italie direction Galerie d'Art Moderne de Milan puis la Galerie des Offices à Florence
mettre la zapette dans le sac à dos pour s'aventurer dans les musées du bout du monde du Japon au The National Museum of Modern Art de Tokyo aux Etats Unis avec le Musée Guggenheim à New York
enfin retour at home en toute tranquillité mais en musique en son électro avec sur le Musée de la Sacem "Musiques électroniques - Des laboratoires aux dance floors"

Cinéma at home avec :

en mode Ciné-Club avec :
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découvrir en DVD la filmographie de Jean-Daniel Pollet, réalisateur atypique - et méconnu - de la Nouvelle Vague pour lequel la Cinémathèque française avait prévu une rétrospective avec en parallèle la sortie en salles de ses films restaurés avec en streaming "Méditérranée
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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