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Interview  (Paris)  avril 2007

Premier indice : l’interlocuteur est anglais. Deuxième indice, il se prénomme Jamie. Jamie T ?? Bien essayé, mais notre homme joue dans un groupe de rock. De la basse plus précisément. Ah … Jamie des Rakes !! Joli !! Bien vu !

Entretien avec l’intéressé quelques heures avant un Elysée Montmartre en forme de consécration.


Vous passez votre temps à Paris en ce moment : ce soir à l’Elysée Montmartre et puis dans quelques semaines au festival des Inrocks d’été. Vous connaissez les Inrocks en Angleterre ?

Jamie : Tout à fait mais on ne peut pas le lire car il n’est disponible qu’en français. Mais, c’est vraiment un super hebdo, très ouvert : on a beaucoup de respect pour eux. Rien à voir avec les journaux anglais qui accordent plus de place aux frasques des artistes qu’à leur musique. En plus, ils ont toujours été très gentils avec nous.

Si je me rappelle bien, vous aviez déjà joué pour ce festival en 2005 le même soir que Cat Power et The Organ …

Jamie : … et Test Icicles, un groupe super important avec le recul. Tout le monde est passé à côté à l’époque ... à bien réfléchir, quelle différence avec les Klaxons aujourd’hui ? Test Icicles ont été les premiers dans ce style.

Parlons un peu de votre nouvel album, vous étiez dans quel état d’esprit au moment de sa conception ?

Jamie : Il a quasiment été enregistré en live. Nous étions juste guidés par nos instruments, uniquement intéressés à ce que les chansons allaient donner en live. Pour le deuxième, nous avons tenté des choses et beaucoup ré-écouté le résultat. Une sorte de processus itératif. Tout en essayant d’insérer plus d’espaces dans le son. Il s’adresse plus à l’auditeur dans son salon qu’au spectateur de concert. Pour dire, nous avons même dû revoir certains arrangements pour la scène.

Et comment le public accueille les nouveaux morceaux ?

Jamie : Très bien, en même temps, nous n’avons joué qu’à Amsterdam dernièrement mais auparavant en Angleterre, les réactions étaient très enthousiastes.

A quel moment avez-vous commencé de bosser dessus ?

Jamie : Il y a très longtemps ! Certaines chansons datent d’avant le premier album. Mais il était trop tard pour les y intégrer. La majorité a donc été composée durant la tournée qui a suivi, notamment pendant les balances : on avait du temps, un son d’enfer dans ces grandes salles vides. On a pu essayer plein de trucs.

Et vous avez passé pas mal de temps en studio ?

Jamie : Un peu plus d’un mois : deux semaines d’enregistrement et trois semaines de masterisation. Deux chansons par semaine, c’est une bonne moyenne non ?

Des sources d’inspiration particulières pour cet album ?

Jamie : Alan et surtout Mathew seraient plus à même de répondre à cette question que moi ! Tout ce que je peux te dire, c’est que Mathew intellectualise énormément ses nombreuses lectures. Inconsciemment, on a également dû être influencés par des disques écoutés en tournée : Queens Of The Stone Age, Arcade Fire …

Franchement au niveau du titre, "Ten New Messages", vous ne vous êtes pas trop foulés ! A moins qu’il y ait un sens caché ?

Jamie : Non non, ça nous semblait aller parfaitement : dix nouveaux morceaux, chacun avec un message particulier …

Où allez-vous aller tourner cette année ? Vous avez toujours eu un penchant pour les endroits incongrus !

Jamie : On doit aller en Europe tout d’abord, avec un festival prévu en Allemagne, puis au Brésil et en Amérique du Nord. Mais c’est vrai qu’on adore aller jouer aux endroits où personne ne va. Par exemple on a fait un concert à Skopje en Serbie : les mecs nous ont appelés, on y est allés, un souvenir incroyable. Plein de groupes anglais ne pensent qu’à faire de l’argent et restent dans les circuits traditionnels : Londres, Manchester, Berlin, Amsterdam, Paris … Nous préférons aller à la rencontre de nouvelles cultures, voir la réaction d’un public auquel on n’est pas habitué. On est vraiment chanceux de pouvoir le faire !

Et ça marche pour vous aux Etats-Unis ?

Jamie : Disons qu’on remplit des salles de tailles équivalentes aux salles européennes …

Si tu n’étais pas dans un groupe de rock, tu ferais quoi ?

Jamie : Je ne sais pas précisément, artiste peintre … Ou autre chose dans le milieu de l’art ! C’est marrant, avant Mathew bossait dans un magasin de fringues, Alan faisait de la saisie de données dans un hôpital …

C’est pas un peu dur par moment la vie de rock star ?

Jamie : Tu sais je ne connais pas beaucoup de boulots où tu voyages autant, où tu rencontres plein de gens et où tu bosses seulement une heure par jour !

Vu sous cet angle, je ne peux qu’être d’accord ! Mais vous arrivez encore à avoir des contacts proches avec vos fans malgré le succès ?

Jamie : Oui, oui. Nous n’avons aucune envie de devenir énormes et d’être totalement coupés d’eux. C’est bon d’être un groupe relativement petit avec une bonne troupe de fans derrière. Je n’envie pas du tout ces groupes, genre Hard-Fi, Kaiser Chiefs, dont les fans écoutent des radios pourries, viennent les voir en concert comme ils iraient voir n’importe quel groupe … Pas des vrais fans en somme …

Sinon, quels sont les derniers disques qui t’ont marqué ?

Jamie : Good Shoes qui ouvrent pour nous ce soir sont vraiment excellents. Klaxons sont très bons : on a pas mal joué avec eux l’an passé ! Les Shins aussi … Le nouveau Bloc Party est pas mal non plus !

Klaxons justement, tu ne penses pas qu’ils viennent de jeter les bases de ce que sera le rock durant les deux prochaines années ?

Jamie : En Europe, c’est fort probable. Par contre, je ne pense pas que les américains suivront le mouvement.

Bonne chance pour ce soir !

Jamie : Merci !

 

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En savoir plus :

Le site officiel de The Rakes


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
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