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Burn your own church  (Beggars' Banquet)  juin 2007

Alors que l’ensemble de la planète clame l’avènement de l’électro comme le nouveau mode tribal, les parisiens de Black Strobe annoncent la couleur, techno-electro.

Burn your own church. Choisis ton camp camarade. Et détruis les opposants. Longtemps attendu, ce premier album complet de Black Strobe a de quoi séduire le chaland et l’amoureux de séquences live.

Car cet album se fout fort de la techno-electro en fait. Burn your own church se joue instrumental et fort dans les enceintes, au point de sûrement décontenancer les amoureux de la première heure et des débuts sur la compil Sourcelab de 1996.

Oh bien sûr, l’attaque de "Brenn di ega Kjerke" tape dans le chorus dilaté typique des musiques de club, infrabasse régulière et sol qui tremble, mais déjà l’envie d’un nouveau regard semble se faire sentir chez Black Strobe. Des sirènes de police oui, mais en formes de guitares lourdes et des parties vocales solides pour assurer le live, le défendre. Comme s’il fallait grandir avec son public et s’attaquer aux choses sérieuses ; l’instrumentation et la sueur. Alex Gopher a pris le même chemin voila peu avec son album éponyme. Question de maturité, les clubbers veulent en découdre.

Quitte à tenter la modernité avec un essai très Dave Gahan sur "Girl next door". C’est l’indus’ mise au pas, la fureur des raves minimales sur un clavier pas plus long que ca. C’est bien meilleur que MSTRKRT. Et puis il y a des pépites érotiques pour les coïts, des mélodies qui tapent sec sans réfléchir ("Blood shot eyes") en lorgnant vers le rock sans délaisser leur compagne la boursouflée Clubbing.

Et pour prouver qu’ils ne rigolent plus, les Black Strobe tentent même l’impensable, et de bien belle manière, avec une cover de "I’m a man de Bo Diddley", ici technoïde à souhait, mais sans perdre le boogie. Si les gens peuvent encore danser sur du Diddley en 2007, personne ne peut y voir d’objections. C’est en bons fossoyeurs que les Black Strobe parviennent à donner une nouvelle identité au titre.

"Lady 13" est une excellent surprise, et tout ce que Cassius n’a pas réussi à faire : Des chansons. "Lady 13" possède la rugosité et la noirceur indus’ adaptée au plus grand nombre. Un grand titre pop qui aurait été oublié par Nathan Fake ou Depeche Mode, on y revient forcément.

Ce sont étonnamment les titres les plus rocks (l’excellente clôture sur "Last club on earth", un signe ?) qui prennent l’avantage, comme si la page était tournée, les clubs fermés et la scène prête. Reste au final un album qui a su tirer profit de l’expérience club, de longs titres sans complexe de durée, en l’adaptant aux usages ; du rock et des guitares qui ont la foi. Les églises constituent d’excellents dance-floor.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Black Strobe en concert au Festival FNAC Indétendances 2007 (vendredi)
La conférence de presse de Black Strobe (juillet 2003)

En savoir plus :

Le site officiel de Black Strobe


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# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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