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Interview  (Printemps de Bourges 2007)  avril 2007

Votre concert à Bourges dans cette salle si particulière du Théâtre Saint Bonnet s’est bien passé ?

Julie Doiron : Oui cela s’est bien passé, le théâtre St Bonnet c’est quand même un lieu assez spécial qui a été construit par quelqu’un qui adore la musique, un fan de musique classique, l’acoustique est parfaite, c’était sympa.

Vous jouez seule ou accompagnée ?

Julie Doiron : Pour cette tournée je suis seule. Il y a eu un concert que j’ai fait, le même soir que Herman Düne à Evreux, ils m’ont accompagnée pour ce concert là. Pour cette première tournée, mon tourneur a préféré que je sois en solo.

Pourtant ils sont aussi à Bourges les Herman Düne. Vous préférez jouer accompagnée ou cela ne vous pose pas de problème de jouer seule ?

Julie Doiron : Oui on se croise comme cela tout le temps. Heureusement j’aime beaucoup faire les deux, je m’amuse bien quand je suis avec des musiciens, je trouve cela vraiment stimulant mais aussi j’apprécie beaucoup l’idée de faire des concerts en solo. Le fait d’être au contrôle, de choisir chaque chanson, l’ambiance que je vais créer… Avec les concerts solo, c’est plutôt moi qui vais décider de ces choses là, donc vraiment c’est bien de faire les deux. C’est sûrement différent quand je suis en solo ou avec des musiciens et j’ai la chance de faire les deux.

On disait de votre dernier album qu’il était un peu folk, vous n’étiez pas forcement d’accord, et celui-ci vous le décririez comment ?

Julie Doiron : C’est rigolo parce que pour le dernier disque je voulais vraiment faire un disque rock. Je voulais que cela soit vraiment différent des autres albums. Il y a quand même quelques chansons qui finalement sont plutôt rock, mais d’autres sont seulement guitare et voix. C’est la première fois que je me serre d’une guitare acoustique, d’habitude c’est toujours électrique.

Je n’avais jamais fait cela sur un disque, ce n’est pas forcement ce que je voulais faire pour cet album, mais je suis satisfaite avec le résultat final. Je ne me suis jamais considérée comme artiste folk, je trouve que mes chansons ne sont pas de la tradition folk. J’aime bien le folk, mais je n’ai jamais vraiment réussi à raconter des histoires de la tradition folk. Dans ce genre là, je ne me trouve donc pas folk.

Pendant longtemps je ne faisais pas vraiment les accords traditionnels, j’inventais mes propres accords, j’avais mon propre style c’est pour cela que je disais que ce n’était pas tellement du folk. Maintenant je commence à travailler plus avec les accords principaux, j’expérimente plus avec l’idée traditionnelle mais je n’ai pas les mots pour décrire vraiment ma musique.

Quand vous parlez de la folk de cette manière là, quelles sont vos références, vous pensez à quels artistes ?

Julie Doiron : C’est plutôt Bob Dylan, Woody Guthrie, des personnes dans cette tradition là, il y en a plusieurs, j’essaye aussi de penser à des personnes modernes. Le Folk c’est quand même un grand genre. J’ai plutôt grandi avec l’Indie Rock. A l’époque, quand j’apprenais la guitare, la seule chose que j’écoutais qui n’était pas de l’Indie Rock c’était Neil Young, il faisait même des disques un peu "grunge" (Rires). J’adorais tous les disques de Neil Young et aussi de Leonard Cohen.

A cette époque j’écoutais beaucoup Pavement, The Cure, The Smiths, My Bloody Valentine, Sonic Youth …un peu Joni Mitchell mais ce n’est pas elle qui m’a formée, ce sont plutôt les groupes de l’Indie Rock et beaucoup aussi avant cette période : beaucoup de Cure et de Smiths. J’ai découvert les Cure quand j’avais 14 ans, l’Indie Rock a commencé quand j’en avais 17, 18 ans… Je ne me suis donc jamais trouvée dans le mouvement folk, j’apprécie et j’aime beaucoup mais je n’ai pas appris à jouer de la guitare comme cela.

Est-ce qu’on ressent encore sur le dernier album, l’influence de la musique que vous faisiez avec votre groupe "Eric's Trip" ?

Julie Doiron : Au début de ma carrière solo, j’avais beaucoup de cette influence, mais à force de travailler avec d’autres musiciens, notamment les Wooden Stars, un groupe canadien qui a beaucoup changé mon style. Ce sont vraiment de bons musiciens, leur façon de jouer de la guitare était vraiment différente de celle d’Eric's Trip, j’ai beaucoup changé mon style quand j’ai commencé à jouer avec eux autres. Les Wooden Stars m’ont beaucoup affectée dans les années 97 jusqu’à 99, 2000.

Ensuite quand j’ai commencé à travailler avec Herman Düne, j’ai là encore un peu changé mon style. Eux, il m’ont vraiment donné, appris à aimer faire la musique, ils adorent ça, ils veulent toujours jouer n’importe où à tout moment ils sortent la guitare…Avec Herman Düne j’ai vraiment appris à avoir un amour pour la musique. Mais j’ai toujours retenu un peu l’esprit d’Eric's Trip, de faire des choses un peu plus par soi-même, un peu moins professionnel , j’ai conservé un peu cet esprit Punk même si on n’a jamais été Punk, j’ai toujours retenu ça, je n’ai jamais eu envie sur scène que les choses soient parfaites.

J’ai au moins retenu cela des Eric's Trip. C’est vrai que le nouveau disque, même s’il a été fait avec des membres des Eric's Trip, a un son beaucoup plus "clean" que l’on n’a jamais eu ensemble, ce n’est pas du tout le même son je trouve. Ceci est dû, qu’à l’époque, l’équipement, le matériel étaient moins performants.

Comment s’est fait la rencontre avec Herman Düne ?

Julie Doiron : J’étais en tournée en 99, à Chicago j’ai fait un concert dont je faisais la première partie pour Songs : Ohia et justement David était à Chicago pour ses études, il était a mon concert pour voir Songs : Ohia, il n’avait jamais entendu parler de moi, il a beaucoup aimé le concert, on a beaucoup parlé ce soir là. Il a gardé contact avec moi, c’était juste avant le début d’Herman Düne, ils n’avaient pas encore d’enregistrement. Ils m’ont envoyé un 45 tours par la suite.

Deux ans après il m’a envoyé un email en disant qu’on était tous les deux au South by Southwest, c’est un grand festival au Texas, chaque année au mois de mars. J’ai rencontré les autres, André et Neman pendant ce temps là. On a été ensemble toute la semaine, on s’accordait super bien ensemble. A ce festival, je les ai vu jouer pour la première fois, et j’ai adoré. Pas longtemps après ça, ils m’ont invitée à venir jouer à Paris avec eux, puis m’ont invitée pour faire des tournés avec eux…On a vraiment une bonne amitié, on essaye de jouer ensemble tout le temps qu’on peut, c’est dommage parce qu’ ils m’ont invitée à faire la tournée en automne mais moi j’avais déjà une tournée de planifiée au Canada et je ne pouvais pas annuler.

Justement cette tournée que je suis en train de faire, cela devait se passer au mois de février, cela ne devait pas être en conflit et mon tourneur l’a remis jusqu’au mois d’avril donc encore impossibilité de jouer ensemble, on se croise juste. On est triste de ça, mais je pense qu’on va essayer de faire quelque chose ensemble en automne. Heureusement je vais chanter avec eux demain soir à Bourges !

Vous rencontrez du succès au Canada et aux Etats-Unis, vous avez un public ?

Julie Doiron : Ben ça marche bien au Canada, j’ai arrêté de tourner aux Etats-Unis pendant quelques années, ça marchait moins bien, je préférais l’Europe et le Canada et comme je devais beaucoup tourner dans ces territoires là j’ai laissé tomber les Etats-Unis. C’était l’endroit le plus dur, c’est un défi, j’y ai fait de bonnes choses quand on y va pour des premières parties, c’est vraiment dur de faire des parties principales là-bas, si les gens ne te connaissent pas, ils ne font pas l’effort…

C’est beaucoup plus évident ici, en Europe, en Espagne ou même au Japon. Je retourne aux Etats-Unis au mois de juin, justement on verra. C’est pas mal là-bas pour les ventes de disques mais on verra justement comment cela va se passer en concert. Dans les grandes villes cela se passe bien mais dans les petites ça prend plus de temps. Puis la moitié de la tournée va être au Canada, je suis contente de cela !

Est-ce que l’enregistrement de cet album comme les précédents a été rapide ?

Oui c’était très rapide, toutes mes parties étaient très rapides ensuite j’ai laissé le disque avec Rick, la personne qui a fait toute la production. Je lui ai dit "Fais ce que tu veux avec". D’abord on fait des trucs chez nous, dans la ville où j’habite, puis j’ai fait le reste chez lui pendant deux jours. Donc j’ai été là pendant quatre jours et lui il a fait le reste, il a pris son temps, il a ajouté la basse, les batteries, etc... c’est lui qui a fait le mixing sans moi parce que j’étais partie en tournée.

J’avais confiance en lui c’est pour cela que j’ai voulu travailler avec lui et le laisser travailler seul, c’est mieux de laisser les choses se faire sans toi car elles vont se faire différemment. J’ai tout gardé du travail effectué. Pour résumer j’ai d’abord fait toutes les chansons, j’ai fait la plupart des parties de guitares sauf sur un morceau en collaboration avec Rick White. Mark Gaudet et Chris Thompson ont également participé à l’élaboration de l’album.

 

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En savoir plus :

Le site officiel de Julie Doiron


        
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# 20 septembre 2020 : Orages ...ô des...espoirs !

Ce bel été indien se termine sur des orages, du tonnerre et des inondations terribles. Décidément 2020 ne nous épargne rien. Dans l'espoir de jours meilleurs et se faire plaisir au milieu de tout cela, voici notre sélection culturelle de la semaine.

Du côté de la musique :

"In and out of the light" de The Apartments
"Chrone EP" de Atrisma
"State of emergency" de Babylon Circus
"Nomadic spirit" de La Caravane Passe
"Règle d'or" de Marie Gold
"Berg, Webern, Schreker" de Orchestre National d'Auvergne & Roberto Forès Veses
et toujours :
"Transience of life" de Elysian Fields
"Cerna vez" de Thomas Bel
"Bandit bandit" de Bandit Bandit
"Twins" de Collectif La Boutique
"Run run run (hommage à Lou Reed" de Emily Loizeau
Emily Loizeau en concert au CentQuatre
"Papillon blanc" de Gabriel Tur
"Dix chansons naturelles et sauvages" de Hugo Chastanet
"Both sides" le spectacle de Jeanne Added au CentQuatre

Au théâtre :

les nouveautés :
"Aux éclats..." au Théâtre de la Bastille
"Onéguine" au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis
"Surprise parti" au Théâtre de la Reine Blanche
"Mademoiselle Else" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Killing Robots" au Théâtre Paris-Villette
les reprises :
"Marie des Poules" au Théâtre du Petit Montparnasse
"Hector Obalk - Toute l'Histoire de la peinture en moins de deux heures" au Théâtre de l'Atelier
"Trinidad - Pour que tu t'aimes encore" au Studio Hébertot
"Carla Bianchi - Migrando" à la Nouvelle Seine
"Jos Jouben - L'Art du rire" à La Scala
"Mudith Monroevitz" à la Nouvelle Seine
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec "Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris
la dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - La collection de Madame" au Musée du Quai Branly
et toujours :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
"Ailleurs" de Gints Zilbalodis
at home :
"Caramel" de Nadine Labaki
"Tomboy" de Céline Sciamma
"Peur" de Danielle Arbid
"La Cour de Babel" de Julie Bertucelli
"La Bataille de Solférino" de Justine Triet

Lecture avec :

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"De soleil et de sang" de Jérôme Loubry
"Fin de combat" de Karl Ove Knausgaard"
"KGB" de Bernard Lecomte et "Napoléon, dictionnaire historique" de Thierry Lentz
"La danse du vilain" de Fiston Mwanza Mujila
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