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The last holy writer  (Elefant records)  juin 2007

Qui se souvient encore de la vague shoegazing des années 90 ? Qui a encore en mémoire les remarquables disques sortis sur le label anglais Sarah Records ? Un Bernard Lenoir par ci, un Julien Perrin par là tout au plus. Pourtant riche, cette période et ses groupes n'ont laissé que peu de traces dans l'histoire de la musique.

Slowdive s'est reconverti en folkeux avec Mojave 3, les vétérans de Jesus and Mary Chain jouent les perpétuels revenants et My Bloody Valentine ne sera bientôt plus qu'une sorte de légende que l'on racontera aux enfants de la star ac' pour leur faire peur.

Pourtant, il y a encore des signes de vie chez nos amis shoegazers qui, depuis le temps, ont quand même levé le nez de leurs pompes, vachement plus pratique pour voir la vie en face et accessoirement se remettre à l'écriture.

Trembling blue stars fait donc partie de ces vieux groupes d'il y a 15 ans. Diplodocus de la pop saturée (non non Etienne, ce n'est pas de toi dont je parle), ce groupe est en fait né sur les cendres des Field Mice, fer de lance justement du défunt label Sarah (permettez moi à ce stade de vous conseiller fortement de trouver chez votre soldeur préféré la compilation Sarah 100 regroupant quelques petites perles de l'époque) et dont le titre "Sensitive" n'a aujourd'hui encore rien perdu de son pouvoir de séduction.

Comme souvent dans ces cas là, c'est avec une part d'excitation et une autre d'appréhension que l'on écoute ce disque, avec plein d'a priori et un flot d'exigences !

Le résultat est bien évidemment mitigé mais si quelques titres un peu légers et sans grand intérêt parsèment l'album, The Last Holy Writer contient quelques jolies choses capables d'émoustiller plus qu'un trentenaire nostalgique.

Plus riches musicalement et plus variées qu'avec les Field Mice, les compositions profitent aussi d'une production plus moderne donnant de l'air aux mélodies et aux voix, sans être éthérées et insipides pour autant. Pas d'easy listening ici mais une vraie chaleur dans les sons. Les guitares sont chaleureuses même lorsqu'elles retrouvent leurs effets shoegazing et les voix (un garçon et une fille) sont claires et sensuelles, loin du yaourt murmuré du bout des lèvres il y a 15 ans.

L'inquiétant et lent "By false lights" qui ouvre le disque pose les bases. Robert Wratten va plus loin désormais et ne se contente plus de faire des boucles de guitares. On retrouve cependant tout ce qu'il faut là où il faut. Nappes de voix, guitares et claviers superposés. "From a pale blue rosery" et son imparable mélodie fait office de tube tandis que "Island" très réussi aussi sonne franchement années 90 mais curieusement plutôt comme du New Order ... Petit plaisir égoïste mais ô combien agréable.

Mais comme le dit l'expression, chasser le naturel et il revient au galop. C'est ce qui arrive sur "Idyllwild" ou "Sacred music". Les vieux démons bricolo shoegazer le reprennent et on se retrouve instantanément en 1992 avec tous les risques que cela comporte comme par exemple trouver ces morceaux un peu datés et un peu en dessous du reste de l'album, plus aventureux et osé.

Pardonnable tout de même grâce à des "The coldest sky" electro rock impeccable ou un "From a Pale blue rosery" de toute beauté ! ... Avec en prime un nouveau "Sensitive" avec l'épatant "November starlings". Merci qui ? Merci The last holy writer, Merci Bobby !

 

En savoir plus :

Le site officiel de Trembling blue stars


David         
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# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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