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La visite
Théâtre Le Lucernaire  (Avignon)  juillet 2007

Comédie dramatique de victor Haim, mise en scène de Robert Plagnol, avec Stéphanie Lanier et Alain Dumas.

Elle est là de dos, les yeux fixés sur l'écran qui diffuse des images d'une femme âgée. On apprend qu'elle est neuropsychiatre et que c'est son cabinet. Un homme arrive, qu'elle n'attendait pas. Qui est-ce ? Un malade, un médecin ou quelqu'un d'autre... Que veut-il ? Quel secret porte-t-il avec lui ? Peu à peu, l'angoisse monte...

Victor Haïm a écrit un suspense de haute volée sur les méandres de l'inconscient. C'est à un conte cruel et sans pitié qu'on va assister, la simple visite tournant bientôt à la prise d'otage. Mais pourquoi ? Lentement, les pièces du puzzle s'assemblent, et la vérité n'est pas celle qu'on croit.

La mise en scène est soignée et esthétique. Robert Plagnol a opté pour le noir et blanc (les images sur l'écran, la moquette, les costumes). Pour une fois, l'utilisation de la vidéo est judicieuse et renforce la crédibililté du propos tout en accentuant l'étrangeté de l'atmosphère (grâce au ralenti).

Tout est résolument réaliste (les acteurs au début ne jouent pas pour la salle et sont essentiellement de dos, profil ou trois-quart). La bande son (pas de musique mais des bruits d'ambiance très brefs : enfants, route...) sont autant de flash-back pour les personnages et peu à peu la frayeur s'insinue partout. Tout est joué dans l'intériorité et ça n'en est que plus inquiétant.

Stéphanie Lanier est une grande comédienne à la sensibilité extraordinaire. Une de celle qui vous bonifie un spectacle par sa seule présence. On a déjà pu le vérifier cette année avec "Désillusion parlementaire" au Théâtre Essaïon. Ici, elle incarne avec justesse et ambiguïté un psychiatre confronté à une situation inédite. Son angoisse est palpable. On s'identifie très vite à son personnage au travers duquel on vit cette descente vers l'épouvante.

Face à elle, Alain Dumas est d'une sobriété exemplaire, passant de la douceur et la jovialité à la bizarrerie la plus parfaite. Son jeu mouvant et tout en retenue accentue la sensation latente de malaise.

Le dénouement est un grand moment de théâtre qui nous captive et nous électrise. Au final, ces deux comédiens au sommet de leur art nous font passer un excellent moment. N'hésitez donc pas à les visiter...

 

Nicolas Arnstam         
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# 31 août 2008 :

Les feuilles de l'éphéméride tombent comme des feuilles mortes et voici déjà la rentrée, en douceur, avec son lot de nouveautés, la reprise des concerts en salle et les nouvelles créations théâtrales.Il est donc temps d'être dans vos starting blocks avec Froggy's Delight !

Côté musique :

"The movie" de Clare & The Reasons
"Donkey" de CSS
l'album éponyme de High Places
"A potion" de Sioen
"Nights out " de Metronomy
"?Como te llama ?" de Albert Hammond Jr
"Fantasy Black Channel" de Late of The Pier
"Ryunosuke" de Mud Flow également en interview

Au théâtre :

"Le médecin volant" au Théâtre du Nord-Ouest
"Quichotte et le bateau enchanté" au Théâtre 14
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Big Shoot" au Lavoir Moderne Parisien
et des reprises"Ged Marlon Solo" au Théâtre du Petit Montparnasse et "Nous sommes de celles" au Théâtre Essaion

Expositions :

"L'affiche 100% Finlande" au Musée des Arts Décoratifs
et, dernière ligne droite pour "Charles Lapicque - Une rétrospective" au Musée de la Poste

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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