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puce Rodtchenko - La révolution dans l'oeil
Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris  (Paris)  Du 20 juin au 16 septembre 2007

Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ouvre ses portes à une riche rétrospective consacrée à Alexandre Rodtchenko, une des figures majeures du constructivisme russe, qui, au début du 20ème siècle, révolutionna la photographie.

Le titre de l'exposition, "La révolution dans l'oeil" est issu d'un de ses postulats esthétiques.

"Des arbres depuis le nombril, ça fait des centaines d'années que les peintres nous en donnent et, après eux les photographes, et quand je donne un arbre, photographié de bas en haut à l'exemple d'un objet industriel, telle une cheminée d'usine, c'est la révolution dans l'œil du conformiste et du vieil amateur de paysages. J'élargis de la sorte l'idée que on a d'un objet habituel".

Dans la mouvance du futurisme et du cubisme, Rodtchenko appartient à la génération d'artistes russes dont l'effervescence créatrice correspondait avec la grande rupture de la Révolution d'Octobre. Les attentes et les promesses d'un monde nouveau qui fait table rase du passé catalysent les esprits autour du sillon tracé par Malevich et Tatlin.

Dans une très réussie et dynamique scénographie de Patrick Jouin, avec des cimaises en oblique dans les tonalités de gris et une touche de rouge, l'exposition propose un déroulement chronologique.

Celui-ci, en l'espèce, est particulièrement judicieux pour appréhender l'œuvre d'un artiste politiquement engagé, œuvre dont l'évolution fut tributaire des contingences politiques.

Rodtchenko commence par la peinture et la sculpture avec ses constructions spatiales. En 1921, l'exposition de monochromes constitueront son chant du coq pictural en célébrant la mort de la peinture, symbole de l'art décadent de l'ancien régime : "J'ai amené la peinture à sa conclusion logique et exposé trois toiles, rouge, bleue et jaune. Je l'affirme : c'est terminé."

Les riches heures du constructivisme : le temps de l'expérimentation et de l'innovation

L'avènement d'une nouvelle ère révolutionnaire impliquait le recours à nouveau média. Ce média devait être la photographie qu'il a exploré de manière unique et novatrice pour l'ériger en art et ses clichés restent d'une contemporanéité stupéfiante.

"Construction, techniques et mathématiques : voilà les frères de l’art contemporain." prônent les jeunes loups russes influencés tant par le futurisme que par le cubisme. Rodtchenko souscrira même au productivisme, constructivisme radical, avec pour manifeste : "A bas l'art, vive la technique !". L'art se doit d'être objectif et donc dépourvu aussi bien d'affect que de trame narrative.

Personnellement impliqué dans les nouvelles institutions culturelles soviétiques, il participe à la création du nouveau thésaurus culturel, en constituant un fonds muséal d'art moderne et en étant enseignant.

Rodtchenko érige la photographie en art graphique et en explore tous les registres, du portrait au photojournalisme, du photomontage à l'illustration, selon la triade essentielle matériau, ligne et couleur et mettra son talent au service du pouvoir notamment avec le poète Maïaskovsky.

Rodtchenko fut et est jusqu'à présent, alors que près d'un siècle s'est écoulé, un novateur incontesté et inégalé en matière d'art photographique.

Il renverse la composition, bascule l'angle de vue et invente la contre-plongée, privilégie les diagonales et joue avec les perspectives, bouleverse l'art du portrait avec le cadrage gros plan comme la photo de la pionnère retenue comme affiche de l'exposition.

Le réalisme socialiste : le temps des illusions

Le réalisme socialiste entraîne un durcissement du régime qui conduit à l'instauration d'une culture d'Etat et marque un coup d'arrêt à l'euphorie artistique.

L'artiste est dépourvu de tout statut exorbitant du droit commun et, à défaut de s'exiler, sombre dans la compromission et la création artistique de soutien d'une idéologie devient de la propagande.

Rodchenko, qui ne quittera jamais l'URSS, accepte des travaux de commande.

 

 

 


Commémorations officielles, manifestations sportives ou culturelles et reportage sur la politique de grands travaux, comme le canal de la mer Blanche, augurant des premiers goulags.

 

 

Il gomme de son langage photographique, fortement critiqué, les plus fortes aspérités même si son style demeure aisément reconnaissable.

Un style auquel il redonnera libre cours dans ses derniers travaux sur des sujets libres comme le cirque et le monde de la danse.

Une exposition indispensable sur le maître de la nouvellephotographie.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Crédits photos : DR
avec l'iaamble autorisation du MAMVP


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# 7 mars 2010 : La France a peur ...

34 ans après cette célèbre phrase de Roger Gicquel, qui vient de nous quitter, la France n'est pas forcément dans un meilleur état aujourd'hui. Mais comme il le disait aussi, ne nous laissons pas abandonner à ce sentiment ! Alors filons sans plus attendre vers le sommaire de la semaine, riche en musique et en théâtre, entre autres :

Côté musique :

"Yayaya" de Eldia,
"The Magician's Private Library" de Holly Miranda,
"El Turista" de Josh Rouse,
"Heartland" de Owen Pallett,
"Tourist History" de Two Door Cinema Club,
Erin McKeown en interview revient sur "Hundreds of Lions" son nouvel album accompagnée d'une jolie session acoustique.
Le festival des Nuits de L'alligator avec :
Hell's Kitchen Bob Log III et Mustang le lundi à la Maroquinerie,
Honkeyfinger, The Agitator, Asaf Avidan & the Mojos et Vieux Farka Touré le mardi à la Maroquinerie,
Triggerfinger, Radio Moscow et James Chance & les Contorsions le mercredi à la Maroquinerie,
Eldia, Jeremy Jay et Josh T. Pearson le jeudi à la Flèche d'Or,
Iswhat? et Dustaphonics le vendredi à la Maroquinerie,
Clues, Turner Cody et She Keeps Bees le samedi à la Maroquinerie,
et Henry's Funeral Shoes, Honkeyfinger et Bob Log III à la Péniche de Lille
et 30 Seconds to Mars et Street Drum Corps à l'Aéronef de Lille,
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Au théâtre :

"Les fausses confidences" au Théâtre de la Commune
"Prosper et George" au Théâtre Le Lucernaire
"Troubles" à la Maison des Métallos
"Los demonios " au Vingtième Théâtre
"Maelström excrémentiel" au Théâtre Les Déchargeurs
"Dysmopolis" à La Loge
"Méliès, cabaret magique" au Théâtre de la Vieille Grille
"The telephone ou l'amour à trois..." au Théâtre Les Déchargeurs
des reprises à ne pas rater :
"O Carmen" au Théâtre du Rond Point

"Un inconvénient majeur sur l'échelle des valeurs" au Théâtre Paris Villette

Lecture avec :

"Dérive" de Isabelle Garna
"Perdu en chemin" de Ruth Kluger
"Eternels instants" de Edgar Kosma

Expositions avec :

"Frédéric Chopin - La Note bleue" au Musée de la Vie Romantique
et toujours à l'affiche "elles@centre pompidou, artistes femmes dans les collections du Musée National d'Art Moderne" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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