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The Twang
Interview  (Paris)  11 septembre 2007

Intevriew de The Twang à l'occasion de la sortie de leur album Love it when I feel like this.

Pouvez-vous nous raconter un peu l'histoire du groupe?

Phil: Nous venons tous de Birmingham. Jon et moi étions amis depuis longtemps. On a imaginé ce que cela pourrait être de jouer dans un groupe, puis on a commencé à écrire. Jon se débrouillait plutôt bien donc on a continué.

Jon: Merci Philip! (rires)

Phil: C'est vrai! Il y a eu plusieurs line-ups. Des amis à nous allaient et venaient dans le groupe, mais Jon et moi sommes toujours restés ensemble. Nos chansons méritaient d'être défendues, donc on a continué quoi qu'il arrive. Et on bien eu raison!! Matthew, le batteur, était une connaissance, Martin était un ami de longue date. Il pensait pouvoir chanter, donc il est passé à une de nos répétitions. Et Stu a emmenagé chez lui, et comme il jouait un peu de guitare...

C'est vraiment une grande histoire d'amitié alors...

Phil: Oui, on est amis depuis des années, à part Stuart. Mais on le connaissait de loin, car il travaillait dans un fish and chips.

Jon: Il nous servait nos frites! (rires)

Phil: Ce line-up existe depuis environ trois ans. Jon et moi avons échangé nos instruments en chemin, Jon jouant de la basse et moi au chant.

Vous êtes tous les deux le noyau du groupe.

Phil: On est les chefs!

Tout s'est accéléré cette année pour vous.Comment l'avez-vous ressenti?

Phil: On ne s'en est pas trop rendu compte, je crois que cela arrive souvent quand on est "dedans". C'est vrai que cette année est passée tellement vite, malgré le fait qu'elle n'est pas encore finie!

Le NME vous a décerné la récompense de Révélation de l'année. Connaissant l'influence du magazine sur le rock outre manche, quelles ont été les conséquences de ce prix?

Phil: C'est sûr que le NME a de l'importance chez nous, même s'il ne se vend plus aussi bien qu'avant. Il influence pas mal de gens, ce qui est écrit dedans est sacré en quelque sorte. Quelqu'un a écrit un bon papier sur nous un jour, et voilà!

Le journal vous a mis en avant, car peu de gens vous connaissaient hors de Birmingham?

Phil: C'est sûr que le NME nous a aidés. On a fait la une! Puis on nous donne une récompense. Que peut-on demander de plus?

Vous étiez signés à ce moment là?

Phil: Oui tout juste. Mais il y avait beaucoup de papiers sur nous alors que nous n'étions pas signés. "Meilleur espoir", "Meilleur groupe", ce genre de choses. Puis l'album est sorti.

Parlons de l'album justement. Vous avez préféré rester dans les environs de Birmingham pour l'enregistrer. Pourquoi cela?

Phil: Nous avions déjà travaillé avec Gavin Monaghan. Il avait été sympa avec nous avant et donc il a été choisi. C'était la bonne décision, car cela l'a aidé pour son studio et cela nous a permis d'avancer aussi.

Peut-être avez-vous mieux travaillé avec quelqu'un que vous connaissiez avant...

Phil : Je ne sais pas trop, nous n'y avons pas trop réfléchi. J'aime bien travailler avec des personnes différentes.

Jon: L'un des facteurs, c'est que l'on a envoyé des démos enregistrées par Gavin et différents labels nous disaient « Allez dans ce studio-ci ». Puis l'on s'est dit, si ces démos ont séduit des maisons de disques, elles ne devaient pas être si mauvaises! Pourquoi aller ailleurs alors que l'on sait que ça marchera avec Gavin.

En étant signés, vous auriez pu obtenir n'importe quel studio!

Phil: Oh oui! Les labels parlaient de différents producteurs, puis au final je me retrouve à Wolverhampton ( ancienne ville industrielle dans les Midlands), en janvier par un froid glacial! (rires) Alors que la semaine précédente, on nous parlait de partir enregistrer à Los Angeles. Je serais allé n'importe où, mais au final, le label a décidé.

Jon: C'est pas vrai!

Phil: Mais si, ils ont choisi!

Jon: Non mec!

Phil: Le label choisit où on enregistre! Ils payent!

Jon : C'était notre décision!

Phil: Ben moi j'ai pas décidé! S'il n'en tenait qu'à moi, je serai allé à L.A. putain!

Vous auriez eu plus de soleil qu'à Wolverhampton!

Phil: Exactement! J'y serai encore à l'heure qu'il est sans doute!

A propos de votre son et de vos influences, on peut dire que c'est un mélange entre toute la scène de Manchester et The Streets qui sont de Birmingham aussi. Qu'en pensez-vous?

Phil: Oui ce sont les groupes que l'on a écouté en grandissant: les Stones Roses, Oasis... Ils nous ont naturellement influencés je suppose.

Jon: Je comprends pourquoi on nous rattache à certains groupes, mais à d'autres non. Mais bon, ils font tous de la bonne musique...alors je préfère qu'on nous compare aux Stones Roses qu'à un groupe pourri des années 80!

Phil: Etre sur une liste de bons groupes est toujours plaisant. Cela nous flatte beaucoup. Ce que j'aimerais, c'est être sur cette liste dans cinq ans.

D'où vient l'idée d'avoir deux chanteurs?

Jon: Je crois que Martin ne pouvait pas faire grand chose d'autre! (rires) On a beaucoup dit à nos amis, si tu n'as rien de mieux à faire, viens dans notre groupe histoire de rigoler un peu. Martin venait de se séparer de sa copine, il est donc revenu s'installer vers chez nous et il n'avait rien de mieux à faire. Il adore la musique et dès la première répet, il a réussi à harmoniser.

Phil: Je faisais le chant et la basse à l'époque. Au bout d'un moment, je ne pouvais plus faire des riffs de basse et le chant en plus. Donc cela a été positif de donner quelques parties de chant à un deuxième chanteur. C'était quelque chose de très naturel, puis Jon a pris la basse. Je faisais les couplets et Martin les refrains.Le groupe a beaucoup souffert quand j'étais à la basse, crois-moi! Et puis on venait de perdre un chanteur...

Jon: Tu l'as viré, non?

Phil: Ah oui c'est vrai! (rires)

Avec tout ce buzz autour de vous, on vous a bookés pour quelques uns des plus prestigieux festivals...Quel effet cela fait de passer de toutes petites salles au champ de Glastonbury?

Jon: C'est exceptionnel. Nous avons été le dernier groupe le samedi soir sur la scène John Peel. Rien que le fait de jouer à Glastonbury est génial, mais être en plus en tête d'affiche... Mais ça aurait été mieux si le site n'avait pas été aussi boueux cette année...

Mais c'est toujours boueux Glastonbury!

Jon: Ouais, enfin là on pouvait vraiment rien faire, on restait planté quelque part et on ne bougeait plus! Certaines années, ça va. Puis le festival se déroule assez tôt dans l'été.

Phil: Cela fait partie du mythe aussi. Tout comme la bière et les tentes! La boue n'a jamais empêché quelqu'un de faire la fête. Ce serait mieux s'il y avait du soleil bien sûr, mais en Angleterre, on n'est jamais gâté! (rires)

Et Reading/Leeds?

Jon: Oui super aussi. C'est vrai que depuis que l'on est signé, tout se passe vraiment bien.

Phil: Je crois que Leeds est un des meilleurs concerts qu'on ait fait. Les gens connaissaient nos paroles par coeur etc. Puis dans un festival, le public doit choisir qui il va voir, et si c'est nous, eh bien ça nous fait plaisir!

Vous allez faire votre premier concert en France dans le cadre du festival des Inrocks. Impatients?

Phil: Oui! Puis Paris, c'est tellement classe! Avec Jon, c'est un peu notre rêve de gosses de voyager partout. Chaque semaine, on fait quelque chose de différent et c'est tout simplement formidable.

 

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La chronique de l'album Love it when I feel like this de The Twang
The Twang en concert au Festival des Inrocks Motorola 2007

En savoir plus :

Le site officiel de The Twang

Crédits photos : Loic Le Quéré (Plus de photos sur Taste of Indie)


Camille         
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# 30 novembre 2008 : une pluie de nouveautés

Le temps est à la pluie et au froid, raison de plus pour écouter de la musique ou vous octroyez un moment lecture bien au chaud chez vous, ou aller au théâtre et au cinéma.

Côté musique :

"Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon" de Get Well Soon,
"Hurricane" de Grace Jones,
"Xoxo Panda and the new kid revival" de Her Space Holliday,
"How we became" de Jeremy Warmsley,
"Ciné Magique" de Lily Frost,
"L'entredeux" de Marianne Dissard qui nous fait partager 4 titres en Froggy's Session,
"Bits" de Oxford Collapse,
Thomas Tantrum, Eugene McGuinness, Mr B the gentleman rhymer et Baddies à la Flèche d'or pour Rock is Dead #2
The Bellrays, Kabu Ki Buddah, Raymonde Howard et Second Sex au Fil de Saint Etienne
Et une nouvelle émission du Morceau Caché intitulée La biographie en temps réel

Au théâtre :

"Le songe d'une nuit d'été" aux Ateliers Berthier
"Othello" au Théâtre National de l'Odéon
"Les bouts de bois de Dieu" au Théâtre de la Tempête
"Gombrowiczshow" au Théâtre National de Chaillot
"Devant la parole" à la Maison de la Poésie
"Le repas" à la Maison de la Poésie
"Diagnostic" au Théâtre Daniel Sorano à Vincennes
"Les muses orphelines" à l'Aktéon Théâtre
"Mangiare" au Théâtre du Soleil
"Audimat" au Trianon
"Vu duo c'est différent" au Point Virgule
"Michel Hermon - Compagnons d'enfer" à la Péniche Opéra
et des reprises à ne pas rater : le Molière 2008 du meilleur spectacle seul en scène "Un monde fou" au Petit Théâtre de Paris avec Eric Métayer et une version savoureuse de "La flûte enchantée" au Théâtre des Mathurins

Expositions avec :

"Pollock et le chamanisme" à la Pinacothèque de Paris
"De Miro à Warhol - La collection Berardo à Paris" au Musée du Luxembourg

Lecture avec :

"Des néons sous la mer" de Frédéric Ciriez
"La mesure du temps" de Helon Habila
et dans la catégorie "Beaux livres" le catalogue de l'exposition "Picasso et les maîtres"

et du cinéma :

Edward au main d'argent de Tim Burton
un portait de Jason Statham
"Mesrine : L'ennemi public N°1" de Jean François Richet
"The duchess" de Saul Dibb
et "Vilaine" de Jean Patrick Bene et Allan Mauduit

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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