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La Maroquinerie  (Paris)  22 octobre 2007

Elyas Khan, leader de Nervous Cabaret, est un homme hors du commun dont il émane des ondes empathiques. Celui qui aurait pu mal tourner est devenu un homme charismatique totalement ouvert au monde. Look customisé de pirate, démarche animale - il fut danseur et chorégraphe - regard profond à vous changer en statue de sel, il a une voix brute de décoffrage dont il joue comme d'un instrument.

Après des prestations live mémorables en 2006 qui accompagnaient la sortie de son premier album éponyme, Nervous Cabaret revient juste un an après avec une nouvelle galette, Drop, drop, qui confirme le syncrétisme musical qui donne sa couleur musicale totalement atypique, et inclassable, au groupe et l'écriture inspirée de son leader.

Depuis, la line up du groupe s'est quelque peu modiifée. En effet, le duo percussif a disparu au profit d'une section cuivres renforcée, section qui fait une entrée presque solennelle par la salle.

Elyas Khan se montre extrêmement concentré. En effet, la set list est composée de la quasi totalité des morceaux de Drop, drop qui sous tendent la tournée 2007 et n’ont pas encore été complètement burinés en live.

Dès les premières mesures de "Gravity" qui ouvre le set, toute l’énergie féroce révélée par le premier album est présent au rendez vous avec des morceaux comme "Tryptych", "Passion Plumbers", "Instant Lady" et les incontournables "Mel Gibson" et "Ratata heart" qui clôtureront le concert avant le rappel.

Et les nouveaux morceaux creusent le sillon de cette déferlante sonique scandée par le fidèle Brian Geltner qui assure la rythmique avec brio tout en restant très attentif aux indications presque subliminales d’Elyas Khan.

Le groupe balaie tout sur son passage avec son rock viscréal, presque tribal, qui ne connait pas de tabou et dévaste tout sur son passage sans criante de se colleter aux limite des dissonances voire aux discordances.

L'excellent trompettiste Fred Wright, dont Elyas Khan reconnait la participation éclairée indispensable dans la composition des morceaux, mène la section cuivres composées de fous furieux, dont lui-même, complètement allumés comme au trombone Sam Kulik.

Dès les premières mesures, ils partent en vrille et ce sans faillir touit au long du concert.

Ils dansent, assurent les choeurs, crient et prennent un plaisir manifeste à transcender leur partition sans craindre les ruptures rythmiques.

"Sleepwalkers" et "Pere Lachaise", placés en début de concert, marquent le début d'une montée paroxystique qui ne connaîtra aucun répît même avec le "Break in violence" mid tempo sur l'album ou "Les enfants du papillon" qui prennent ici toute leur amplitude.

Des musiciens à la forte personnalité donc mais sur lesquels l'ascendance d'Elyas Khan reste prégnante comme sa voix, torride et chamanique, qui domine par sa simple force assurée .

De la cacophonie organique ("No politic no sex") à bruitisme maîtrisé ("Dead naked"), Nervous Cabaret donne un concert étourdissant.

Celui, qui a pris comme emblème le gorille éructuant, qui s'est d'ailleurs dupliqué en une année, a réussi ce soir son pari affiché d'une "music for ecstatic soul". Ene pas rater, comme on dit, s'il passe près de chez vous. A bon entendeur salut !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album eponyme de Nervous Cabaret
La chronique de l'album Drop Drop de Nervous Cabaret
Nervous Cabaret en concert au Festival Les Trans 2005 (Jeudi)
Nervous Cabaret en concert à La Flèche d'or (1er mars 2006)
Nervous Cabaret en concert à La Maroquinerie (9 mai 2006)
L'interview de Elyas Khan - Nervous Cabaret (février 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Nervous Cabaret

Crédits photos : Laurent (Plus de photos sur Taste of Indie)


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
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des incontournables japonais :
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Lecture avec :

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