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Happy Mondays - Bonde to role - New Young Pony Club - Koko Von Napoo  (La Cigale)  8 novembre 2007

Rendez-vous à ne pas manquer en ce traditionnellement triste mois de novembre pour se mettre (ou remettre) musicalement à la page : le festival des Inrocks. Celui qui a su se poser sinon en défricheur, du moins en alléchante vitrine des tendances musicales, ouvrait ses portes pour la 20e fois jeudi soir, fidèle à une Cigale qui l’accueille depuis ses premiers cris.

Le marathon des festivités débutait à 18h30 tapantes. Et malheur à celui qui, comme moi, aurait pu penser que, comme tout bon concert qui se respecte, le set ne commencerait pas sans un bon quart d’heure de retard. Qu’on se le dise, le festival des Inrocks suit une minuterie implacable.

C’est donc à 18h30 que les jeunes Koko Von Napoo montaient sur scène devant un parterre encore à moitié vide.

Les Koko Von Napoo, c’est la révélation CQFD du dernier été (oui car qu’on se le dise aussi, le festival des Inrocks sert avant tout de vitrine aux révélations made by les Inrocks, le magazine, tout est affaire de famille).

Trois filles pour un garçon, du slim, du court, de la mèche de côté, bref du look sérieusement étudié mais bien enserré dans la tendance actuelle. La formule ne sonne pas forcément nouvelle, basse, batterie, voix, synthé, mais pourtant j’accroche à leur pop un peu déjantée, me ramenant irrésistiblement (synthé obligé) à une certaine new wave.

C’est un peu court, à peine une demi-heure heure de show, mais je commence déjà à avoir envie de bouger frénétiquement des jambes

Changement de plateau efficace, puisqu’on a à peine le temps de descendre une bière que les New Young Pony Club (NYPC) ont déjà pris le relais sur scène.

Pas de véritable rupture avec le groupe précédent dans l’apparence du moins, ce jeune groupe est presque tout aussi looké que le premier, legging et fluo en force pour la chanteuse Tahita à laquelle on décerne une mention spéciale pour l’énergie qu’elle décuple mais aussi pour sa coiffure imparable avec une moitié latérale du crâne rasée !

Là encore le synthé, semble-t-il tendance lui aussi ce soir, donne toute sa dimension 80’s, voire 90’s à leur pop/new wave/disco/électro/rock ou ce que vous voulez. ça me rappelle les barrées de Terry Poison, ça groove, ça bouge, c’est accrocheur et le public de la Cigale (qui commence à s’amasser en nombre) ne tarde pas à acquiescer du bassin. Joie dans la salle lors d’une excellente reprise de "Pump up the jam" des Tecknotroniks !

C’est frustrés qu’on les laisse quitter la scène au bout de leur demi-heure heure syndicale de set. Ils s’annoncent déjà comme la bonne surprise de cette soirée.

La rumeur disait d’eux qu’ils étaient "les nouveaux CSS", "en mieux" allaient même jusqu’à s’avancer certains. Attendus au tournant, les brésiliens de Bonde do Role n’auront pourtant pas rempli leur mission.

Et bien ceux-là n’avaient pas encore du les voir sur scène. La formule est un peu pauvre d’une part, un chanteur garçon, une chanteuse fille, un DJ.

Le son n’est pas tellement révolutionnaire non plus et les samples semblent avoir été piochés comme on remplit son caddy dans un supermarché : avec un peu tout et n’importe quoi ; Grease, Europe ("The final countdown"), plus traditionnellement Daft Punk.

Alors ils essaient peut être de compenser en déployant une énergie à tout va sur scène, et c’est effectivement assez amusant au début, mais ça finit surtout par devenir lassant pour un public qui ne semble plus trop savoir de quel côté dodeliner de la tête.

Public échaudé ne craint pas l’eau et la Cigale surchauffée ne risque pas de se désemplir malgré cette prestation en demi-teinte. Les Happy Mondays, les mythiques bad boys de Manchester sont de retour depuis peu après de bonnes années d’errance et d’abus en tous genres et plus d’un trentenaire dans la salle ne manquerait ça pour rien au monde.

Pourtant ceux qui auront eu la chance de les voir au sommet de leur forme (?) diront certainement que "c’était mieux avant".

Le fait de cramer sa vie par tous les bouts en se prenant pour des éternels djeuns pendant des années n’empêche effectivement pas qu’on se prenne un jour un bon coup de vieux dans la tronche.

Alors forcément les Happy Mondays apparaissent un peu fatigués et "c’était sûrement mieux avant". Mais n’empêche, il y en a un qui n’a pas décrépi de la même façon et qui assure le ravalement de façade à lui tout seul, cet extraterrestre, c’est Bez, l’homme aux maracas et aux danses hallucinantes et hallucinées.

Du fond de la salle où l’on se trouve il passerait presque encore pour un ado attardé, bermuda treillis, chemise ouverte et lacérée à la fin du concert qui laisse entrevoir une petite bedaine pourtant plus très crédible de l’adolescence.

Son acolyte Shaun ne semble pas avoir eu autant de chance, un peu voûté, nonchalant dans son jean/pull, il passe la majeure partie du temps assis un verre à la main derrière la chanteuse-choriste black. Vieux tubes imparables, "Loose fit", "Hallelujah", mais aussi morceaux du dernier album In the blood, "Dysfonctional uncle" suffisent à mettre le public en transe.

D’ailleurs la sécu a le droit elle aussi aux feux des projecteurs ce soir-là sur la scène de la cigale puisqu’il ne se passe pas 5 minutes sans qu’un fan alcoolisé des premiers rangs (que la jeune femme blonde au sac en main se reconnaisse) ne grimpe lourdement sur scène pour quelques pas de danse plus ou moins assurés aux côtés de Bez.

La grande époque des Happy Mondays est sans doute révolue, néanmoins leur son incomparable électrise encore les foules nostalgiques et avides de légende vivante alors rien que pour ça, chapeau bas !

 

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En savoir plus :

Le site officiel de Happy Mondays
New Young Pony Club sur MySpace
Koko Von Napoo sur MySpace

Crédits photos : Loic Le Quéré - Fred pour NYPC (Plus de photos sur Taste of Indie)


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# 10 novembre 2019 : Non à la morosité

Faites une pause avec l'actualité, faites une pause avec les réseaux sociaux et profitez plutôt de notre sélection culturelle hebdomadaire avec des tas de belles raisons de se réjouir un peu. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"We were young when you left home" de Tim Linghaus
"Glam shots" de Rich Deluxe
"Imago" de Manuel Etienne
"Women" la 4ème émission de notre podcast radiophonique Listen In Bed
"Silent scream" de Holy Bones
"Stregata / stregato" de Gilia Girasole & Ray Borneo
"Révolution" de David Kadouch
"Jusqu'ici tout va bien" de Bazar Bellamy
Lysysrata, It It anita et The Eternal Youth au Normandy
et toujours :
"A l'oblique" de Phôs (Catherine Watine & Intratextures)
"So cold streams" de Frustration
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"Au revoir chagrin" de Da Silva
"Ca" de Pulcinella
"Roseaux II" de Roseaux
"Symphonic tales" de Samy Thiébault
"Ca s'arrête jamais" de The Hyènes
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