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Bloc Party - I'm from Barcelona - Does it offend you, yeah ?  (Le Zénith )  12 novembre 2007

On est que lundi soir mais c’est déjà la course dès la sortie du bureau parce que, lorsque l’on a sa place pour le festival des Inrocks, mieux vaut se pointer à l’heure de début des concerts indiquée et ne pas compter sur l’indulgence des organisateurs via à vis d’un public peu pressé. J’ai déjà pu le constater lors de la soirée d’ouverture jeudi à la Cigale. C’est donc en fonction marche rapide que je me dirige vers la sortie du métro pour me rendre compte que 5 minutes plus tôt il était déjà 19h.

Bon mais ça va, je n’ai plus qu’à passer en mode sprint pour finir et ça devrait le faire. Mais c’est bien sûr sans compter sur la perte totale et subite de mon sens de l’orientation ! (comment ça je suis une fille ?) Je me prends donc à errer comme une âme en peine dans cet immense et beaucoup trop obscur parc de la Villette où je ne fais donc pas du tout la maligne. Bref, il est cette fois plutôt dans les 19h30 lorsque les tourniquets du Zénith tournent enfin pour moi.

En faisant des calculs compliqués, je m’autorise à penser que puisqu’il n’y a ce soir que quatre groupes, il est possiblement possible que la ponctualité militaire n’ait pour une fois pas été complètement respectée. Encore pleine d’espoir, j’agresse donc le premier venu pour lui demander entre deux reprises de mon souffle si les festivités n’ont bien pas encore commencé, comptant ainsi orienter sa réponse.

C’est donc avec une mine toute déconfite que j’accueille un : "Ah si, le premier groupe vient tout juste de terminer". Et m…… "et c’était quoi au moins ?". "Les New Puritans". Tant qu’à en être là, on peut poursuivre un peu la conversation, alors : "et tu as trouvé ça comment ?", "bof, vraiment pas génial, le chanteur semblait juste sorti d’une cour d’école".. Bon, je me console en me persuadant que je n’ai a priori pas loupé grand-chose.

Et puis du coup je peste un peu car apparemment les changements de plateau traînent en longueur et il faut attendre un bon moment avant que les Does it offend you, yeah ? (vous aurez noté comme moi la grande tendance des groupes en yeah) ne montent sur scène. J’avoue, je suis une totale néophyte alors je prends le temps d’appréhender la chose. Pas si facilement descriptible en fait, comme Daft Punk, comme Justice, il s’agit certes ici aussi d’un duo d’électroniciens. Jusque là tout va bien.

On les comparerait bien surtout aux premiers, mais ils semblent assumer cela plutôt bien car ils ne se gênent pas pour utiliser plusieurs samples de leurs morceaux. Néanmoins la ressemblance n’est pas non plus si flagrante, en fait le son des Does it offend you, yeah ? sonne plus dur, bien plus rock. ça me demande un peu de temps mais je finis par apprécier, malheureusement la clepsydre est déjà presqu’écoulée et craignant sans doute de rester enfermés dans ce Zénith un peu trop froid, le duo s’échappe sans espoir de retour. Je n’ai plus qu’à espérer les revoir bientôt !

Parce que oui, je ne l’ai pas encore mentionné, mais si je trouve que le Zénith ne brille de manière générale pas par sa convivialité, même lorsqu’il affiche complet, ce lundi soir où à peine 4 000 spectateurs y sont réunis (si ça vous semble déjà beaucoup, sachez qu’il en manque encore 2000 pour remplir la salle), il est d’autant plus triste.

Je suis donc heureuse de voir monter sur scène la joyeuse colonie d’I’m from Barcelona pour mettre un peu de baume dans les cœurs. Avec des animateurs comme eux on se croirait au Club Med et c’est kermesse party assurée !

Des ballons de baudruche en veux tu en voilà partout sur la scène, des lancers de confettis, on ne dira pas que les nordiques n’ont pas le sens des festivités et de la mise en scène ! On pourra certes ne pas accrocher réellement à cette ambiance chorale bon enfant, à une pop un peu gentille, à des mélodies un peu légères, mais il y a une chose qu’on ne pourra pas leur nier : ils respirent et communiquent une vraie joie de vivre semblant nous crier quelque chose du genre "aimez-vous les uns les autres" ou "faites l’amour pas la guerre".

Bref, j’ai bien envie d’y croire alors, comme la plupart des gens autour de moi, je me prends à danser avec un espèce de sourire niais sur le visage qui ne me quittera qu’à la fin du concert.

Toujours pas de rappel et après la reprise de leur tube "lalalalalalala … from Bar-ce-lo-na !" façon plus électro ils nous quittent mais laissent le public plutôt content et prêt à attendre de pied ferme la tête d’affiche de la soirée, les Bloc Party.

La prestation de ces derniers ne décevra pas, même si le groupe va surtout jouer les morceaux de son second album (pas de bol pour moi, je connais surtout le premier). Ce second opus n’a pas été très bien accueilli par la critique, pourtant je trouve que sur scène le groupe le défend bien, grâce notamment au charisme du chanteur, à la maîtrise du rythme et la puissance du son qui ont bâti leur réputation.

On ne peut pas dire pour autant que le groupe déchaîne la foule, puisque foule il n’y a pas vraiment, mais surtout parce que le public est un peu trop sage comme souvent dans ce genre d’événement un peu trop parisien branchouille.

Néanmoins, à l’exception de mon voisin qui recule, craignant sans doute que, dans mon enthousiasme qui va crescendo, je ne finisse par lui sauter sur les pieds, tout le monde se met au diapason de la danse quand s’élèvent les premières notes de l’archi-tubesque "Banquet". Habitués de la sorte depuis le début on aurait à peine osé le réclamer et pourtant, petits veinards que l’on est, les Bloc Party nous font l’honneur d’un rappel !

Incroyable, nous voilà gratifiés de quatre morceaux supplémentaires qui nous assurent enfin un dernier concert digne de ce nom ! Merci et bonne nuit les Inrocks !

 

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##Does it offend you, yeah ?##

En savoir plus :

Le site officiel de Bloc Party
Le site officiel de I'm from Barcelona
Le site officiel de Does it offend you yeah ?


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

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"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
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