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Café de la Danse  (Paris)  18 juin 2003

Une fois de plus, la salle du Café de la danse était pleine à craquer pour ce concert de Grandaddy. Chaleur extérieure aidant, la température de la salle était à la limite de la forunaise ce qui a eu pour effet de rendre insupportable l’activité extrêmement bruyante autour du bar.
Carton rouge aux serveurs qui attendaient les moments de chute des décibels pour jeter sans retenue les bouteilles dans leur poubelle !

La scène, surchargée de matériel, accueillait en première partie Ben Kweller aux allures de jeune étudiant des sitcoms américaines des années 70 qui seul à la guitare ou au piano, se livre sans fioriture à des interprétations de son jeune répertoire folk rock punk certes avec un brin d'humour ("je vais vous chanter une chanson qui parle de ma vie, elle s'appelle 'Problems'") mais néanmoins bruyant et excité. La chose laisse quand même un goût de spectacle pour fête de fin d'année du campus. Il nous promet de revenir avec son groupe cette fois, peut être en automne, et il pourrait en être alors tout autrement, à l'image de son EP Phone Home, beaucoup plus rock'n'roll et plus "professionnel" même si ça reste assez déjanté. A suivre peut être.

Une grosse demie heure de sudation plus tard, c'est au tour des Grandaddy de faire leur entrée. Grandaddy c’est un quintet dont 4 barbus costauds, au look intermédiaire entre les ZZ top et les joyeux bûcherons des Rocheuses.
Un clavier, une guitare, une batterie, une basse (avec le sosie de Pavarotti à la basse, qui s'avérera avoir une voix toute fluette du plus belle effet en voix de fond ) et bien sûr Jason Lytle en personne qui cache toujours sa grande timidité derrière sa barbiche et sa casquette de base ball rabaissée sur les yeux. comme pour se protéger. Guitare en bandoulière, gérant une flopée de synthétiseurs et autres appareils électroniques, comme un élève studieux, il consulte avant chaque morceau sa petite boîte à fiches qui recèle ses recettes magiques.

Sur fond d’écran géant projetant des documentaires et clips bucoliques, animaux, grands espaces et baroudeurs bûcherons construisant radeau et cabane comme aux siècles passés (ça ne s'invente pas) Grandaddy démarre sur les chapeaux de roues devant un public conquis d'avance avec "Hewlett's Daughter" tiré de "The Sophtware Slump", leur excellent précédent album.

Si le son pêche au début du set, on oublie vite avec les titres qui s'enchaînent, essentiellement extraits des précédents albums avec quelques incartades quand même dans "Sumday", leur dernier disque tout juste sorti.

Sans avoir peur de plomber le spectacle, Jason nous annonce d'ailleurs qu'il dédit ce concert à 2 amis californiens qui viennent de quitter notre monde pour un monde meilleur comme il dit... Qu'à cela ne tienne, les Grandaddy enchainent illico.

En live la musique des Grandaddy est vive et spontanée, tout aussi sophistiquée certes mais plus brute et plus rock. La voix de Jason, même épaulée parfois par le bassiste révèle ses faiblesses mais plutôt que de décevoir par rapport aux disques (sur lesquels le chant ne constitue pas le point fort de Jason) elle donne à cette musique un côté humain et très attachant. De la musique vivante, jouée par de grands enfants (d'ailleurs eux mêmes ne s'y trompent pas puisque sont projetées des images de leurs caricatures miniatures, des "enfants-grandaddy")

Timide mais non dénué d'humour, Jason lance, avant d'entamer "Crystal Lake" (un des morceaux phares de The Sophtware Slump) : "Vous allez peut être reconnaître cette chanson, ça a presque fait un tube euh.. en Russie " avant de nous en proposer une version débridée et très rock, avec toujours ces petits sons électroniques dont il a le secret.

Et même quand Jason se plante sur les premiers mots de "He's simple, he's dumb, he's the pilot", il ne se démonte pas pour autant et rattrape la sauce a capella pour terminer ce concert sur ce brillant morceau qui introduisait "The Sophtware slump".

Habilement répartis entre les morceaux qui sonnent déjà comme des classiques, les titres du nouvel album (Sumday) nous semblent presque familiers, c'est sûrement cela la Grandaddy's touch, cette capacité qu'ont les grands groupes à sortir du lot et à se construire une véritable identité sonore.

Un concert de 1h30 à peine (les 22h30 réglementaires du Café de la Danse) qui laisse un goût de "revenez-y"... Nous attendrons donc décembre pour une nouvelle tournée française des Grandaddy en écoutant d'ici là, Sumday et les précédents albums..

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Sumday de Grandaddy
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Grandaddy en concert à Ninkasi (5 décembre 2003)
Grandaddy en concert au Festival Rock en Seine 2012 - Programmation du dimanche

En savoir plus :
Le site officiel de Grandaddy
Le Bandcamp de Grandaddy
Le Soundcloud de Grandaddy
Le Facebook de Grandaddy


David         
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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
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