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Twisted Charm
Real Fictionnal  (Because Music)  septembre 2007

Le 28 novembre dernier, la France était triste. Fred Chichin nous laissait là, comme des cons, complètement médusés par son départ précipité. Ironie du sort, le soir même, Les Rita aurait dû jouer dans une salle aussi mythique qu’eux, l’Olympia. Twisted Charm aurait eu alors l’incroyable honneur de les supporter dans cette superbe tâche…

Double coup dur pour les 4 jeunes britons, qui exprimaient il y a encore peu, leur joie de jouer aux côtés de telles sommités, et par la même occasion de faire l’expérience d’un public plus mature.

Il est vrai qu’après avoir tourné avec Klaxons pendant plusieurs mois, l’envie de se détacher de cette "référence", d’exister en tant que groupe original, devait se faire sérieusement sentir.

Original, on ne peut pas dire que ce soit le cas de l’histoire de ces 4 garçons. Nathan Doom (voix, guitares, synthés), Luke Georgiou (saxophone), John Garley (basse) et Dominic Cole (batterie) viennent d’un bled paumé dans l’imprononçable Northompstonshire. Sympathique trou dans lequel la classe moyenne british végète, eux y compris. Bref, une histoire glauque, mille fois entendue à travers le monde de la musique. "La seule façon de s’en sortir : monter un groupe et s’installer à Londres", pour reprendre les mots de la bio presse.

Cohérents, les Twisted Charm, avec ce premier album Real Fictional, nous parlent donc de société anesthésiée par la téloche "Television Nation", où chaque destin est similaire "Clone Baby", où l’ennui règne graaaaaave "Boring Lifestyles" bref un monde aseptisé où il ne fait pas bon grandir "Never Grow Older".

Un désarroi quelque peu naïf paradoxalement habillé d’un son inventif et mature par sa complexité. Lance Thomas (Ladytron / PJ Harvey), à la production, n’y est sûrement pas étranger. Il est parvenu a donner un sens à une musique qui puise sa force un peu partout : guitare saillante façon Buzzcocks, basse vedette façon Joy Division, saxophone chaotique et incontrôlable façon James Chance, synthés discordants façon Devo. Un délire musical parfaitement orchestré et arrangé.

Leur style robotique 80’s devrait remonter le moral aux inconsolables de la période cold-wave. Une once discrète d’électro apporte une touche de modernité à l’ensemble de l’œuvre, la plaçant peut-être ainsi dans la nouvelle catégorie NME dite "nu-rave".

Peu importe. Catégorie ou pas, la musique mutante de Twisted Charm est avant tout rafraîchissante, charmante, oscillante et surtout pas chiante. Comme son nom l’indique.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

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Twisted Charm en concert au Festival Les Volcaniques de Mars 2007

En savoir plus :

Le site officiel de Twisted Charm


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# 30 novembre 2008 : une pluie de nouveautés

Le temps est à la pluie et au froid, raison de plus pour écouter de la musique ou vous octroyez un moment lecture bien au chaud chez vous, ou aller au théâtre et au cinéma.

Côté musique :

"Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon" de Get Well Soon,
"Hurricane" de Grace Jones,
"Xoxo Panda and the new kid revival" de Her Space Holliday,
"How we became" de Jeremy Warmsley,
"Ciné Magique" de Lily Frost,
"L'entredeux" de Marianne Dissard qui nous fait partager 4 titres en Froggy's Session,
"Bits" de Oxford Collapse,
Thomas Tantrum, Eugene McGuinness, Mr B the gentleman rhymer et Baddies à la Flèche d'or pour Rock is Dead #2
The Bellrays, Kabu Ki Buddah, Raymonde Howard et Second Sex au Fil de Saint Etienne
Et une nouvelle émission du Morceau Caché intitulée La biographie en temps réel

Au théâtre :

"Le songe d'une nuit d'été" aux Ateliers Berthier
"Othello" au Théâtre National de l'Odéon
"Les bouts de bois de Dieu" au Théâtre de la Tempête
"Gombrowiczshow" au Théâtre National de Chaillot
"Devant la parole" à la Maison de la Poésie
"Le repas" à la Maison de la Poésie
"Diagnostic" au Théâtre Daniel Sorano à Vincennes
"Les muses orphelines" à l'Aktéon Théâtre
"Mangiare" au Théâtre du Soleil
"Audimat" au Trianon
"Vu duo c'est différent" au Point Virgule
"Michel Hermon - Compagnons d'enfer" à la Péniche Opéra
et des reprises à ne pas rater : le Molière 2008 du meilleur spectacle seul en scène "Un monde fou" au Petit Théâtre de Paris avec Eric Métayer et une version savoureuse de "La flûte enchantée" au Théâtre des Mathurins

Expositions avec :

"Pollock et le chamanisme" à la Pinacothèque de Paris
"De Miro à Warhol - La collection Berardo à Paris" au Musée du Luxembourg

Lecture avec :

"Des néons sous la mer" de Frédéric Ciriez
"La mesure du temps" de Helon Habila
et dans la catégorie "Beaux livres" le catalogue de l'exposition "Picasso et les maîtres"

et du cinéma :

Edward au main d'argent de Tim Burton
un portait de Jason Statham
"Mesrine : L'ennemi public N°1" de Jean François Richet
"The duchess" de Saul Dibb
et "Vilaine" de Jean Patrick Bene et Allan Mauduit

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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