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The western lands  (Warp)  septembre 2007

Rarement formation n’aura fait preuve d’une telle créativité, d’un tel talent, d’une telle volonté de remise en cause pour ne susciter qu’un entrain mesuré de la part du public.

Y compris au sein de l’underground où Nick Talbot - frontman de son état - s’affranchi difficilement du statut de sympathique trublion. Et pourtant, du folk aux délicieux accents Nick Drake de "Flashing Seasons", en passant par les déluges soniques de "Black Holes In The Sand" ou "Fire In The Distant Buildings", le garçon n’a cessé de nous épater.

Les disques s’enchaînent sans se ressembler, à peine à détecte-t-on un invisible fil conducteur entre eux. A en croire le principal intéressé, cette quête perpétuelle de nouveauté serait totalement délibérée et non subie. Une sorte de principe constitutif et inhérent au projet.

Après des débuts stakhanovistes - deux albums et un copieux EP en moins de deux ans -, Gravenhurst a pris le temps nécessaire à l’élaboration de The Western Land. Comme en témoignent les photos de studio de la pochette. "Pierrot Le Fou" de Godard relevait plus d’une juxtaposition des grandes réussites de ses films précédents que d’une nouvelle création en tant que telle.

L’impression dégagée par ce nouvel opus de Gravenhurst s’avère rigoureusement identique. Après s’être livré à l’exploration de territoires divers et variés, Nick Talbot revient avec un disque hybride, synthèse avantageuse de ses expériences antérieures. Un sentiment d’apaisement émane de The Western Land, parfaitement illustré par un classicisme évident dans la construction des titres.

Même si idées noires, ambiances sombres et graves constituent toujours le socle du son Gravenhurst. "Saints" ou encore "Song Among The Pine" satisferont les indie boys amateurs d’arpèges de guitare acoustique. Les aficionados de pop noisy se rueront en priorité sur "Trust" ou la chanson éponyme. Mais tous se retrouveront sur ces pépites aux échafaudages imprévisibles que sont "Hollow Men" ou "She Dance". Tant sur le fond que sur la forme, The Western Land sonne incontestablement comme le disque le plus abouti à ce jour de l’écurie Gravenhurst.

Pourtant, seule la scène arrive à offrir un terrain de jeu à la mesure du talent du groupe de Bristol. Où celui-ci peut véritablement s’exprimer, sans la moindre retenue. Insuccès relatif disions nous, malheureusement confirmé lors de sa dernière venue parisienne dans un Point Ephémère largement incomplet.

Première tournée mise à part, Gravenhurst se présente sous la forme d’un quatuor classique sans fioritures : deux guitares, basse et batterie. Inutile de patienter des lustres pour comprendre que Gravenhurst emportera encore tout sur son passage; la majorité des titres se voyant en effet fondus dans une sauce noisy ravageuse.

Parfois une balade vient temporairement interrompre le chaos ambiant ; l’apocalyptique relecture du "See my Friends" des Kinks restera d’ailleurs au placard, remplacée par une reprise convenue de "Fairport Convention", soulignant une fois encore l’influence de la musique folk. A bien y réfléchir, la force scénique de Gravenhurst réside dans l’alternance. Alternance entre morceaux à l’architecture classique et fulgurances instrumentales inattendues.

Alternance entre balades cotonneuses et déflagrations sonores de pur shoegazing. Alternances entre éclairages sombres, voire discrets et aveuglement général de la salle. L’assurance au moins de ne jamais savoir sur quel pied danser. On adore.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Fires In The Distant Buildings de Gravenhurst
Gravenhurst en concert au Festival La Route du Rock - Collection Hiver 2006
Gravenhurst en concert au village des automates (4 juin 2006)
L'interview de Gravenhurst - Nick Talbot (septembre 2005)

En savoir plus :
Le site officiel de Gravenhurst


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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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