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12 Crass Songs   (Rough Trade / PIAS)  octobre 2007

Pascal me confiait l’autre jour que lors du premier showcase de Jeffrey Lewis à Ground Zero, celui-ci avait dégoté dans les bacs une obscure galette de punk-rock. Le nom inscrit sur la pochette : Crass.

A défaut d’avoir côtoyé de près le mouvement punk underground du début des années 80, ce groupe n’évoquera certainement rien chez vous. Et pourtant, cette formation anarchique hyper politisée méritait bien une petite réhabilitation.

Ce à quoi Jeff l’hyperactif s’est attaché durant l’année 2007. Ainsi, sur quelques planches disponibles à l’intérieur du livret, il détaille ses premiers contacts avec la musique du quintet et explique la genèse de son projet.

Petit retour en arrière maintenant. Véritable tremplin vers une reconnaissance plus large, son précédent effort - Eastern And Western Songs réalisé avec son frère Jack - a quelque peu déçu avec le recul. A l’instar d’Adam le vert, Jeff et Jack avaient néanmoins eu recours aux grands moyens : enregistrement studio, arrangements travaillés, production confiée au mythique Kramer …

Difficile de savoir où le bât a blessé : la production trop lisse en décalage avec la scène et le matériel antérieur, la faiblesse de certains titres, la quasi-absence de morceaux lo-fi … Pourtant, au rythme de trois tournées européennes par an, le groupe continue à drainer un public d’habitués mais peine indéniablement à percer davantage. Toujours est-il que Jeffrey semble une fois encore avoir - intentionnellement ? - laissé passer sa chance …

L’occasion idéale pour s’offrir une récréation en forme de parenthèse discographique ! D’où sans doute la concrétisation de cet hommage aux anglais de Crass. Sans aucune pression. Premier fait notable : contrairement à son prédécesseur, 12 Crass Songs s’affirme comme l’œuvre du seul Jeffrey Lewis.

Aux omniprésentes interventions de sa petite amie - Helen Schreiner - près. En effet, Dave Beauchamp, le batteur attitré n’intervient que sur une poignée de chansons. Et son frère Jack est tout bonnement absent du projet ; son récent déménagement à Seattle n’ayant a priori guère arrangé les choses. Voilà pour le personnel. Sur le contenu maintenant.

Histoire de rendre les textes plus percutants, Jeff n’a pas hésité à réécrire certains passages pour les ancrer plus profondément dans notre époque. Musicalement, une bonne dose de pommade a été nécessaire pour remodeler les compos bruitistes foutraques à la sauce Jeffrey Lewis. Mais le résultat s’avère particulièrement convaincant. A rapprocher de ses collaborations folk lo-fi avec Rachel Lipson, Diane Cluck ou Kimya Dawson …

On ne peut que déplorer l’absence de comptines écrites par de Jeff mais force est de constater que ce 12 Crass Songs assure sans s’essouffler ; du tube interplanétaire "Do They Owe Us A Living ?" à l’hilarant "Systematic Death", en passant les géniales "End Result" ou "Securicor", peu de baisses de régime sont à déplorer.

A la vue des prestations automnales, l’arrivée d’Helen Schreiner risque fort de sonner le glas du Jeffrey Lewis Band première mouture tant celle-ci cherche à s’imposer au sein du groupe. Au-delà d’une excellente parenthèse dans la discographie de Jeffrey Lewis, 12 Crass Songs constitue vraisemblablement le premier tournant majeur de sa carrière.

A se procurer sans délais pour débuter l’année 2008 sous les meilleurs auspices, le packaging soigné de l’objet et la redistribution de la moitié des profits à des associations caritatives constituant des raisons plus que valables.

 

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L'interview de Jeffrey Lewis (septembre 2003)
L'interview de Kevin Coyne et Jeffrey Lewis (9 Fevrier 2004)
L'interview de Interview de Jeffrey Lewis (22 octobre 2004)

En savoir plus :

Le site officiel de Jeffrey Lewis


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
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au Ciné-Club les années 50 :
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Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
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