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Le Divan du Monde   (Paris)  19 janvier 2008

Suite à la sortie de son excellent album The Shepherd’s dog, Sam Beam, la tête pensante de Iron and Wine s’arrête au divan du monde pour une date unique. Depuis l’écoute de ce disque foisonnant, on attendait forcément avec impatience ce concert...

Huit heures précises, Eleni Mandell ouvre la soirée. La californienne, munie uniquement d’une guitare acoustique égrène ses chansons aux accompagnements folks ou minimalistes. Malgré les apparences trompeuses, le jeune femme n’est pas une novice et a déjà quelques albums à son actif. De la douceur mais aussi quelques envolées énergiques, somme toute une sympathique entrée en matière.

Dès la fin de la première partie, les conversations reprennent bon train dans la salle et je me rends compte que le public s’exprime avec aisance dans la langue de Shakespeare. La France serait-elle devenue soudain polyglotte ? Je penche finalement pour une seconde explication et en conclue que tous les américains de Paris, dans la confidence du concert de ce soir, se sont donné rendez-vous. Mais neuf heures déjà, les lumières déclinent.

Bien qu’aux quatre coins de la scène soient disposés de nombreux instruments, Sam Beam trompe son monde et arrive simplement accompagné d’une jeune femme (qui se trouve être sa sœur). Le premier titre se fera donc a minima, guitare acoustique et choriste en renfort.

Et c’est avec "Trapeze swinger" que Iron and Wine ouvre le bal. Tiré de la BO de "In good compagny", le morceau met doucement dans l’ambiance et la voix sucrée de Sam Beam berce les oreilles. La jeune femme cache très bien sa joie d’être là. Sollicitée uniquement pour le dernier quart du morceau, elle reste inévitablement à attendre enfin son tour, plantée sur scène ne sachant que trop quoi faire des ses mimines (on découvrira un peu plus tard dans la soirée qu’elle s’en sert aussi pour jouer du violon).

Rejoint par le reste du groupe sitôt ce premier morceau achevé, la scène ne compte finalement pas moins de 8 musiciens (Sam Beam compris). Chacun jouant au moins de deux instruments, je vous laisse faire le total. Et il n’en fallait pas moins pour restituer l’essence et la densité de l’album. Au quizz des instruments présents on répond clavier, basse, contrebasse, guitare, batterie, percussion, vibraphone, accordéon, violon et bien sûr pedal steel. Ce dernier présent sur pratiquement tous les morceaux donne la touche americana aux chansons.

La finesse de l’arrangement qui figurait sur l’album est retranscrite au-delà des espérances. Pourtant, pas de démonstration, un travail efficace et sobre avec des musiciens qui injectent même une couleur jazzy dans l’affaire. Evidemment propices à des jams, les morceaux sont ponctués de longs instrumentaux, laissant le public ébaubi.

De The Shepherd’s dog, on retrouve notamment les magnifiques "Carousel", "Peace beneath the city" et le très attendu "Boy with a coin" que le public accompagne allégrement en frappant des mains, à l’instar de la version studio.

Les deux précédents albums ne sont pas pour autant oubliés. Le folk "Upward over the mountain" tiré de The creek drank and the waddle, devenu pop léger pour l’occasion ou "Sodom,south Geogia" tiré de Our endless Numbered days démontrent que le savoir-faire de Sam Beam ne date pas d’hier. Les morceaux coulent les uns après les autres, n’étant parfois même plus différenciés. On se laisse alors porter.

Le barbu n’est pas un grand fan de la communication, simplement un "bonsoir" et quelques mots en début de concert puis des "merci" distribués avec parcimonie. Mais la musique est là, et c’est bien cela le plus important.

Une heure et quart après le début du concert "Flightless bird,american mouth" la jolie valse doucereuse vient fermer la boutique. Mais sous les appels du public Sam Beam revient avec sa troupe prolonger l’enivrement avec un dernier morceau, "Resurrection fern" tout en subtilité.

On a retrouvé ce soir la richesse de l’album, enrichi de luxuriants instrumentaux et porté par la voix sucrée de Sam Beam. Le moment lumineux d’une soirée d’hiver.

 

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Iron and Wine en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2006 (mercredi)

En savoir plus :

Le site officiel de Iron and Wine


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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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