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puce Le distributeur de gifles automatique
Théâtre de l'Epouvantail  (Paris)  février 2008

Comédie écrite et mise en scène par Nicolas Moïssakis, avec Guillaume Ferrandez, Céline France, Gwen Lebret, Clotilde Pierre, Frédéric Souterelle et Nicolas Moïssakis..

Quelques cartons par ci par là, des portes un peu partout qui s'ouvrent et se referment aussitôt. Le décor est donc simple et sans prétention. C'est étonnant qu'avec si peu d'artifices il est possible de créer une comédie vraiment délirante. Le trésor, le vrai, se trouve dans les jeux des comédiens et bien sur l'écriture de cette pièce complètement rocambolesque.

L'histoire ou plutôt LES histoires (car il y en a qui sortent de toute part) ne sont pas figées cependant elle revienne toute vers le même homme, Guillaume Ferrandez, le Patron, l'écrivain. Celui qui a perdu son inspiration. Comment faire pour la retrouver et ne pas être confronté en permanence à l'angoisse de la page blanche ? Il va jusqu'à quitter la femme Maxime qu'il aime, "faire un break" comme il lui dit, pour retrouver son inspiration.

Peut-être est ce la solution, a-t-il besoin de retrouver sa muse ? Autant de questions qui, au fil des tableaux, vont trouver une réponse. Guillaume Ferrandez par son naturel et sa générosité sur scène nous fransporte sans difficulté au coeur de ses peurs. Autour de lui gravitent tous ces personnages qu'il invente et réinvente pour enfin peut-être arriver à construire une histoire, en tout cas la bonne...

Explication : L’histoire de la pièce est l’histoire de l’écriture d’une pièce, il y a donc deux histoires. Pas si facile de comprendre au début mais c'est ça qui est intéressant tant dans le jeu des comédiens que dans l'écriture bien pensée de cette comédie. Et puis comme ces histoires s’écrivent au fur et à mesure qu’elles se racontent, la mise en scène se construit au fur et à mesure qu’elle se représente.

Quant au "Distributeur de gifles automatique", eh bien, il matérialise les obstacles que l’on rencontre au fil de la vie. C’est dire s’ils sont nombreux. Et si ce sont des gifles en plus, alors ça remue.

Céline France alias Maxime, la femme de l’écrivain, joue elle plusieurs rôles. Elle est hôtesse de l'air puis hôtesse d'accueil puis muse. Partout où ira l'écrivain, partout il aura l'impression de la croiser. En clair elle le hante et il ne voit qu’elle. Céline France est efficace, pleine de vie, explosive et joue excellement bien tous ses rôles avec une aisance scénique éclatante.

Clotilde Pierre qui est Porcelaine est elle aussi assez incroyable. Elle est vive et complètement déjantée puisque c'est aussi une femme paniquée persuadée d’avoir vu voler un homme à travers le hublot d’un avion. Elle a une voix à couper le souffle, étrange et envoûtante à la fois, elle s'accapare de son personnage à merveille.

Frédéric Souterelle ou Tito, un clochard persuadé de savoir voler plus il boit du whisky. Il est spectaculaire à moitié fagoté, il ne ressemble pas à grand chose. Il donne vie à son personnage avec tant d'ardeur qu'on s'y attache immédiatement On a envie d'être près de lui et de croire sans complexe à toutes ses élucubrations. Il a en effet un style bien à lui qu'on ne modifierait pour rien au monde.

Le dernier enfin presque à arriver sur scène c'est Gwen Lebret, le Nègre, l’homme qui vient en aide à l’écrivain quand c’est la panne sèche. C'est le deuxième cerveau de l'écrivain. Avec son look de rastafarien et sa barbichette de 2 mètres de long, il est forcément unique. Et puis on ne s'attend pas à voir un nègre qui a ce look qui ressemble à rien. Il est fou, complètement barré c'est génial.

Une apparition qui sort de nulle part est celle de Nicolas Moïssakis qui est l’unijambiste. Personne ne sait ce qu’il fait là, pas même lui. C'est franchement tordant !

En définitive "Le distributeur de gifles automatique" matérialise les obstacles que l’on rencontre au fil de la vie. On se rend très vite compte que, forcément, ils sont nombreux ces obstacles. Et comme ce sont des gifles, ça secoue dans tous les sens du terme !

 

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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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