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The Golden Age  (Cooking Vinyl / PIAS)  Février 2008

L’âge d’or, drôle de titre pour un groupe qui n’en a jamais vraiment eu… Au début des années 90, American Music Club loupé le coche de peu.

On promettait un avenir radieux au groupe suite à la parution de l’excellent Everclear. Son successeur, Mercury (1993) aurait dû consacrer le groupe de Mark Eitzel, véritable taulier de ce que les encyclopédies du rock ont nommé l’Americana, sorte de Country nouvelle vague avec crédibilité indé en prime…

Mais malheureusement et malgré les critiques élogieuses de la presse spécialisée, Mercury est passé complètement inaperçu, enfin surtout aux oreilles des programmateurs de College radio et pour les programmateurs de MTV : pas assez grunge pour l’époque…

Dégoûté, Eitzel saborde le navire American Music Club et passe une dizaine d’années à filer un sacré mauvais coton, nourrissant une haine profonde et un amour immodéré pour les boissons alcoolisées…

Malgré une carrière solo marquée par l’extraordinaire Caught In A Trap And I Can’t Back Out Cause I Love You Baby et son casting de luxe : Steve Shelley de Sonic Youth et James Mc New de Yo LA Tengo, rien n’y fera. Eitzel cultivera une image d’éternel artiste maudit et incompris …

Le seul crédit qu’on lui accordera, sera d’être à l’origine du mouvement slowcore ou sadcore, sorte d’amicale des déprimés de la six cordes qui compte en son sein les rigolos Red House Painters, les joyeux trublions de Low

En 2004, Love Songs For Patriots a marqué le retour d’American Music Club. On avait alors pu remarquer qu’Eitzel n’avait rien perdu de son fiel légendaire, fustigeant allègrement la nation américaine dans son ensemble…

4 ans après, The Golden Age baigne dans une torpeur automnale et cotonneuse… Eitzel semble obsédé par le temps qui passe et l’issue fatale qui est notre mort à tous. Eitzel cultive la veine misérabiliste qui lui a toujours collé aux baskets, non sans donner parfois dans une certaine mièvrerie. Dans "The Sleeping Beauty", il commence par "Alors que je quitte la ville sur la route recouverte de feuilles mortes, je te vois dans mon rétroviseur…".

The Golden Age n’ouvre pas vraiment de nouvelles perspectives musicales pour American Music Club. L’album reste plaisant dans son ensemble, sans plus. Rien à voir avec la fulgurance et l’urgence de certains morceaux d’Everclear et de Mercury…

Les ambiances boisées et feutrées prédominent… Les rares orages électriques ne sont pas sans rappeler les feedbacks tournoyants de Jeff Martin D’idaho ("The Stars").

L’écoute de The Golden Age n’est pas sans évoquer le sentiment que l’on éprouve après avoir revu une ex petite amie… On est content de la voir, on se remémore les bons moments, mais au final, cela fait un bon bout de temps que l’on est passé à autre chose… Au plaisir les gars…



 

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American Music Club en concert au Festival International Benicàssim 2008

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Julien P.         
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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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