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Interview  (Rezé)  mars 2008

Après la sortie, de Puzzle, leur dernier album en date, Rencontre express avec Simon, chanteur de Biffy Clyro, avant leur concert en première partie des Queens of the Stone Age.

Pourquoi tant de temps entre Infinity Land et Puzzle?

Principalement à cause des maisons de disques, de leurs petits arrangements. On aurait préféré s

ortir Puzzle beaucoup plus tot, mais finalement ces trois ans nous ont permis de prendre du repos, un vrai don du ciel.

Vous avez quittés Beggars entre ces deux albums. Pour quelle raison?

Nous avions un contrat pour quatre albums chez Beggars. A la fin de notre tournée, nous avions fait les préprods, nous étions prêt à rentrer en studio avec Chris Shield.Mais une semaine avant le début de l'enregistrement, Beggars a décidé de nous vendre au plus offrant.

En France, on a entendu parler de la sortie d'un éventuel « best of » comme quatrième album ?

Ils en parlent toujours mais nous nous y opposons. Ils veulent se faire de l'argent sur notre dos.

Quels sont les changements que vous avez pu ressentir depuis ce changement de label?

Cela nous a permis d'aller beaucoup plus à l'étranger. On a joué à Paris six ou sept fois cette année, c'est la deuxième fois à Nantes. Cela n'est jamais arrivé avec Beggars, on ne pouvait pas tourner.

Pour raisons financières?

Oui évidemment et en même temps, si l'on ne va pas vers les gens, ils n'achèteront pas nos disques, ne nous découvriront pas. Nous n'avons pas peur de faire autant de concerts que l'on peut. C'est d'ailleurs comme cela que ça a marché au Royaume-Uni. C'est très agréable d'être ici, de devoir conquérir le public.

Vous avez remarqué une différence de public ou de ventes?

C'est sûr que l'on nous reconnaît plus. Les gens savaient que nous sortions un nouvel album ce qui est bon signe! Mais l'on ne ressent pas de grande différence à part ça. On a la même équipe depuis des années, avec le même fonctionnement. De manière interne, c'est toujours la même chose. Tant mieux d'ailleurs!

Le dernier concert à Paris (à la Maroquinerie en octobre) était pourtant presque complet, ce qui est une première pour vous en France !

C'était un très bon concert, l'ambiance était vraiment bonne. Cela nous a pas mal surpris!En tout cas, c'était un de nos meilleurs concerts de 2007.

Les premières parties que vous avez faites depuis l'année dernière vous ont-elles aidés?
Cela permet de toucher des gens qui ne seraient pas venus vers nous naturellement.Quand on ne peut petre dans un pays que pour quelques jours, cela nous permet de jouer dans des salles importantes. Mais on espère pourvoir venir jouer seuls plus tard dans l'année.

Comment s'est fait le contact avec les Queens of the Stone Age?

On a fait une tournée avec eux aux Etats-Unis en octobre et ils nous ont invité pour leur tournée européenne, ce qui est assez exceptionnel. C'est le groupe parfait avec qui tourner, nous avons beaucoup de liens musicaux.

Des liens assez forts pour que Josh Homme vous invite à ses Desert Sessions?

Ce serait un plaisir d'y participer en tout cas!

Votre album est sorti il y a un an maintenant et votre statut a considérablement changé au Royaume-Uni (presse, public).Peux-tu nous en parler?

Pour avoir de la presse, on en a eu! Jusqu'aux tabloids...C'est très étrange car c'est notre quatrième album et on nous demande souvent lors d'interviews si c'est notre premier. Eh bien non! C'est toujours bien qu'on s'intéresse à nous et on ne le prend pas mal quand quelqu'un a juste découvert notre existence. Puzzle nous a permis de toucher des gens qui écoutent de la musique mainstream. D'ailleurs, nous sommes considérés comme un groupe mainstream au Royaume-Uni, chose que nous n'avons jamais vraiment voulue. Mais tant que l'on peut continuer à faire de la musique...

Voilà pourquoi vous tournez beaucoup aux Etats-Unis et ici en France.

On n'avait jamais joué outre Atlantique avant, là on y retourne pour la quatrième fois.On part demain d'ailleurs. Cela nous occupe beaucoup, on recommence tout à zéro partout. En France, on est encore un nouveau groupe, à part pour quelques aficionados comme toi! (rires) De toute façon, ce n'est qu'en tournant que l'on touchera les gens.

Je crois que la sauce commence à prendre en France, notamment grâce à votre passage à Rock en Seine.

C'était un super festival, avec Mogwai que l'on adore. On a été étonné par l'ambiance à notre concert, on ne s'y attendait pas du tout.

Cet album est assez différents des précédents.Etait-ce une démarche consciente?

Non pas du tout. Je crois que chacun de nos albums est très différent, il y a eu une évolution, une progression. Il y a aussi le fait que , pendant ces trois ans, nous avons écrit un nombre incalculable de chansons. Si nous étions restés chez Beggars, il y aurait sans doute eu un album entre Infinity Land et Puzzle.

Il nous manque une pièce de ce puzzle donc?

Oui!(rires) Les gens auraient pu voir vers quel "style" nous nous dirigions.En tant que groupe, on se doit d'évoluer, de ne pas refaire le même disque à chaque fois. Nous avons eu la chance de travailler avec Andy Wallace et Garth Richardson, qui sont de grands producteurs, ce qui nous a permis de faire le disque de rock dont nous rêvions, avec les chansons adéquates. Certaines personnes ont été surprises que l'on fasse un album si direct.

Je dirais qu'il est peut-être plus théâtral, plus épique.

Ca me flatte! Il sonne plus dramatique, plus grand tout simplement. Infinity Land était un album de pop très complexe,où nous avons poussé le concept jusqu'à ses limites. Nous avions quelques chansons encore plus folles et destructurées, mais cela n'allait pas. De nouvelles chansons beaucoup plus dirextes sont arrivées ensuite, certaines d'entre elles étant présentes sur Puzzle.

Vous avez toujours été plus un groupe "live" qu'un groupe de studio?

Je crois que c'est le premier album pour lequel les chansons n'avaient pas été jouées en live avant. Pour les autres albums, on en avait testé au moins la moitié sur scène. C'était une première de rentrer en studio sans trop savoir ce que le disque allait donner, faute de ne pas avoir assez joué les chansons. Avoir deux mois pour enregistrer n'est pas dans nos habitudes!

Les chansons ont évolué pendant l'enregistrement alors?

Oui, on a découvert beaucoup de choses. On pouvait enregistrer une chanson et la reprendre deux semaines plus tard, alors qu'avant, on avait deux semaines pour tout faire.

C'est un nouvel exercice.

Oui, avant tout devait être planifié, comme pour Vertigo of Bliss où toute la musique a été enregistrée en un jour. Là, on a vraiment pris notre temps. Si une chanson ne sonnait pas, on pouvait la reprendre, la modifier. On n'avait jamais travaillé comme ça avant, c'est aussi une conséquence de notre signature chez 14thFloor Records, nous avions beaucoup plus d'argent pour enregisrtrer et nous en avons profité.Autant tirer parti de ça, cela aurait été idiot de ne pas le faire, vu l'argent que les maisons de disques se font sur le dos des groupes. On leur a donc laissée une note plutôt salée!

Retrouvez Biffy Clyro en
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acoustique en cliquant ici !

 

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crédits photos : Camille


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"Single so over" de Kid Francescoli
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"The undivided five" de A Winged Victory for the Sullen
Rencontre avec Lofofora autour de leur album "Vanités"
"Fly fly" de Céline Bonacina
"Romantic sketches" de Fred Perreard Trio
"Not married anymore" de Hasse Poulsen
"Enfer et paradis" de Les Nus
"Une certaine urgence", émission #6 de notre podcast Listen In Bed
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"Camille contre Claudel" au Théâtre Lepic
"Les Enivrés" au Théâtre de la Tempête
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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