Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Cali
L'Espoir  (EMI)  février 2008

En 2003, un certain Bruno Caliciuri, ou plutôt Cali, débarquait sur la scène hexagonale avec son imparable single "Elle m’a dit" et l’excellent album L’amour parfait.

Deux ans plus tard, il revenait avec Menteur ("Qui se soucie de moi", "Je m’en vais", "La fin du monde pour dans dix minutes", etc.), suivi d’un live en 2006, Le bordel magnifique.

Son nouvel album L’Espoir marque un réel changement. Composé en 2007, lors de la campagne présidentielle, ce disque est beaucoup plus engagé que ses prédécesseurs. Sur des guitares flamenco, Cali annonce la couleur dès la première phrase : "L’espoir est dans la rue".

On retrouvera un texte dans la même veine avec le titre "1000 cœurs debout" : "Est-ce que tu vois, toi aussi, quand tu fermes les yeux / Quand tu sers le poing, haut vers le ciel, est-ce que tu sens l’odeur délicieuse de la liberté". Cali y abordera également des sujets d’actualité : "Est-ce que tu te souviens de l’enfant africain qui vivait en dessous / De ses parents raflés / Des fusils de la honte qui encerclaient nos écoles, je n’oublierai jamais". Une chanson qui colle vraiment avec le titre de l’album…

De la même manière, "Résistance" commence par un constat : "6 mai 2007 on est montés à bord de ce grand bateau noir / On regardait hagards, ils sont fous, on pleurait de chagrin / … / Nous partions têtes basses digérer notre nuit, vomir notre dégoût". Au fur et à mesure du titre, le ton change, on passe d’un constat amer à l’espérance… pour finir par " Nous allons revenir bien plus forts que jamais". Sur ce titre, Cali chante très vite et cette chanson promet d’être explosive sur scène.

On ne peut pas passer non plus à côté du duo "Pas la guerre", chanté avec Mike Scott. D’une manière plus romancée, Cali nous livre un superbe pamphlet contre la guerre en se mettant dans la peau d’une jeune fille dont le fiancé est mort à la guerre.

La ballade "Giuseppe & Maria" est aussi une histoire d’amour détruite par la guerre. L’idée de combat, ou plutôt de résistance, y reste quand même présente : "Plutôt mourir debout que vivre à genoux". Le piano et les cuivres y accompagnent magnifiquement le texte.

Pour finir avec les "chansons engagées", Cali vient soutenir l’association "Les papas = les mamans" avec sûrement le titre le plus poignant du disque, "Le droit des pères". Cali y aborde le problème de la garde des enfants après une séparation. Il vient hurler sa souffrance, son amour pour son fils et sa colère contre la justice. "Mon amour sache que mes mains se seront déchirées sur l’infranchissable barbelé / D’une machine à fric qu’ils appellent justice / … / J’ai cette envie de meurtre au fond de ma colère / … / Ils m’ont volé mon droit de père". Après une intro trombone et trompette, le piano les rejoint et la musique prend de plus en plus d’ampleur au fil de la chanson, donnant encore plus d’intensité au texte.

Pour ne pas manquer à ses habitudes, Cali nous offre également un florilège d’histoires d’amour ratées : "Paola", "Sophie Calle n°108"… Le très bon titre "Comme j’étais en vie" et "Je suis laid" se font écho en racontant un amour passé. A l’inverse, "Je me sens belle" et "Amoureuse" seraient plutôt un hymne à l’amour.

On finira par un titre se démarquant du reste du disque, le duo avec Olivia Ruiz : "Je ne te reconnais plus". La musique fait immédiatement penser à Dionysos et ce n’est pas qu’un simple hasard. En effet, l’album a été, en partie, réalisé par Mathias Malzieu (chanteur de Dionysos), qui n’a pas pu s’empêcher d’y gratter son ukulélé.

Une fois de plus, Cali ravit nos oreilles avec ce magnifique album, ses musiques et d’excellents textes. Son disque le plus abouti, je pense. Un ouragan de vitalité et de sincérité qui laisse présager des concerts très animés.

Rendez-vous au Zénith du 14 au 16 avril.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album L'amour parfait de Cali
La chronique de l'album La vie ne suffit pas de Cali
Cali en concert au Café de la Danse (1er juillet 2003)
Cali en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2004
Cali en concert au Festival Solidays 2004 (samedi)
Cali en concert au Festival de Dour 2004 (dimanche)
Cali en concert au Festival Les Vieilles Charrues 2004 (samedi)
Cali en concert à l'Olympia (21 novembre 2005)
Cali en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2006 (vendredi)
Cali en concert au Festival Le Rock dans tous ses états 2006 (vendredi)
Cali en concert au Festival des Vieilles Charrues 2006 (samedi)
Cali en concert à Théâtre antique (28 juillet 2006)
Cali en concert au Festival de Saint Nolff 2006 - Fichez nous la paix !
Cali en concert au bordel magnifique - Live (octobre 2006)
Cali en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2008 (Jeudi)
Cali en concert à Zénith (14 et 15 avril 2008)
Cali en concert au Festival des terre-Neuvas Bobital 2008 - Vendredi
Cali en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort 2008
Cali en concert au Festival Furia Sound 2008
Cali en concert au Festival Fnac Live #3 (édition 2013) - Dimanche
L'interview de Cali (juillet 2003)
La conférence de presse de Cali (10 juillet 2004)

En savoir plus :
Le site officiel de Cali
Le Myspace de Cali


Frizet         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 21 juillet 2019 : La folle histoire de l'espace

Ces jours-ci on célèbre les premiers pas de l'homme sur la lune, on ambitionne d'y retourner. En attendant, c'est les pieds sur terre que nous vous proposons notre petite sélection culturelle pour vous inviter à décoller un peu vous aussi du quotidien. C'est parti :

Du côté de la musique :

"Triple ripple" de Automatic City
"Jaws" de Condore
"480" de DBK Project
"Echo" de Marion Roch
"Bach & co" de Thibault Noally & Les Accents
"To be continued" de Tropical Mannschaft
Haiku Hands au festival Terre du Son #15
Sara Zinger égalment à Terre du Son, à retrouver en interview
interview de The Psychotic Monks toujours à Terre du Son
On vous parle du Festival de Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Samedi avec Beach Youth, Clara Luciani, Idles, The Hives, Mogwai...
Dimanche pour finir avec Bro Gunnar Jansson, Jeanne Added, Tears for Fears, Interpol...
et toujours :
"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
Les Eurockéennes de Belfort #31 : Interpol, Fontaines DC, Idles, Mass Hysteria...

Au théâtre :

"Iceberg" au Théâtre de la Reine Blanche
la chronique des spectacles à l'affiche parisienne en juillet
et la chronique des spectacles programmés au Festival Off d'Avignon

Expositions avec :

"Back Side/Dos à la mode" au Musée Bourdelle

Cinéma :

la chronique des sorties de juillet

Lecture avec :

"Benalla, la vraie histoire" de Sophie Coignard
"Floride" de Laurent Groff
"Whitman" de Barlen Pyamootoo
et toujours :
"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"La traque du Bismarck" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=