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puce Phoebe Killdeer - Red
Nouveau Casino  (Paris)  26 mars 2008

Le nouveau casino a mis ses habits rouges ce soir et lorsqu'on rentre dans la salle ce mercredi soir, il règne une drôle d'atmosphère avec ces lumières rouges qui flottent tout autour de nous. Aux platines, installées pour l'occasion à la porte des loges, Phoebe Killdeer et ses musiciens se relaient pour nous passer quelques nuggets bien choisis. On est bien, un peu comme chez soi finalement en dehors du fait qu'on ne mettrait jamais autant de cette affreuse lumière rouge chez soi, bref.

Et puis arrive l'heure de la première partie dans une salle assez bien remplie déjà, ce qui laisse présager une soirée plutôt réussie.

Red entre donc en scène, seul. Ce français qui visite le blues et la musique américaine au fil de ses albums et de ses collaborations (Thomas Belhom, Laetitia Shériff ...) branche sa clé usb / lecteur mp3 et accompagné de cet orchestre aussi virtuel que facétieux tentera de secouer un peu le public. Mais, malgré le jeu de lumières remarquables mettant vraiment le musicien en scène, malgré ses gesticulations et sa rock attitude sincère, la sauce aura du mal à prendre et la distance avec le public bien difficile à combler. On attendait peut-être trop, ce qui n'empêchera pas, au contraire de replonger dans sa discographie.

Qu'à cela ne tienne, tant pis pour le bonus, il reste à espérer que Phoebe Killdeer et son groupe, The Short Straws, tiendront les promesses faites ça et là, concernant leur puissance de feu sur scène.

Sans suspens aucun, la réponse est oui. Sur scène, les compositions de l'album déjà remarquables prennent une toute autre dimension. Les trois musiciens qui entourent Phoebe sont d'ailleurs pour beaucoup dans la qualité du set. Batterie, basse et guitares, sont maniées non seulement avec inspiration et dextérité mais également avec une énergie et une présence scénique impressionnante.

Les déhanchements du guitariste n'ayant d'égal que l'attitude de méchant du bassiste derrière ses lunettes noires, dont la prestation au triangle montre que si le groupe prend le concert très au sérieux, il n'en est pas moins exempt d'humour.

De l'humour et de l'énergie, ce n'est pas non plus ce qui manque à Phoebe Killdeer. Son arrivée presque timide sur scène laisse vite place à une chanteuse très à l'aise et au charisme rare qui, ajouté à l'énergie déployée sans compter, n'est pas sans rappeler les performances scéniques d'un autre australien en la personne de Nick Cave.

Toujours un instrument un peu exotique à la main (percussions en tout genre), Phoebe alterne les titres de son album Weather's Coming avec des chansons encore inédites. Comme elle le souligne avec humour, avec un seul album de 34 minutes à son actif, il fallait trouver une solution pour faire une heure de show : soit chanter moins vite, soit proposer d'autres compositions. Elle a donc fait le second choix, et heureusement pour nous, ces chansons ne sont pas que du remplissage mais sont largement à la hauteur de celles contenues sur l'album.

Quelques blagues avec le public, de petites mises en scène amusantes (notamment sur le très charmant "Light that Match" sur lequel elle s'amuse avec des allumettes et improvise un peu lorsqu'elles s'éteignent trop tôt).

Tube de l'album, "Paranoia" lancera définitivement le concert en arrivant très tôt dans la setlist. Nos craintes que le concert ne retombe en puissance ensuite se dissipent très vite après "Jack", "Looking for a Man" ou encore "How far" tout aussi remarquables.

Allant crescendo, le concert atteindra des sommets d'intensité sur "Never tell a lie", titre nerveux et froid sur le disque qui prend en live toute sa puissance rock. Le groupe déchainé reviendra néanmoins pour un ultime rappel avant de quitter définitivement la scène. Concert trop court malgré la rallonge de titres promise mais un concert intense et électrisant à la joie communicative en plus d'une musique puissante et diablement rock'n'roll !

Phoebe Killdeer and the Short Straws sont définitivement à voir sur scène. Ne vous privez donc pas de leur passage dans votre ville, notamment à l'occasion du Printemps de Bourges et du Festival Les Femmes s'en Mêlent !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Weather's coming de Phoebe Killdeer and the Short Straws
Phoebe Killdeer en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2008 (Jeudi)
Phoebe Killdeer en concert au Festival Les Femmes s'en melent #11 (2008)
Phoebe Killdeer en concert au Fil (vendredi 10 février 2012)
Phoebe Killdeer en concert au Trianon (mercredi 28 novembre 2012)
L'interview de Phoebe Killdeer (13 mars 2008)

En savoir plus :
Le site officiel de Phobe Killdeer
Phoebe Killdeer sur Myspace

Crédits Photos : Laurent Hini (Plus de photos sur Taste of Indie)


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Phoebe Killdeer and the Short Straws (13 mars 2008)


# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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