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Have a nice life
Deathconsciousness  (Enemies List Home Recordings)  janvier 2008

Have a nice life. Ce qui pourrait être le titre d'une bluette de Walt Disney ou d'une comédie musicale enjouée n'est autre que le nom d'un des groupes le plus hype du moment, et également l'un des plus sombres.

Deathconsciousness, c'est le petit bijou que l'on s'échange sous le manteau, comme pour garder le secret sur ce double album, oeuvre des deux têtes pensantes du groupe, étudiants en histoire, incroyable hommage à tout ce qui était le plus noir du rock indé des années 80/90.

L'ouvrage en deux parties, agrementé d'un imposant livret narrant l'histoire d'une secte médievale, inspiration pour les paroles, commence avec un long instrumental d'un calme incroyable "A quick one before the eternal worm devours connecticut" (ah ces longs titres à la Constellation) qui permet une préparation tranquille des oreilles, une sorte de décollage dans le monde de Dan et Tim.

Après un deuxième titre presque pop compte tenu de la noirceur du disque, l'auditeur incrédule arrive sur "The Big Gloom" au démarrage ultra saturé et lent, mimant presque le "Sometimes" des My Bloody Valentine, influence évidente de l'opus.

Après ce morceau de bravoure, au son unique en 2008, "Hunter", approchant les dix minutes, voit l'émergence du côté industriel du groupe, avec une grosse batterie saturée sur des voix etherées. Une sorte de relecture de l'univers de Robert Smith, à la sauce Joy Division comme sur "Telephony", la chanson qui suivra.

"Who would leave their son out in the sun" consiste en une très calme ballade accoustique, comme pour achever en douceur le premier disque sur deux morceaux dont le très Mogwaien "There is no food", basse en avant toute, mélodie electronica et distortion au loin, en attendant la montée en puissance du second volet de ce Deathconsciousness.

En introduction de ce deuxième disque, "Waiting for Black Metal Records to come in the mail" se revele la plus percutante chanson du disque. Presque un single potentiel malgré les voix très en retrait pour laisser tout l'avantage à la batterie. Comme sur d'autres titres, le mixage peut sembler discutable, c'est saturé, parfois brouillon mais dans cette auto-production unique, rien n'est habituel.

Retour à l'action avec "Holy fucking shit : 40000", nouvelle balade acoustique à la voix masquée qui se transforme en une envolée distordue et cahotique rarement entendue puis "Deep Deep", quittant les paysages atmosphériques pour rentrer dans une mélodie où la voix s'attaque de front aux incroyables frappes de grosse caisse, guitare et aux nappes déchirantes à la fin du titre. Le mix est toujours sale à souhait et marque le début d'une descente aux enfers qui s'achevera par l'incroyable morceau de bravoure qu'est "Earthmover", 12 minutes de bonheur pour toute oreille aimant la distortion.

Le disque que tous les apprentis post-rockeurs/shoegazers attendaient vient de sortir. Sorti de nulle part, Have a nice life fait revivre le genre en mêlant tout ce que les années 90 ont donné de meilleur au rock bruitiste dans un fabuleux concept album dont on ne peut se lasser.

 

En savoir plus :

Le Myspace de Have a nice life


Fred         
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Les jeux olympiques se terminent, les jours raccourcissent, les élèves chaussent leur cartable flambant neuf, pas de doute c'est la rentrée ce qui veut dire aussi rentrée artistique avec de nombreuses belles choses à découvrir. Voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"@#%&*! Smilers" de Aimee Mann,
"Hero Crisis" de Depth Affect,
"Placelessness" de Alina Simone,
"I know you're married but I've got feelings too" de Martha Wainwright,
"Party Animals & Disco Biscuits" de Kid Loco,
"Around the world" de Senor Coconut,
"Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust" de Sigur Ros,
"Doing the dishes" de The Nits,
"The Alchemy Index, Vol III & IV, Air & Earth" de Thrice
Retour sur le festival Fnac Indétendances 2008 avec une interview de son programmateur, Olivier Bas.
Et puis une très belle Froggy's Session de Katel, avec une fameuse reprise de Bjork !

Au théâtre :

"Big shoot" au Lavoir Moderne Parisien
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Jean Harlow contre Billy the Kid" au Théâtre Les Déchargeurs
"Le divertissement royal - Les manants magnifiques et La pastorale comique" au Théâtre du Nord-Ouest
"A genoux" au Théâtre 14
"Manouche pas touche !" au Théâtre 14
"Sur liste rouge" au Théâtre 14

Exposition :

"Design contemporain finlandais - Promenons nous dans le bois" au Musée des Arts Décoratifs

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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