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Warpaint  (PIAS)  mars 2008

Un disque me brûle les doigts. Sept ans d’attente, de déceptions, d’espoirs transformés en renoncement depuis leur dernier album. Mais finalement le rock n’est pas encore tout à fait mort et les corbeaux noirs deviennent des phœnix. Les frères ennemis Robinson se reforment, les chamailleries en famille sont laissées de côté et les Black Crowes, musiciens contemporains dont l’esprit s’est égaré dans une autre époque, sortent enfin un nouvel opus Warpaint.

Les Black Crowes reviennent. Mélange de Stones, de Allman Brothers et autres groupes sudistes, la voix soul et rock de Chris Robinson et la guitare rageuse de Rich forment un ensemble ravageur. L’histoire de la musique rock est ponctuée de groupes composés de frères (au sens familial ou non) chanteur et guitariste, parfois ennemis mais en tout cas toujours en concurrence.

Tout commence en 1990 avec le Shake your Money Maker, direct, simple qui secoue et ouvre la voie au sublissime The Southern Harmony and Musical Companion qui reste, à mon avis, leur meilleur album.

Mais les chemins du rock'n’roll sont sinueux, souvent dangereux et des errements dans la poudreuse et finalement musicaux étaient sûrement inévitables. La discographie du groupe n’en demeure pas moins éloquente : sept albums studios et deux lives, dont un avec Jimmy Page constitué en partie de reprises de Led Zep.

Leur dernier effort studio, Lions datait de 2001 et signait la fin musicale des corbeaux. Album impossible à écouter et complètement dispensable, il ne laissait rien présager de bon et beaucoup les pensaient alors définitivement perdus.

Mais pour faire patienter au cas où, et remplir le tiroir caisse, on avait eu droit à un best of, un live, un Dvd, mais bien évidemment, rien qui ne satisfasse vraiment. En fait, musicalement la vie du groupe s’était sans doute arrêtée en 1994 avec Amorica, leur dernier bon disque, et même si By your side en 1999 constituait un sursaut, il ne s’agissait peut-être que d’un dernier spasme musical avant la mort cérébrale.

Cependant, on les avait peut-être un peu trop vite enterrés. Piqués dans leur fierté, les frères d’Atlanta bombent le torse et tentent de se réhabiliter. Grands habitués des changements de musiciens, les petits nouveaux du jour sont Adam Mac Dougall aux claviers et le guitariste Luther Dickinson venant des North Mississippi All stars. Ce dernier, par son jeu fluide et mélodique, ferait presque oublier Marc Ford qui avait ponctué les heures les plus lumineuses du groupe.

La fratrie Robinson, à peu près rabibochés, signe toutes les chansons à l’exception d’un titre. Comme dans leurs premiers albums, une reprise de derrière les fagots s’invite dans la liste. "God’s got you" du Révérend Charlie Jackson entraine dans un gospel qui vire au boogie endiablé. Le groupe est rompu à l’exercice que ce soit en revisitant Otis redding ("Hard to handle"), Marley ("Time will tell") ou bien en s’appropriant les chansons du dirigeable. Puis contrairement (et fort heureusement) au précédent opus, la production revient à un son plus direct. Paul Stacey qui avait officié quelques courts instants comme guitariste au sein du groupe prend les manettes et redonne de la vigueur au son.

Dès les premiers coups de caisse claire, on est rassuré. L’album s’ouvre sur "Goodbye Daughters Of the Revolution" au riff coupant comme une feuille de papier et à l’urgence assumée. Puis suit et suinte le blueseux "Walk Believer Walk" au tempo tellement ralenti qu’il tourne à l’incantation maléfique. Poursuivant dans cette veine, on est servi par "Movin’ on down the line" tout en montée, qui éclate enfin au bout d’une minute trente tendue, dans une folie mélangée de Rock-boogie délirante. Puis tandis que "Who see the deep" commence par un beat batterie auquel viennent se greffer riffs et guitare solo dans une parfaite symbiose pour un pur moment de Rock'n’Roll, "Evergreen" fait rugir des gimmicks fiévreux et "Wounded bird" envoie un déluge sonore de guitares saturées. Chemin faisant, on se retrouve aux portes de l’Amérique sudiste avec de la ballade bien grasse mais inspirée qui colle aux oreilles tel "Oh Josephine" ou plus délicatement avec "Locust street" alors que la superbe complainte, "There’s God in them hills", apporte la preuve que l’on peut avoir l’esprit rock même en acoustique. Enfin, l’album se clôt, après dix chansons sans faiblesses, sur "Whao Mule" qui pourrait sortir d’un champ de coton et fait grimper immédiatement le taux d’humidité ambiante.

Musique d’une autre époque ? Musique pour les nostalgiques ? Amateurs de niaiseries contemporaines, passez votre chemin. Et non, ce n’est pas Lenny Kravitz qui sauvera le rock et maintiendra la flamme allumée. Les frères Robinson font leur grand retour. Rien de révolutionnaire mais du putain de Rock'n’roll. Les Black Crowes reviennent, qu’on se le dise !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Before the frost... Until the freeze de The Black Crowes
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En savoir plus :
Le site officiel de Black Crowes
Le Myspace de Black Crowes


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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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