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puce Bjorn Berge - H-Burns
L'Européen  (Paris)  31 mars 2008

Depuis cette interview mémorable et la private session qui s’ensuivit, on l’attendait de pied ferme ce fleuron norvégien, le gars capable de sortir d’une guitare 12 cordes les choses les plus invraisemblables, à commencer par l’idée saugrenue dans la tête de chaque auditeur qu’un groupe de 25 guitaristes et percussionnistes divers est planqué derrière le rideau de fond de scène pour justifier le barouf incroyable qu’il déploie à chaque chanson… alors qu’il est seul sur scène…

Bref, Bjorn Berge, l’ex ouvrier de plates-formes pétrolières en Mer du Nord, Bjorn Berge le facétieux, (si, si, il l’est) était à Paris pour la sortie d’un nouvel album live (CD+DVD), compilation de ses tournées en Europe, astucieusement nommé Live in Europe.

La salle est comble - enfin quasi - de looks les plus divers, endossés par un panel d’âges qui couvre la sortie de collège, jusqu’à la retraite bien méritée - ou pas d’ailleurs, mais là n’est pas mon propos.

Et d’ailleurs, autre comble, s’il en fût (digression quand tu nous tiens) : nous sommes tous autant et divers que nous sommes, assis. C’est quand même dingue quand on sait ce qui nous attend (envies diverses et variées de sauter dans tous les coins en prétendant notamment être les fans ultimes de Lemi Motörhead) – j’en appelle donc aux plus sortants d’entre vous : me fourvoie-je en imaginant ladite salle libérée de ses sièges sagement disposés en amphi ?

Bref, admettons qu’il faille y voir une attention toute bienveillante de l’organisateur à l’attention de la partie du panel la plus éloignée du collège…. Nous sommes donc tous sagement – et fébrilement- assis.

H Burns, l’ardéchois folk, ouvre vaillamment le concert, en version seul-avec-sa-guitare et propose en 30 minutes un aperçu plus qu’honorable de son album How strange it is to be anything at all qui avait impressionné Froggy's Delight. L’ambiance se pose doucement avec les mélodies successivement mélancoliques ou rageuses des titres qu’H Burns chante en anglais.

Puis Bjorn Berge arrive rieur, décontracté, lunettes sur le nez, cheveux blonds mi-longs, accueilli par un tonnerre d’applaudissements (si, si, c’est ce à quoi ça ressemblait le plus, je vous assure !). Le Norvégien s’installe sur une chaise en milieu de scène, entre deux 12 cordes, on distingue à peine la pédale qu’il utilisera pour accentuer le rythme de certaines chansons.

Il démarre à 100 à l’heure avec un titre perso "Blues Hit Me" et…c’est peu dire ! Nous sommes tous collés à nos dossiers (finalement, c’est peut être pour nous protéger contre ces accélérations que le gentil organisateur n’a pas viré les sièges). Il profite de la fin du premier morceau pour se présenter, mi-rigolard, mi-incertain ("ils me connaissent vraiment tous ????"). Nous nous faisons un plaisir de le rassurer.

C’est parti pour 2 heures d’une intensité incroyable : quelques titres perso et surtout des reprises. En effet, depuis son dernier opus I’m the anti-pop, Berge déclare vouloir rendre la politesse à tous ceux et celles qu’il admire et qui l’ont inspiré depuis des lustres.

Des reprises, donc, que peu se risqueraient à jouer et que le bonhomme revisite systématiquement de la cave au grenier pour en livrer une version "blues" ou, pour être plus proche de la réalité, BjornBergo-bluesèque, jamais entendues, parmi lesquelles l’immense "Ace of Spades" (du susmentionné Lemi Motorhead - saluée, en intro par des hurlements de plaisir et à la fin par le même tonerre-machin- qui n’est même pas lassant), "13 question method" (Chuck Berry - la liste des questions magiques qui vous assureront de ne pas finir la soirée seul(e) est émaillée de rires, solos, de commentaires et de clins d’œil du meilleur effet cabotin), "Give it Away" (Red Hot Chili Peppers - le public se tient à peine et ne se le fait pas demander 2 fois quand Berge lui demande de chanter de conserve), "Buena" (Morphine - la transe….) ou encore "Black Jesus" (Everlast - envoûtant).

Et à chaque fois une (re)découverte :cet homme est non seulement capable de sortir des sons et des rythmes par cascade de sa guitare, toutes les méthodes y passant (picking, arpèges, bottle neck, à plat sur les genoux, derrière les oreilles… euh, non, là j’abuse) en un show constant, mais également de proposer une version extrêmement enthousiasmante du blues, personnelle, nettoyée, dépoussiérée, pfff le bonheur, quoi !

Une espèce de transe bienheureuse, qui vire à la franche hystérie en fin de concert quand, après deux rappels et autant de standing ovations, Berge le facétieux (je vous avais prévenus) termine par une chanson folklorique dite "chanson de la montagne" (je vous épargne la version norvégienne) qui, bien que présentée comme la-chanson-qui-rend-fou, ne menace finalement que les phalanges et autres métacarpes du pauvre homme (qui ne semble pas s’en soucier le moins du monde), et porte à son comble notre plaisir à tous.

Vous n’y étiez pas ?
Dommaaaaaaaaaaaage !

 

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Crédits photos : David Didier (plus de photos sur Taste of Indie)


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# 23 juin 2019 : Un festival de festivals

On vous parle bientôt du Hellfest, on vous parle déjà du Magnifique Society, on va partir au festival de Beauregard... bref, c'est l'été, la saison des festivals et on va vous tenir compagnie tout l'été, histoire de vous rafraichir les idées pendant que votre corps suera à grandes eaux sous le soleil caniculaire. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Une clairère" de Jérôme Minière
"Cheval fou" de Marie Claire Buzy
"Le pas de côté" de Matthieu Malon
"Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery" de The Comet Is Coming
"Years to burn" de Calexio & Iron and Wine
"Tutto va vene" de Alex Rossi
"The coffin train" de Diamond Head
"Black Haze" de Lloyd
Compte rendu du Magnifique Society à Reims :
- Vendredi avec Delgrès, Franz Ferdinand, The Fat White Family...
- Samedi avec Pond, Bagarre, Sebastian etc.

et toujours :
"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Why ?" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Evaporés" au Théâtre de la Tempête
"Elle voit des nains partout !" au Café de la Gare
"Nous deux et personne d'autre" au Lavoir Moderne Parisien
"Roger, Roger et Roger" au Café de la Gare
"Olympicorama - Epreuve n°2 : Le disque" à la Grande Halle de La Villette
"Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Natan, le fantôme de la rue Francoeur" de Francis Gendron
Oldies but Goodies avec "L'Age d'or" de Luis Bunuel
et la chronique des films à l'affiche en juin

Lecture avec :

"Avis de décès" de Zhou Haohui
"L'évasion du siècle" de Brendan Kemmet
"La lame" de Frédéric Mars
"La solitude Caravage" de Yannick Haenel
"Malamorte" de Antoine Albertini
et toujours :
"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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