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Mère Geneviève Gallois - Vision du cloitre au XXème siècle
Musée de Port Royal aux Champs  (Magny les Hameaux)  Du 10 avril au 7 juillet 2008

A Magny les Hameaux, situé dans le domaine des Granges au sein d'un parc de 10 hectares à l'orée de la vallée de Chevreuse, très beau isolé et calme propice à la promenade champêtre et à la méditation, le Musée de Port-Royal des Champs, qui domine les ruines de la célèbre abbaye de Port-Royal des Champs, rasée en 1711, un des hauts lieux de la réforme au 17ème siècle et de la pensée janséniste, présente une exposition singulière "Mère Geneviève Gallois - Vision du cloître au XXème siècle".

Philippe Luez, le directeur du musée, l'a initiée pour montrer, vue de l'intérieur, la vie au quotidien, au début du 20ème siècle, des religieuses cloîtrées dans les saintes demeures du silence à travers l'œuvre d'une d'entre elles, une sélection importante de près de la moitié des planches qui composent le cycle des "Scènes de la vie conventuelle".

Une exposition à l'intérêt pluriel. En effet, elle permet, à partir d'un propos historique et anthropologique, de visualiser la clôture dans ce qu'elle a de plus élevé comme de plus ordinaire à travers le langage personnel et résolument moderne d'une artiste au destin atypique.

Mais également d'aborder à travers une thématique peu abordée dans l'art religieux, une œuvre profondément inspirée, et néanmoins esthétique, d'une femme peintre, graveur et verrier, à confronter avec le mouvement de renouveau de l'art sacré qui intervient au 20ème siècle.

Enfin, de découvrir une œuvre très rarement exposée en raison de sa genèse même. En effet, avant d'intégrer l'ordre des Bénédictines et devenir Mère Geneviève Gallois, Marcelle Gallois était une artiste reconnue dans le milieu du dessin satirique. Son art, une passion mise en sourdine au couvent, retrouve à s'exprimer grâce à l'insistance et à la commande de Paul Alexandre, amateur d'art éclairé, qui est fasciné par ses dessins proposés dans une vente de charité, qui donnera naissance à ces 152 planches des "Scènes de la vie conventuelle". Et chose rarissime, ces oeuvres n'ont jamais été commercialisées et sont toujours détenues par la famille Alexandre.

Une artiste captive volontaire

Philippe Luez évoque, à juste titre, dans son essai figurant dans le catalogue de l'exposition, la réconciliation des vocations de Mère Geneviève Gallois.

Ses gouaches "schizophrènes" révèlent simultanément l'œil aiguisé et la plume pertinente d'une observatrice sans concession de la vie du cloître, et la transcendance du prosaïque au divin, le dessin comportant souvent des textes intégrés à la composition et supports de méditation.

On est loin des archétypes édulcorés de l'imagerie populaire de la chaussée aux moines ou des fabricants de liqueurs, le renoncement au monde ne se parant d'aucune couleur. Tout est gris, noir, brun. Car les captives volontaires sont astreintes aux tâches quotidiennes que Mère Geneviève Gallois qualifie, selon une tautologie textuelle lourde de sens, de besognes basses et abjectes. Seules taches de couleur le vert des arbres du jardin ou le rouge de la croix moniale.

La foi vue de l'intérieur à travers les corps

Dans les divers lieux austères et miséreux de l'abbaye, Mère Geneviève Gallois peint des corps de religieuses, femmes réduites à des ombres fantomatiques, sans visage ou aux traits difformes, au corps effacé par l'habit monastique dont elle célèbre par le pinceau "les plis magnifiques de la Robe d'Intégrité dont il revêt l'homme déchu". Des corps effacés au monde dont on entrevoit parfois les soubresauts charnels comme dans le trio de "La fin de la récréation".

La technique de l'affiche et de la caricature se retrouve dans la précision et l'acuité du trait expressif qui laisse deviner le geste sans repentir ni retouche même si des esquisses, dont certaines sont montrées, témoignent néanmoins d'un travail de composition.

Cette artiste a également œuvré dans la gravure, dans laquelle elle voyait l'expression "du drame qui se joue entre l'âme et Dieu, et dans le vitrail qui par ses couleurs lui évoquait "le frétillement du monde surnaturel".

 

A lire uassi sur Froggy's Delight :

La chronique du catalogue

En savoir plus :

Le site officiel du Musée Port-Royal des Champs

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation du Musée de Port-Royal des Champs


MM         
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La chronique du catalogue


# 3 août 2008 : Speciale Avignon

Après avoir été pendant un mois le plus grand théâtre du monde, Avignon redevient la Cité des Papes. Le public avait le choix entre près de 1 000 spectacles présentées par des compagnies tant françaises qu’étrangères !

Froggy’s Delight était sur place et a chroniqué des spectacles à ne pas rater s’ils passent près de chez vous !

Au sommaire,:

un petit tour d'horizon de la cuvée 2008
et les chroniques par ordre alphabétique:

Agnès Soral aimerait bien vous y voir au Théâtre Le chien qui fume
Aimer, c'est plus que vivre au Théâtre des Amants
Couple ouvert à deux battants au Théâtre de la Poulie
Electre au Théâtre des Amants
Et puis, quand le jour s'est levé, je me suis endormie... au Musée Fujak
Fédérico, l'Espagne et moi au Théâtre Le chien qui fume
Grisélidis, la catin révolutionnaire au Théâtre des Amants
Inconnu à cette adresse à la Livrée de Viviers
Isidore et la plume bleue au Théâtre La Luna
Harold et Maude au Théâtre de l'Etincelle
Hypocondriac 1er, roi de Neurasthénie au Théâtre Le Petit Chien
Jackie Star, l'élégance et la beauté au Théâtre La Luna
L’adieu de l’ombre au théâtre Le Funambule
La ballade des vaches guerrières au Théâtre La Luna
La Brasserie de l'Univers au Théâtre Le Petit Louvre
La pluie avant Croquemitaine au Théâtre Présence Pasteur
Le diable au corps au Théâtre Le Petit Louvre
L'enseigneur au Théâtre du Balcon
L'envers du décor au Théâtre La Luna
L'opération du Saint Esprit au Théâtre de l'Etincelle
Mathieu Solaire au Théâtre de la Tache d'encre
Médée Kali au Théâtre Le Funambule
Mistinguett, Madonna et moi au Théâtre La Tache d'encre
Modestes propositions… pour remédier à la trop forte croissance de la population mondiale au Théâtre La Luna
Product au Théâtre Le Petit Louvre
Propriété condamnée au Théâtre du Bourg Neuf
Rapport sur moi au Théâtre Les Halles
Riz flambé au théâtre Le Funambule
Salades d'amour à l'Hotel de la Mirande
Scaramuccia au Collège de la Salle
Scènes de la vie conjugale au Théâtre Le Petit Louvre
Te quiero au Théâtre des Amants
Toujours ensemble au Théâtre Albatros
Une nuit d'amour plus qu'un jour de gloire au Théâtre du Balcon
Vernissage au Théâtre des Vents
Vieux comme le monde au Théâtre de la Poulie
Wladislaw Polski Wold Tour 2018 au Théâtre La Tache d’encre
Zéphira, les pieds dans la poussière au Théâtre de l'Alizé

et puis "Apollinaire érotique" au Théâtre de l'Orme ...à Paris.

Côté musique, il fallait être en Espagne pour le Festival Summercase avec :

Vendredi : El Guisante Magico, We are Scientists, Edwyn Collins, Ian Brown, Whytey, Grinderman, Interpol, Blondie, Maxïmo Park, The Verve et Cornelius et Primal Scream
Samedi : Pete and the Pirates, Mishima, Peter Von Poehl, Kooks, Shout Out Louds, The Breeders, The Stranglers, Kings Of Leon, Mogwai, Sex Pistols, The Raveonettes, Kaiser Chiefs, CSS, Leila, Foals et Los Planetas

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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