Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Joan as Police Woman
Interview  (par téléphone)  15 avril 2008

Bien que son premier album Real Life ait été distingué unanimement par les critiques du monde entier, Joan Wasser, plus connue sous le nom de Joan as Policewoman montre une certaine sérénité, à la veille de la sortie d’un second album on ne peut plus attendu, To Survive, qui sort en juin des deux côtés de l’Atlantique.

Diplômée du conservatoire, elle officia tout d’abord dans des groupes punks, et c’est ce genre d’émotion brute qui vient irriguer ses textes, émotion qui s’associe à une sensibilité exacerbée et resplendissante dans les mélodies. Le second album de Joan s’inscrit dans la continuité du premier, qui irradiait d’intelligence et de mélancolie. Il se distingue lui-même de façon notable par l’émotion brute qui s’en dégage.

La majeure partie de To Survive a été écrite alors que sa mère était en train de se battre contre le cancer qui l’emporta l’année dernière. Canalisant la douleur de la perte, l’album se resserre sur Joan, son jeu pianistique et sa voix. Les guitares sont reléguées à l’arrière plan et les accroches pop s’incorporent sans accroc à la ligne mélodique particulière. "C’était devenu une obsession de soustraire un maximum de choses pour ne laisser que les éléments absolument nécessaires", s’explique Wasser. "J’ai gagné en cohérence, en sincérité et en subtilité. Il était question d’être assez courageuse pour ressentir et exprimer autant que possible tout ce qui me submergeait. En toute honnêteté".

Nous avons recueilli les impressions de cette artiste extrêmement talentueuse qu’est Joan Wasser ou Joan as Policewoman, lors d’un court entretien. Nous lui avons demandé comment elle avait vécu les années qui ont suivi son premier album.

En quoi votre nouvel album fait la preuve d’une nouvelle étape dans votre travail ?

Joan Wasser : Mon album s’inscrit dans la continuité de Real Life, j’ai cherché à aller encore plus profond dans les émotions, je veux accéder au maximum d’honnêteté dont je suis capable, m’en servir pour la transformer en une matière qui fasse sens musicalement.

Est-ce que vous avez changé de méthode pour écrire votre second album ?

Joan Wasser : Et bien, l’album a été écrit principalement sur la route pendant la tournée du premier album. Ma mère était en train de mourir, sa mort a certainement pesé sur son évolution.

Est-ce que vous avez changé votre rapport à la musique au cours de ces années ?

Joan Wasser : La musique est toujours dans le fond une bête instinctive et ces pulsions, je ne cherche pas à les juger trop durement parce que je veux qu’elles continuent à s’exprimer à travers moi, sans le moindre obstacle, c’est-à-dire que j’apprends à ne pas les censurer, ni à leur porter de jugement.

Avez-vous été surprise par le formidable accueil de la presse envers votre premier album ou avez-vous toujours été sûre de vous ?

Joan Wasser : Ce dont j’étais sûre, c’était d’être contente de l’album. Après sa sortie, c’est comme s’il ne m’appartenait plus, je me rappelais seulement que, quelles que soient les réactions qu’il suscitait, ça restait un travail dont je pouvais être fière. Le fait que d’autres personnes l’apprécient me fait croire que je ne suis pas si marginale, je suppose, si à part, de façon générale, ce qui par le passé m’aurait sans doute terrifiée, mais qui, aujourd’hui, me donne plutôt de l’espoir.

Est-ce que vous pensez que vous êtes inspirée par l’endroit où vous vivez ?

Joan Wasser : Je suis inspirée par le fait de vivre à New York où chacun peut trouver tout ce dont il a envie, et même ce qu’il ne cherche pas ! Je vis à Brooklyn et si tu circules autour, en voiture, pendant une heure, tu traverses une centaine de communautés, de nationalités, de cultures différentes ainsi que leurs festivals, leurs particularités alimentaires, leurs habitudes. C’est l’endroit le plus stimulant du monde.

Si on vous offre la possibilité d’emmener avec vous, trois albums sur une île déserte, lesquels prendriez-vous ?

Joan Wasser : Parade - Prince, Sibelius - Symphony No 5 and 6 et Entertainment - Gang of four

Quelles sont vos chansons préférées sur votre album To Survive et pouvez-vous l’expliquer?

Joan Wasser : "To be lonely" et "To survive". ("To survive" s’inspire d’une berceuse que sa mère lui chantait quand elle était enfant pour chasser la peur persistante qu’elle avait d’être brûlée vive à un poteau). C’est toujours ce que je ressens parfois et je ne cherche pas à l’évacuer, à verser de l’eau sur cette impression. Pourquoi le ferais-je ? Tout ce que je fais vient du cœur.

Vous faites un duo avec Rufus Wainwright sur le dernier morceau "To America", pensiez-vous déjà à lui lorsque vous l’avez composé, et comment vous est venue l’idée d’écrire pour une voix si unique et charismatique ?

Joan Wasser : Oui, je pensais à lui quand j’écrivais la chanson. J’ai fait partie de sa formation pendant quelques années et il m’a poussé à utiliser ma voix de façon très différente. Travailler avec Rufus était comme deux heures et demi d’exercices physiques. Vraiment intensif. Alors quand j’ai écrit "To America", je l’ai écrite dans une tonalité plus haute pour le pousser à atteindre le son que je voulais.

Comment vivez-vous la scène? Est-ce que ça vous rend nerveuse ?

Joan Wasser : J’essaie d’être aussi calme que possible. Ceci dit, s’il y a un ami cher dans la public, je serai probablement un petit plus nerveuse. J’essaie de ne pas penser à ça. Penser est un bien grand mot !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album The Deep Field de Joan as Police Woman
La chronique de l'album The Classic de Joan As Police Woman
La chronique de l'album Let it be you de Joan As Police Woman & Benjamin Lazar Davis
Joan as Police Woman en concert au Festival Les Inrocks 2006
Joan as Police Woman en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2007 (jeudi)
Joan as Police Woman en concert à L'Aéronef (mardi 12 juin 2012)
Joan as Police Woman en concert au Café de la Danse (vendredi 21 mars 2014)
L'interview en VO de Joan as Police Woman(15 avril 2008)
L'interview en VO de Joan As Police Woman(vendredi 24 janvier 2014)
L'interview de Joan As Police Woman (vendredi 24 janvier 2014)

En savoir plus :
Le site officiel de Joan As Police Woman
Le Myspace de Joan As Police Woman
Le Facebook de Joan As Police Woman

Traduction : Sandrine Gaillard

Oliver Baker         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Joan As Police Woman (27 janvier 2014)
Joan as Police Woman (6 décembre 2010)


# 18 avril 2021 : En avril ne te cultive pas d'un fil

Pas de nouvelle bonne nouvelle... pas sûr. En attendant de pouvoir aller à nouveau vers la culture, faisons la venir vers nous. Voici notre sélection de tout un tas de choses à écouter, lire, voir et (re)découvrir. On commence évidemment avec le replay de la MAG #25 ! et oui déjà, en on n'est pas peu fier !

Du côté de la musique :

"Djourou" de Ballaké Sissoko
"A live full of farewells" de The Apartments
"Racine carrée de vos utopies" de Les Marteaux Pikettes
"Detectorists" le 19ème mix de la saison 2 de Listen In Bed
"Bach en miroir" de Marie-Andrée Joerger
"Drot og Marsk" de Peter Heise
"Bye bye baby" de Requin Chagrin
"Good for you" de Slim Paul
et toujours :
"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La Collection" d'Harold Pinter
"Le Cabinet horrifique" de Valérie Lesort
"Vêtir ceux qui sont nus" de Luigi Pirandello
'Féminines" de Pauline Bureau
"Noire" de Tania de Montaigne
"Love & Politics" de Dan Turden
"NinaLisa" de Thomas Pédour
"Le Bœuf-musical Boris Vian" au Hall de la Chanson
"Hippolyte et Aricie" de Rameau

Expositions :

en virtuel :
"Trésors Nabis" du Musée d'Orsay
"Bonnard, Le Cannet, une évidence" au Musée Bonnard au Cannet
"Yan Pei-Ming - Au nom du père" au Musée Unterlinden à Colmar
"Crinolines et chapeaux, la mode au temps des impressionnistes" au Musée de la Corderie Valois en Normandie
"Camille Moreau-Nélaton, Une femme céramiste au temps des impressionnistes" au Musée de la céramique à Rouen
"Jean Ranc, un montpelliérain à la Cour des rois" au Musée Fabre à Montpellier

Cinéma :

at home :
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"La course navette" de Maxime Aubert
des films cultes :
"Au revoir les enfants" de Louis Malle

"Little Odessa" de James Gray
"37°2 le matin" de Jean-Jacques Beyneix
"C'est arrivé près de chez vous" de Rémy Belvaux et André Bonzel
"La Balance" de Bob Swaim
et un court métrage "La pince à ongles" de Jean-Claude Carrière

Lecture avec :

"C'est quoi ton genre ?" de Agnès Vannouvong
"La petite ville des grands rêves" de Fredrik Backman
"Les somnambules" de Chuck Wending
"Mondes en guerre : tome IV, guerre sans frontières" de Louis Gautier
"Séquences mortelles" de Michael Connely
et toujours :
"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood

Du côté des jeux vidéos :

Retrouvez les jeux vidéos en live sur la TV de Froggy's Delight chaque soir de la semaine à partir de 21H

 

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=