Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Galerie audio
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
Festival Les Femmes s'en melent #11 (2008)
Promise and the monster  (Paris, Centre Culturel Suédois)  18 avril 2008

Promise and the Monster. Voilà un nom qui sonne bien. On ne peut qu'être intrigué et curieux d'entendre, de voir "une formation" avec un nom aussi poétique.

Ma culture musicale étant un peu limitée, je m'empresse d'aller voir le Gogole me dire ce qu'il peut sur ce nom énigmatique.

Et là, une page MyFesse, classique – petit aparté, je déteste les pages MyFesse, je comprends que cela est pratique, que cela crée un lien, une communauté, mais quel bordel, moi qui recherche la simplicité, c'est toujours le bronx que de naviguer dans ce capharnaüm dit organisé, mais je ne suis pas encore habitué, le serais-je un jour... fin de l'aparté.

Bref, revenons à notre "Promesse". Déjà, je vois qu'il s'agit d'une femme, seule au demeurant. Là, des images me viennent, femme, nom poétique, suédoise, du nb... Houlala, ça sent Lexomil à l'oreille. Je me suis même dit avec mauvaise foi que j'irai avec mon gros oreiller bien molletonné. Oui, bon d'accord, chuis vraiment pas fin parfois.

Bon, je vais à l'écoute de cette "promesse", de ce "monstre"... Euh, comment dirais-je, il faudrait que les fabricants de portable améliore vraiment le son des enceintes, devrais-je dire Fujitsu Siemens, car là, je déchante vraiment. Cela semble un peu criard, lent, déprimant... Allez, j'ose : chiant à mourir, le "monstre" me fait donc la "promesse" de me bouffer tout cru, et en plus durant mon sommeil, le fourbe !

Bon, j'en écoute le plus possible et je ne suis pas emballé. Le lieu : une belle salle, acoustique, nickel pour moi, ça rend bien en général, mais c'est difficile de faire des images correctement. C'est petit, bondé, on est assis, et c'est de l'acoustique. Seule l'interprète joue, bref, pas idéal, et en plus, uniquement les trois premières chansons. Vaut donc mieux arriver en avance pour trouver une bonne place devant, c'est à deux pas, aucune raison de ne pas y être à l'avance.

J'arrive donc, me place, 3-4 photographes, la salle pleine : aucune chance de partir avant la fin du concert. Ne pas m'endormir. J'attends 20h30 que ca commence.

Une jeune femme assez frêle, terriblement timide, parlant avec une voix un peu chancelante, elle se met en place et ça commence.

Et là, la claque, dès les premières mesures, j'aime (sans mentir) ! Elle joue de la gratte comme j'adore. Cela m'a tout de suite rappelé Kaki King qui m'avait bouleversé. Pareil ici, sauf qu'il y a une voix aussi. Whouah ! Rien à voir avec MyFesse, mais rien du tout, ça vous fout des frissons. Je prends un long moment à écouter, pas malin quand on ne peut shooter que les 3 premières. Allez, on se bouge, mais voilà, c'est beau, franchement beau. Je me mets dans ma bulle et shoote le minimum pour ne pas déranger l'artiste. Elle s'est plainte la veille d'un photographe au flash, chicos, évidemment. Il y a toujours l'amateur qui, reflex au point, shootera tout le concert, vraiment énervant, mais bon...

Les trois chansons faites, je range et écoute. Je la regarde, mais de peur de croiser son regard, je regarde ailleurs et me laisse envahir. Wouah ! Que cela est enivrant ! Une voix claire, posée, qui pousse assez loin sans jamais vous casser le tympan, ça s'arrête. Une maîtrise de la guitare qui me ravit, de longs passages sans voix pour ne la poser qu'au bon moment... Et elle s'arrête, coupe la boucle pour partir dans un solo où on a l'impression qu'une musique l'accompagne tout de même...

Un petit mot sur l'interprète, j'ai eu l'impression d'un visage sortant d'une peinture de Vermeer, d'un autre temps, la lumière minimaliste et ciblée faisant forcément illusion, mais la robe à fleur, sage et juvénile renforce cela.

Bon, je ne vais pas en mettre des tartines. Comment ça, c'est déjà fait ? J'ai aimé, et ma mauvaise langue coutumière eut bien la bonne idée de se tourner 21 fois dans mon gosier avant d'émettre un jugement, ce fut beau, magnifique oserais-je dire.

J'ai aimé, point barre. Merci pour cette promesse monstrueuse, je n'ai pas eu peur mais le frisson était là.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Promise and the monster en concert au Festival Les Femmes s'en melent #11 (2008)


En savoir plus :
Promise and the Monster sur Myspace

Crédits photos : Thomy Keat (retrouvez toute la série sur Taste of indie)


Thomy         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Promise and the monster en concert au Festival Les Femmes s'en melent #11 (2008)

• A voir aussi sur Taste of Indie :

Galerie de Promise and the Monsters


# 31 août 2008 :

Les feuilles de l'éphéméride tombent comme des feuilles mortes et voici déjà la rentrée, en douceur, avec son lot de nouveautés, la reprise des concerts en salle et les nouvelles créations théâtrales.Il est donc temps d'être dans vos starting blocks avec Froggy's Delight !

Côté musique :

"The movie" de Clare & The Reasons
"Donkey" de CSS
l'album éponyme de High Places
"A potion" de Sioen
"Nights out " de Metronomy
"?Como te llama ?" de Albert Hammond Jr
"Fantasy Black Channel" de Late of The Pier
"Ryunosuke" de Mud Flow également en interview

Au théâtre :

"Le médecin volant" au Théâtre du Nord-Ouest
"Quichotte et le bateau enchanté" au Théâtre 14
"L'apprentissage" au Théâtre Les Déchargeurs
"Big Shoot" au Lavoir Moderne Parisien
et des reprises"Ged Marlon Solo" au Théâtre du Petit Montparnasse et "Nous sommes de celles" au Théâtre Essaion

Expositions :

"L'affiche 100% Finlande" au Musée des Arts Décoratifs
et, dernière ligne droite pour "Charles Lapicque - Une rétrospective" au Musée de la Poste

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008