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Crystal Castles  (Lies records / PIAS)  mars 2008

Myspace a indubitablement fait avancer la musique. En bien ou en mal, difficile d'en tirer un bilan maintenant. Ce qui est sûr, c'est que le net est devenu un tremplin, un moyen de se faire repérer, accessible à tous et partout dans le monde. Les kids en raffolent et les maisons de disques ont flairé le bon plan à des kilomètres : a priori, rien de bien anormal.

Tout droit venu de Toranto, les Crystal Castles ne se sont pas, eux, gênés pour surfer sur la vague hype pour débarquer sur vos platines. Quelques remixes et images myspace flashy plus tard, les voici donc, avec un premier album, sobrement éponyme.

Rien n'est plus sûr, Crystal Castles ne ressemble en rien à ce que l'on ait pu écouter auparavant : une avalanche de sons électroniques, quelques mélodies accrocheuses qui se dégagent par ci par là et la voix tantôt douce tantôt criarde d'Alice Glass par dessus (et quand on vous parle de sons électroniques, n'imaginez pas de la mauvaise techno pour concours de sono dans les rassemblements tuning).

Ethan Kath et Alice Glass sont ce qu'on pourrait appeler des nostalgiques. Nostalgiques des années 80s et de tout ce qu'il y a autour, notamment de son ambiance, à la fois dark et fluorescente, mariage étonnant que l'on retrouve très bien dans leur musique.

Car cet album reste un mélange d'influences sombres clairement assumées et assimilées (New Order et autres groupes new wave entre autres) et de génériques des premiers jeux de Game Boy à écran monochrome ("Xxzxcuzx Me" reste l'exemple le plus parfait). Il faut dire que les Crystal Castles donnent  directement le ton avec leur nom, inspiré d'une série télé, choix qui se comprend dès les premières secondes de cet album, qui nous font directement basculer dans un univers inquiétant et parfois enfantin ("Vanished"). Difficile à croire à l'heure de la tecktonik...

Mais la musique des Canadiens s'avère être plus efficace sur un EP qu'un LP, tant elle est irrégulière et imprévue, voire désorganisée. Après l'écoute de ces quelques seize morceaux, l'auditeur surpris, hésite sur ce qu'il doit penser de ce groupe : génie ou foutage de gueule ? Effectivement, Crystal Castles, c'est hype, "c'est cool de les avoir dans son top myspace", la musique acid revient à la mode, mais après avoir passé presque une heure en simulation de comitialité, l'auditeur lambda, qui ne met pas forcément de slims et n'a pas de myspace (un vieux con quoi...), a bien le droit de se poser ce genre de questions.

Les Crystal Castles sont donc à l'électro ce que Tetris est à la fameuse console Nintendo : amusant mais vite lassant, voire stressant. Cet album devrait donc réjouir aussi bien les nostalgiques de l'ambiance particulièrement spéciale des années 80s que les blonde platines en fourrure trainant dans les coins les plus branchés du moment.

Punk dans l'esprit, pop (au sens populaire du terme) dans la forme, ce premier essai des Crystal Castles se veut réservé à être joué dans des endroits intimistes (voire glauque), le groupe allant jusqu'à qualifier leur son de musique de "caves". Des caves au ParisParis, il n'y aurait donc qu'un pas...

Et si vous trouvez cette chronique désorganisée et bordélique, je vous répondrais qu'elle l'est presque moins que l'album des Crystal Castles.

 

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Articles : Festival Rock en Seine 2010 - Programmation du dimanche - Wallis Bird - The Temper Trap - Success - The Black Angels
Crystal Castles en concert au Festival International de Benicàssim #18 (samedi 14 juillet 2012)

En savoir plus :
Le Myspace de Crystal Castles


Clément T.         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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