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Grand Rex  (Paris)  13 février 2003

L'Islande, petite île volcanique de 260 000 habitants, s'avère un pays à l'univers musical particulièrement riche et prolifique pour ne citer que Bjork, Gus Gus ou Sigur Ros.

Sigur Rós fait figure de nouveau messie de la guitare post-atmosphérique ou de chantre du space-rock

Il est vrai que son succès peut s'expliquer, outre les qualités intrinsèques et novatrices de sa musique, par sa capacité à entraîner les auditeurs sur les chemins de leur imaginaire.

En effet, portée par l'orchestration d'instruments dont le groupe explore toutes les possibiltés pour mieux les détourner ( tel l'archet la baguette de tambour sur guitares), la voix pure, véritable instrument en soi sans comparaison possible sur la scène actuelle, de Jónsi Birgisson transcende les paroles tantôt chantées en islandais, tantôt en "hopelandish" (langue de l'espoir), langage imaginaire dont seul il possède les clefs et qui, en tout état de cause, ne sont intelligibles pour la majorité du public que par leurs intonations et leur pouvoir évocateur.

Toutefois, il paraît évident que Sigur Rós ne se contente pas de créer une musique qui faute de termes académiques de comparaison est classée dans le genre " atmosphérique ". On n'appartient pas à une île désignée comme une terre de feu et de glace, qui est une des plus jeunes terres de la planète, aux paysages grandioses et inquiétants générés par la coexistence des glaces et des volcans et peuplées de légendes sans en être imprégné. Et cela semble bien se retrouver dans leur univers musical.

Des images proposées par le groupe et de leurs interviews, on sent bien que leur musique n'est pas que " récréative ".Elle met en scène outre les composantes spécifiques de la nature islandaise des obsessions récurrentes .

Ainsi, les trois " clips " présentés en introduction du concert du 13 février 2003 au Grand Rex , laissent plutôt penser qu'il s'agit de la musique de l'innocence au sens philosophique du terme, de cette innocence qu'a l'homme avant d'atteindre l'âge de raison et que certains, pour des raisons évènementielles, garderont toujours. Qu'il s'agisse de l'innocence archaïque des trisomoqiues dans un ballet angélique, de l'innocence punie du jeune garçon aux poupées ou de l'innocence volée des enfants condamnés à jouer avec des masques à gaz dans une neige noire d'après cataclysme nucléaire (les cendres volcaniques de la plage de Vik). De plus, ces enfants se meuvent dans un espace temps ralenti à l'extrême qui accentue le caractère à la fois onirique et angoissant des images et des sujets.

Cet univers tellurique et pluridimensionnel accède à toute son amplitude sur la scène qui gomme les reliefs parfois trop planants des albums. Chaque concert paraît comme une grand messe car c'est bien de cela dont il s'agit. Envoûté par la musique cosmique, le spectateur flotte entre frissons et palpitations.

Et le petit groupe frêle, descendant du " peuple caché ", tout souriant, revient ingénument sur scène pour saluer et nous applaudir !

 

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David         
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# 14 juillet 2019 : Les pieds dans l'eau

C'est l'été, les vacances pour certains, mais cela n'empêche pas de découvrir quelques petites perles musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques... Alors ne perdons pas de temps et découvrons le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Les Eurockéennes de Belfort #31 : Interpol, Fontaines DC, Idles, Mass Hysteria...
et toujours :
"Lung bread for daddy" de Du Blonde
"Orgue" de Guero
Hellfest #14 avec No one is innocent, Gojira, Kiss, Cannibal Corpse, Sister of Mercy et pas mal d'autres
"L'envoutante" de L'Envoûtante
"Uncovered Queens of the Stone Age, The lost EP" de Olivier Libaux
"Praeludio" de Patrick Langot
"Carnet de voyage, livre 1 : Beethoven Cras" de Quatuor Midi Minuit
"The twin souls" de The Twins Souls

Au théâtre :

"Glissement de terrain" au Théâtre de la Reine Blanche
"Philippe Chevallier et Bernard Mabille - Chacun son tour" au Théâtre L'Archipel
"De Judas à Manuel Valls" à la Comédie Saint-Michel
"Philippe Fertray - En mode projet" au Théâtre de la Contrescarpe
"Florian Lex - Pas de pitié !" au Théâtre du Marais
des reprises :
"Nature morte dans un fossé" au Petit Gymnase
"Muriel Lemarquand - Trop forte !" au Théo Théâtre
la chronique des spectacles à l'affiche parisienne en juillet
et la chronique des spectacles programmés au Festival Off d'Avignon

Expositions avec :

"Back Side/Dos à la mode" au Musée Bourdelle
et dernière ligne droite pour :
"L'Orient des peintres, du rêve à la lumière" au Musée Marmottan-Monet
"Hammershoi - Le Maître de la peinture danoise" au Musée Jacquemart-André
"La Lune - Du voyage réel aux voyages imaginaires" au Grand Palais
"La Collection Emil Bürhle" au Musée Maillol

Cinéma :

"Le Voyage de Marta" de Neus Ballus
et la chronique des sorties de juillet

Lecture avec :

"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"Hitler et la mer" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud
et toujours :
"Entrer dans l'arène en même temps que l'orage" de Danny Denton
"Et tout sera silence" de Michel Moatti
"Je te donne" de Baptiste Beaulieu, Agnèes Ledig, Laurent Seksik, Martin Winckler
"Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat
"Néron" de Catherine Salles

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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