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The Age of the Understatement  (Domino Records / PIAS)  juin 2008

Jean Oger, en parlant de l’humour anglais, disait de celui-ci "qu’il constitue plutôt dans une attitude permanente du sujet, qui lui fait considérer les gens et les choses avec un sens très aigu du relatif. Le mot anglais qui le définit le mieux est sans doute understatement : une affirmation, un jugement qui demeure toujours en deçà de la réalité".

L’exemple qu’aimait citer Jean Oger pour illustrer sa pensée était celui d’un américain, Mark Twain qui, apprenant la nouvelle de sa mort par les journaux, leur envoya aussitôt le télégramme suivant : "Nouvelle de ma mort fortement exagérée".

L’understatement est donc une forme d’humour qui utilise comme figure de style ce qu’on pourrait appeler chez nous, une litote ou un euphémisme. So british ! So Alex Turner !

Le petit génie et poète new generation s’est, cette fois-ci, entiché d’un nouvel ami Miles Kanes (The Rascals), pour concevoir une œuvre musicale qui, elle, n’a rien d’édulcorée, The Age Of the Understatement par The Last Shadow Puppets. En effet, ce disque est d’une grandiloquence que seules les années 60 avaient réussi à atteindre par le biais d’artistes de génie (encore) comme Scott Walker et ses orchestrations magistrales.

A l’écoute de ce disque hommage (assumé ainsi par les protagonistes, donc inutile de sortir les flingues), les références pleuvent. Que ce soit le romantisme disparu de Love ("Standing Next To Me"), les guitares Far West d’Ennio Morricone ("The Age Of The Understatement"), ou encore la grâce ("Meeting Place") dont croyait-on, seul Burt Bacharach était pourvu. The Coral pourrait être également cité, tout du moins dans ce qu’ils avaient musicalement essayé d’instaurer, sans succès malheureusement pour eux.

Mais si ce disque est ce qu’il est, c’est-à-dire un disque charnière voire d’ores et déjà un "must have" dans votre discothèque idéale, c’est parce qu’Alex Turner et Miles Kanes (pour en revenir à eux tout de même), ont réussi l’exploit d’éviter le simple pastiche rétro.

Deux raisons à cela. Prem’s : le chant des messieurs, peut-être plus particulièrement celui du leader des Arctic Monkeys, apportent une fraîcheur et une modernité évidente à ces compositions au premier abord ampoulées. Deuz : les textes issus de leur double plume. Une écriture contemporaine (chère à Mister Turner) qui modernise un thème intemporel et fil conducteur de l’album, à savoir les filles et toutes les vilaines choses qu’elles font subir aux garçons.

S’il fallait un dernier argument pour vous convaincre de la qualité artistique de cette œuvre (ou chef d’œuvre ?), ce serait d’énumérer les contributeurs cachés à sa confection. A la production et à la batterie John Ford (Arctic Monkeys, Klaxons, également batteur de Simian Mobile Disco, rien que ça). A la gestion des orchestrations pharaoniques, un certain Owen Pallet qui, lui, a l’habitude d’officier dans Final Fantasy ou encore dans cette autre formation dénommée Arcade Fire. Ne manquons pas non plus de souligner la participation du London Symphonic Orchestra, en guise de chorale (de luxe).

Quant au clip du single, The Age Of The Understatement (comme l’album, tiens c’est pas con), il a été réalisé par Romain Gavras (fils de), qui fait en ce moment beaucoup parler de lui pour une autre réalisation, celle du dernier Justice. Enfin, c’est autre sujet.

Pour finir, The Last Shadow Puppets devrait faire un tour chez nous vers le mois d’octobre. Alors calez-vous d’ores et déjà dans les starting blocks, les jeans slims ont la fâcheuse tendance à courir plus vite que nous.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de The Last Shadow Puppets
Le Bandcamp de The Last Shadow Puppets
Le Facebook de The Last Shadow Puppets


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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
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"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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