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Interview  (Paris)  4 juin 2008

Installés dans la cour d’un immeuble parisien, Pierre, chanteur de Merzhin, est accueillant, décontracté et disponible pour répondre aux questions de Froggy’s Delight.

Un CD live vient de sortir, le premier enregistrement public, intitulé simplement Merzhin Live.

Avec beaucoup du dernier album, qui nous représente mieux aujourd’hui. On a aussi réarrangé des morceaux du premier, une sorte de bilan des 10 années qu’on vient de passer sur scène.

10 ans sur scène, quelle évolution !

On est parti très jeunes, on avait 20 ans, notre musique était uniquement basée sur des mélodies bretonnes, avec une utilisation de la bombarde, mariées à du rock festif. Avec l’âge, on a évolué vers quelque chose de plus intime dans les textes, avec un regard social sur le monde qui nous entoure. Ludo qui fait la bombarde joue aujourd’hui du sax, de la bombarde, de beaucoup d’instruments à vent, donc le son a évolué également.

Cela reste du rock celtique. Comment vous définissez-vous ?

On est vraiment inspiré par le mouvement rock alternatif des années 80, et en même temps par la musique bretonne, on a toujours cette inspiration au niveau des mélodies.

Donc vous naviguiez dans du celtique qui aujourd’hui est devenu du rock avec des influences. On peut dire cela ?

C’est ça, on se qualifie souvent de rock mélodique, qui permet de retranscrire l’énergie sur scène. Notre son, notre repère Merzhin, ce sont aussi les instruments à vent, cela fait partie de notre démarche d’origine. On ne voulait pas faire un combo de rock classique.

Est-ce que l’identité de Merzhin a changé, évolué ?

C’est vrai qu’aujourd’hui, certaines articles parlent de rock français à propos de notre musique, pour ne pas être réducteur. Mais nous on n’a pas de plan, on évolue au fil des rencontres.

Demain soir, un concert à la Boule Noire, un seul ?

Oui, un seul car nous jouons le lendemain ; et qu’organiser des concerts à Paris coûte très cher... C’est vraiment pour marquer le coup du lancement de l’album.

Paris, c’est donc un concert de plus avec un petit côté promo prestige ?

Si tu veux, il y avait une demande depuis longtemps pour sortir un CD live. Avec les 10 ans du groupe, c’est percutant de revenir à la Boule Noire.

Le live a été enregistré à la Carène, à Brest. Vous avez été parmi les premiers à y jouer.

Surtout que la salle club a encore très peu servi, le live a été enregistré sur deux soirs.

Pour le CD, vous avez pioché dans les deux concerts ?

Surtout celui du vendredi.

Revenons aux textes. Tu disais que c’était devenu plus intime, et moins "folklore" ?

Au départ, les thèmes étaient festifs, portés sur la fête, l’alcool, la jeunesse. On vivait déjà de notre musique à l’époque, c’était plus facile, une grande aventure avec beaucoup de rencontres. On était plus insouciants, on ne pensait pas à ce qui allait arriver après.

Les problèmes sont arrivés après, liés à la professionnalisation ?

Surtout à l’évolution de la musique en général, et du monde dans lequel on vit. La musique est un creusé formidable de gens, d’associations, de rencontres, c’est pas seulement s’amuser. La participation à des projets caritatifs fait aussi évoluer, lorsque tu as le micro et que tu peux dire quelque chose.

Quel a été le déclic qui a fait décoller Merzhin ?

La musique celtique a connu une période assez faste, nous sommes arrivés sur la fin de la comète. Tous nos albums sont autoproduits. On a profité de cette vague, vendre 40 000 disques d’un 5 titres, c’est énorme. Le premier album a été proche des 100 000 exemplaires, cela nous a ouvert la distribution d’une major, nous sommes distribués par Sony. Mais la liberté de l’autoproduction nous a permis d’évoluer comme on le voulait depuis 10 ans.

Un nouvel album studio en préparation ?

On a déjà bien avancé, cela fait 6 mois qu’on est dessus, on pense entrer en studio après l’été.

Ce sera dans la même veine que le précédent ?

Il y aura des choses encore différentes, mais pour l’instant on compose une vingtaine de morceaux, dans lesquels on fera le tri.

Le live déjà propose 17 pistes, cela ne se fait plus aujourd’hui de faire des CD aussi généreux.

C’est vrai... On pourrait même en mettre plus, puisqu’on joue plus longtemps encore en live. Pour le dernier album, il y avait 13 titres sur 30 compos. On pourrait faire comme Saez et en sortir trois d’un coup ! Mais ce n’est pas le but. Pour nous, chaque album a un fil conducteur. Pour le prochain, on aura aussi une cohérence d’ensemble, qu’il y ait 15 chansons ou 11.

Tu parlais tout à l’heure de la vague celtique. Comment vois-tu l’avenir de ce genre ?

C’est un lieu commun mais le celtique est une musique qui existe depuis des milliers d’années, qui a toujours évolué, qui aborde l’électro aujourd’hui, qui se marie avec des musiques d’Ukraine... Même les bagads se mettent à inclure des guitares. Je ne sais pas s’il y aura encore une explosion de mode, mais c’est un cycle...

Comment vois-tu l’avenir de Merzhin ?

C’est une question à laquelle je réponds toujours la même chose : nous, on voit album par album. Dans le contexte actuel où il est difficile d’en vivre, le but est de continuer à faire de bons disques, et de bons concerts.

Retrouvez Merzhin en Froggy's Session
pour 3 titres acoustiques en cliquant ici !

 

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La chronique de l'album Merzhin Live de Merzhin
La chronique de l'album Des heures à la seconde de Merzhin
Merzhin en concert au Festival FNAC Indétendances 2010 (samedi 7 août 2010)

En savoir plus :
Le site officiel de Merzhin
Le Myspace de Merzhin
Le Facebook de Merzhin

Crédits Photos : Nicolas Rakotopare


Mathieu Beurois         
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Merzhin (7 juin 2008)


# 16 février 2020 : Pour les amoureux de culture

La Saint Valentin est passée. Nous espérons que vous avez pioché des idées de cadeaux culturels dans notre sélection de la semaine dernière. Ceci dit il n'y a jamais assez d'occasions de faire plaisir, alors voici une nouvelle sélection qui saura vous séduire. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Monolithe" de Octave Noire
"Origenes" de Sotomayor
"Perdida" de Stone Temples Pilots
"Endless voyage" de Sunflowers
"Brothers in ideals" de The Inspector Clouzo
"Come on in" de Thorbjorn Risager & The Black Tornado
"Bury the moon" de Asgeir
"The wall single" de Fontiac
"M. I. A." la 10ème émission de Listen in Bed à écouter en ligne
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Ghosts" de Mokado
Frustration & The Jackson pollock au Fil de Saint Etienne
et toujours :
"I become a beast" de Caesaria
"Hopetown" de Claudial Solal et Benoit Delbecq
"L'îlot" de Cyril Adda, à retrouver aussi en session
"Granados Goyescas" de Jean Philippe Colard
"On both sides of the atlantic" de Jon Bouteiller
"Lovers" de Kid Francescoli
"Ooh Hah" le mix numéro 10 de Listen in Bed
"Show no mercy" de Loki Lonestar
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Simido" de Moonlight Benjamin

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"La Collection" au Théâtre L'Etoile du Nord
"Correspondance avec la mouette" au Théâtre Les Déchargeurs
"Ni couronne ni plaque" au Théâtre de Belleville
"Dans les forêts de Sibérie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Hedda" au Théâtre de Belleville
"Roi du silence" au Théâtre Les Déchargeurs
"Aime-moi" au Théâtre de Belleville
"Mon Olympe" au Théâtre de Belleville
"Ciel, mon Paris !" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Les Faucheuses" à la Comédie Nation
"Le petit résistant illustré" au Théâtre Essaion
des reprises :
"Huis Clos" au Théâtre Dejazet
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"What is love" à la Divine Comédie
"Ah ! Félix (n'est pas le bon titre)" au Trois Baudets
et la chronique des spectacles à l'affiche en février

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Picasso - Tableaux magiques" au Musée national Picasso
"Luca Giordano - Le triomphe de la peinture napolitaine" au Petit Palais
"Le Rêveur de la forêt" au Musée Zadline
"Du Douanier Rousseau à Séraphine - Les grands maîtres naïfs" au Musée Maillol
"Le Marché de Art sous l'Occupation 1940-1944" au Mémorial de la Shoah

Cinéma avec :

"Sortilège" de Ala Eddine Slim
Oldies but Goodies avec "Les Vertes Années" de Paulo Rocha
et la chronique des films sortis en février

Lecture avec :

"Apaiser hitler" de Tim Bouverie
"L'odysée du plastique" de Eric Loizeau
"La résurrection de Joan Ashby" de Cherise Wolas
"Les lumières de Niteroi" de Marcello Quintanilha
"Préférer l'hiver" de Aurélie Jeannin
"Ted" de Pierre Rehov et "Grand froid" de Cyril Carrère
"Undercover" de Amaryllis Fox
et toujours :
"Alt life" de Joseph Falzon & Thomas Cadène
"Ce qui est nommé reste en vie" de Claire Fercak
"Dévorer les ténèbres" de Richard Lloyd Parry
"Il est juste que les forts soient frappés" de Thibault Bérard
"L'homme qui n'est jamais mort" de Olivier Margot
"La chute" de Jacques Ravenne
"Le livre de Sarah" de Scoot McClanahan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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