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Merzhin
Merzhin Live  (RCA)  juin 2008

Les affiches sur les murs de la Boule Noire annoncent complet. Les premiers arrivés sont déjà massés devant la scène.

Après une première partie qui envoie du bois (Lazare), les roadies chevelus et de noir vêtus récupèrent les micros dégoulinants dans une demi pénombre et s’affèrent au changement de plateau.

La chaleur oppressante de la Boule Noire enveloppe déjà toute la salle quand l’intro de Merzhin commence. Lumière rouge, smoke machine, boum boum à la basse. Le concert s’ouvre sur une intro lourde, relativement lente, qui s’accélère après deux minutes, entrée du chanteur, première ligne au sax soprano, deux drapeaux bretons s’agitent dans la salle et sur scène, on commence déjà à faire parler la poudre.

Les lumières, l’entrée en scène, le choix de l’intro et de la chanson d’ouverture : on sait immédiatement qu’on est face à un groupe qui a l’expérience de la scène, que le concert est écrit. Que l’on aime ou pas, c’est bien en place.

Depuis le 2 juin, le nouveau CD+DVD live de Merzhin est disponible à la vente.

Merzhin, c’est de la musique pour jeunes : en live, cela se confirme par les thèmes bien sûr, l’écriture et le vocabulaire des textes, mais aussi par les sons choisis, la simplicité efficace des structures et des breaks.

Certains titres sont particulièrement accrocheurs "Maximum", "Pavillons Kamikazes", "Souriez". D’autres tombent facilement dans une attitude plus téléphonée ("Au bout de la scène"), des thématiques éculées pour jeunesse néo-libérée ("Rue Calumet"). Mais dans un live d’une vingtaine de titres, et son équivalent sur une galette très généreuse de seize titres, il y a forcément du bon et du moins bon.

Groupe de live depuis sa naissance, Merzhin est plus à son avantage avec l’image, sur scène ou sur écran, qu’avec le seul CD audio live.

Si celui-ci est un bel objet bien produit, il ne convainc pas totalement à la première écoute. Voir le groupe sur scène donne corps au disque qu’on écoute par la suite chez soi.

La set list du concert à la Boule Noire est d’ailleurs quasiment la même que celle du CD avec, cependant, 2 titres de plus joués sur les planches parisiennes : "Des fillons dans nos failles", qui s’intercale entre "Poussières" et "Conscience". "Fanny", qui passe avant le fondateur "Les nains de jardins". Et une reprise, en final, après cet habituel épilogue : "La chaleur des missiles" (album Soleil de plomb des Shériffs).

La voix manque parfois d’amplitude, mais ses accroches rocailleuses vont avec le côté chanteur rock assumé. L’ensemble de la set list vit sur une interprétation binaire, avec d’un côté des chansons up tempo, et de l’autre, les chansons d’ambiance. Entre les deux, il y a parfois un manque de nuances.

Les musiciens font le job, notamment le sonneur ; un multi intrumentiste à vents qui se démène comme un beau diable sur scène.

A chaque chanson, il semble sortir de son escarcelle un nouvel instrument : saxophone soprano, bombarde, flûte, nouvelle bombarde, clarinette...

Les deux guitaristes assurent rifs, slides, et petite distorsion avec confiance. Guitare blanche demi caisse Yamaha, puis noire Godin pour le guitariste rythmique. Musicman et Le Maître (luthier breton) pour le lead, il y a sur scène avec Merzhin une quinzaine d’instruments, le tout avec une très bonne cohérence d’ensemble.

Et finalement, le rock premier degré de Merzhin accroche l’oeil et l’oreille. Sans prétendre à révolutionner le rock, ni même le celtique "On est sur la fin de la comète du renouveau celtique", Paul, Ludo et les autres pourraient prétendre à marcher un peu plus loin sur les braises bien fades du rock français d’aujourd’hui.

Et si le disque parait plus lent que le live, c’est que Merzhin est un groupe à voir en live pour profiter de son travail, du spectacle sons et lumières et de la chaleur de l’ambiance. A ce titre, le double CD-DVD live est un beau produit, complet, qui force le respect mais manque peut-être de panache.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

L'interview de Merzhin (4 juin 2008)

En savoir plus :
Le site officiel de Merzhin
Le Myspace de Merzhin

Crédits photos : Nicolas Rakotopare


Mathieu Beurois         
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# 17 août 2008 : Une pluie de festivals

Entre grand soleil espagnol et tornade dans le nord, les festivals de rock se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Cette semaine donc beaucoup de festivals encore, voici le programme :

Côté musique :

Le festival de La Route du Rock vient de se terminer, avec une sérieuse remise en cause de son existence malgré une affiche encore très belle.
Retour également sur le festival du Rock dans tous ses Etats d'Evreux le vendredi, et le samedi
Petit tour du côté du Nord pour le festival des Nuits Secrètes d'Aulnoye Aymeries,
Le festival Indétendances, organisé par la Fnac pendant Paris Plages vient de se terminer. Retrouvez le compte rendu des 2 dernières soirées, vendredi 15 août et samedi 16 août ! et les archives avec les soirées des 25 juillet, 26 juillet, 1er août, 2 août, 8 août et 9 août.
Et puis nous étions présent également au Festival International de Benicassim, vous trouverez un gros dossier ci dessous :
le Jeudi vu par Outini, le Jeudi vu par Mathilde,
le Vendredi vu par Outini, le Vendredi vu par Mathilde,
le Samedi vu par Outini, le Samedi vu par Mathilde,
le Dimanche vu par Outini, le Dimanche par Mathilde.
et bien sur des photos à gogo !

Et pour relancer la saison des Froggy's Session, Antoine Loyer, en trio nous a offert une superbe session de pas moins de 6 titres ! a déguster sans plus attendre ici !

Au théâtre :

"Les justes au Théâtre Le Lucernaire
"Entre 15 heures et 15 heures 30" au Théâtre Michel
"Pièce détachée" au Théâtre de Dix Heures
et avant les créations de septembre, toujours à l'affiche :
"Charles Gonzalès devient Camille Claudel" au Théâtre des Mathurins
"Le tour du monde en 80 jours" au Café de la Gare
"La contrebasse" au Théâtre de Poche-Montparnasse
et "Gauthier Fourcade - Le secret du temps plié" au Théâtre Rive Gauche

Expositions:

La Maison Européenne de la Photographie est ouverte tout l'été : aussi, avant les nouvelles expositions de la rentrée, ne ratez pas celles en cours :
"Annie Leibovitz - A photographer'life 1990-2005"
"William Klein - Dressage"

"Sophie Elbaz - L'envers de soi"
et "Eric Aupol - Clairvaux".

Un petit peu de cinéma avec l'incontournable Batman, The Dark Knight, Le Chevalier Noir de Christopher Nolan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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