Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Metronomy
Interview  (Paris)  29 mai 2008

L’entretien avec Joe et Oscar commence dans un éclat de rire. Ils viennent juste de terminer la session et la pièce qui nous est réservée, dans les locaux de Because, présente une affiche avec leur nom.

Surpris et heureux, ils se prennent à rêver, nous commençons.

Metronomy, pouvez-vous vous présenter et pensez-vous que trois soit le nombre idéal pour constituer un groupe ?

Joe Mount : Je suis Joe, Joseph. J’écris les textes et je compose les musiques, je fais les arrangements.

Oscar Cash : Je suis Oscar, je fais parfois les chœurs, je joue du clavier et du saxophone.

Joe Mount : Et Gabriel Stebbing , qui s’occupe du matériel, joue de la basse. Je pense que trois est un nombre idéal. Tu peux prendre des petits taxis, tu n’as besoin de réserver qu’une chambre,  tu partages les cachets et les charges en trois (rire)… Nous avons quelques fois des invités, mon cousin ou des amis de Gabriel. Nous avons quatre personnes, de très bons amis qui peuvent nous rejoindre.

Et vous invitez des filles, des danseuses…

Joe Mount : Nous avons joué pour une troupe de danseuses, il y a quelques années C’est une expérience assez unique, les danseuses utilisent plutôt la musique pop. Nous avons beaucoup aimé l’expérience, suivre une troupe de danse moderne et pop.

Quand avez-vous commencé la musique ?

Joe Mount : En tant que  Metronomy… j’avais 16-17 ans. Mais j’ai commencé la batterie à 10 ans.

Oscar Cash : J’ai commencé le saxophone à 9-10 ans.

Joe Mount : Nous avons joué dans des groupes, peut-être dès 10 ans, alors qu’on suivait des cours de musique. Nous avons en commun d’avoir des parents qui sont nés dans les années 60. Sans être des artistes, ils aiment la musique et nous ont encouragés. Ils regardent ce que nous faisons sur internet, sur Myspace, et lisent les commentaires. Ils savent ce que nous faisons de mal. Ma mère est photographe, elle enseigne aussi la photographie et elle aime dire à ces élèves que je fais partie d’un groupe.

Quel est le premier disque que vous ayez acheté ?

Oscar : le premier disque que j’ai acheté était "Teeny Weeny String Bikini", une chanson dans une émission pour enfant, je ne sais pas si c’est connu en France (ils ont chanté, c’était bien la chanson traduite en Français interprétée par Dalida).

Joe Mount : Le premier single était probablement Bros. Le premier album était d’un groupe Ash – je ne sais pas si vous connaissez – que j’ai pu acheter 6 livres.

Qui sont vos héros dans la fiction ?

Oscar Cash : Je ne sais pas. Je ne me rappelle pas, des personnages de séries….

Joe Mount : Je ne sais pas, vraiment. J’aime certainement les personnages d’explorateurs. Je ne connais pas de nom. Je ne me rappelle pas. J’aime les films de science fiction, mais il n’y a pas de personnage en particulier. Il y avait une série "La Planète des Singes", la première version,  avec Charton Heston, un personnage complètement fou, à qui il arrivait des choses extraordinaires, mais il n’avait qu’une chose en tête, s’échapper. C’est un personnage complètement stupide. Je n’ai jamais vraiment réfléchi à la question. Je préparerai quelque chose pour la prochaine fois.

Vous vivez à Londres, n’est-ce pas ? Est-ce que c’est important ?

Joe Mount : Gabriel et moi, nous vivons à Londres et Oscar vit à Brighton. Il  y a beaucoup de scènes différentes en Angleterre, comme par exemple les Arctic Monkeys qui viennent de Sheffield. Je pense que les bons groupes finissent par venir à Londres. C’est le genre de ville où on te laisse faire ce que tu veux. Si tu es bon, tu deviens célèbre, sinon tu ne comptes pas. Il y a une stimulation, une sorte de compétition.

Dans le Devon, à part Muse, il n’y a quasiment rien. J’ai vécu dans le Devon jusqu’à 18 ans. Il n’y a pas vraiment de scène dans le Devon. Je pense qu’il y a un public, les groupes viennent se produire dans le Devon mais eux-mêmes ne sont pas créatifs, ou ils ne sont pas doués. Ils prennent mais ne donnent pas, je trouve, d’une certaine manière.

Oscar Cash : J’ai grandi à Nothingham. A Brighton, il y a plusieurs petites scènes. Je pense que les meilleurs groupes viennent tôt ou tard à Londres.

Joe Mount : Quand je suis venu à Brighton, j’ai vraiment découvert une scène exceptionnelle, tout particulièrement en musique électronique.

Pensez vous à votre public quand vous écrivez l’album ?

Joe Mount : Après le premier album et les premiers concerts, j’ai étoffé le groupe, avec Oscar aux claviers et Gabriel à la basse. J’ai écrit des textes, je voulais provoquer une réaction chez le public, je suis content des concerts qu’on produit. Il y a davantage de parties jouées à la basse et aux claviers. Oscar et Gabriel sont des musiciens exceptionnels. Mais on ne peut pas prévoir complètement comment le public va percevoir les choses.

A partir de quel moment savez-vous que le morceau est terminé ?

Joe Mount : C’est un peu instinctif. Tu composes un morceau et tu le joues et tu sens s’il est fini ou non, si tu en es content ou si tu t’ennuies. Maintenant, je le sens moins, mais avant j’étais plutôt déçu par ce que j’avais enregistré. On a tendance à penser que ce n’est jamais complètement abouti.

Oscar Cash : Je n’ai pas vraiment de mot à dire sur Metronomy. Mais pour moi, un morceau est terminé, quand les idées s’enchaînent bien  jusqu’à une bonne conclusion. Je suis d’accord, c’est quelque chose qu’on ressent, il faut que ça devienne naturel, même lorsqu’on travaille sur des covers.

Savez-vous dès le début ce que vous voulez obtenir ?

Joe Mount : Le fait de travailler sur ordinateur permet parfois de produire un son intéressant complètement par hasard qui va tout changer. Les gens font une différence entre les musiques composées sur ordinateur et les autres. Mais pour moi, les ordinateurs favorisent la créativité. Tu n’es pas bloqué par la technique, tu arrives plus facilement à ce que tu veux obtenir.

Je ressens comme une urgence dans votre musique un peu comme si demain le monde s’écroulait. Etes -vous d’accord avec ça ?

Joe Mount : Etrange. J’aime venir en France, où on me dit toujours ce genre de choses. Il y a une façon différente de percevoir la musique. En Angleterre, les gens prennent la musique comme elle est, pour danser. Mais moi, je dirais aussi que notre musique est morose, pas déprimante, mais il y a ce fond de tristesse, ce n’est pas vraiment heureux. Oui, pour moi, c’est la fin de monde.

Les concerts : Vous jouez à Leeds et à Reading… Comment le vivez-vous ?

Joe Mount : Cette année, je ne sais pas si nous jouons au Reading en août. L’année dernière, nous avons joué à Reading, Leeds. Et nous avons participé aux plus grands festivals comme Glastonbury, Benicassim. C’était comme un rêve d’enfant qui se réalise, jouer sur scène dans un groupe.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour l’avenir ?

Joe Mount : Une longue carrière... C’est-à-dire six ou sept ans.

Oscar Cash : Juste d’autres albums.

Joe Mount : D’évoluer, de produire des albums de plus en plus intéressants. La fin du monde n’est pas pour demain…

Retrouvez Metronomy
en Froggy's Session
pour 2 titres acoustiques en cliquant ici !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Metronomy parmi une sélection de singles (décembre 2007)
Metronomy parmi une sélection de singles (mai 2008)
La chronique de l'album Nights out de Metronomy
La chronique de l'album The English Riviera de Metronomy
Metronomy parmi une sélection de singles (avril 2012)
Metronomy en concert au Festival International Benicàssim 2008
Metronomy en concert au Festival des Inrocks iDTGV 2008
Metronomy en concert au Festival We Love Green #1 (édition 2011)
Metronomy en concert au Festival We Love Green 2011 (1ère édition) - dimanche 11 septembre
Metronomy en concert à Main Square Festival 2012 - Programmation
Metronomy en concert au Festival Solidays #14 (édition 2012) - vendredi
Metronomy en concert au Festival Beauregard #4 (édition 2012) - Vendredi
Metronomy en concert à Main Square Festival 2012 - Vendredi
Metronomy en concert au Festival Les Vieilles Charrues 2012 - vendredi
Metronomy en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort #26 (édition 2014) - vendredi
Metronomy en concert au Festival Beauregard #9 (édition 2017) - vendredi 7 juillet
Metronomy en concert au Festival La Route du Rock #29 (édition 2019)
Metronomy en concert au Festival La Route du Rock #29 (édition 2019) - Samedi 17

En savoir plus :
Le site officiel de Metronomy
Le Myspace de Metronomy

Crédits Photos : Nicolas Rakotopare


Sandrine Gaillard         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Metronomy (29 mai 2008)


# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=