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Elysée Montmartre  (Paris)  27 novembre 2003

Après une tournée de plus de neuf mois, dont le début coïncide pratiquement avec la sortie de son deuxième album, Tom McRae est de retour à l’Elysée Montmartre pour la deuxième fois cette année. Quel est l’intérêt de voir, a priori, à plusieurs reprises, le même concert me direz-vous ? Tout simplement parce que les concerts de Tom McRae se suivent mais ne se ressemblent pas.

Tout d’abord, Tom a l’habitude de varier ses tours de chant, à savoir qu’à chaque concert il change les titres de sa set list et varie également leur interprétation (en trio, seul avec sa guitare ou au piano…) allant même quelquefois jusqu’à improviser sur scène, au risque de déstabiliser ses musiciens, pour captiver plus encore son public et le surprendre. J’en veux pour preuve son meilleur souvenir de concert, à Los Angeles, dans de très mauvaises conditions de son. Alors que deux mille personnes sont là, peu attentives, il débranche sa guitare, s’éloigne du micro et continue de chanter. Le public surpris se rapproche pour l’entendre mieux et l’acclame à la fin de sa chanson pour saluer son audace.

Ensuite parce que ce soir, Tom McRae nous propose un concert acoustique. Toujours flanqué de sa guitare, c’est seulement accompagné de ses deux fidèles acolytes, Olli Kraus au violoncelle et Olli Cunningham au clavier qui l’ont suivi toute l’année, que Tom va se produire. Une formation réduite, certes mais qui sied à ravir à la musique intimiste de ce songwriter, lui donnant une couleur moins rock qu’en mars dernier, du fait notamment de l’absence de batterie. Cependant cela n’enlève en rien l’énergie et le rythme du set. D’ailleurs, le violoncelliste sera bien malmené tout au long du concert et nombreux seront ceux qui, au cours de l’aftershow, viendront lui demander des nouvelles de son bras !

Enfin, Tom McRae se produit indifféremment sur des scènes de taille plus ou moins importante, devant un public plus ou moins nombreux et le charme opère toujours que ce soit sur la scène des Eurockéennes de Belfort alors que le public est là pour entendre Les Libertines, dans un tout autre genre, que Tom remplace au pied levé ou encore dans le baraquement de bois aux tentures de velours avec la scène en rez de public de l’Effermagic des Effervessone ou bien encore dans une salle sans originalité comme l’Elysée Montmartre. En fait, Tom McRae réussit chaque fois à créer une atmosphère de club et à emmener le public dans son univers.

Dès les premières notes, la magie opère donc. Tom McRae le sait. C’est la raison pour laquelle, à la troisième chanson, il s’arrête et nous fait savourer le silence qu’il a instauré et dont il se délecte. Effectivement le public s’est tu, tout à son plaisir…

Quel chemin a parcouru ce chanteur timide, au physique modeste (il dépasse difficilement le mètre soixante). En quelques mois, la différence est flagrante, ses progrès fulgurants et sa maîtrise de la scène ne sont plus à prouver. Il suffit de jeter un œil sur l’assistance pour constater que tout le monde écoute, dans une extase presque religieuse. Hallucinant ! Tout comme son deuxième album, Tom est plus ouvert sur scène alors que son premier opus était plus sombre, plus renfermé. Ces chansons sont toujours empreintes de tristesse mais ses interprétations sont plus optimistes.

Amaigri et fatigué, il arrive toutefois sur scène débordant d’énergie et souriant. Son tour de chant est bien rôdé et il est de plus en plus à l’aise sur scène. Son français s’est également étoffé et le public rit de ses interventions. Il apprécie ses progrès dans la langue de Molière et sa reprise de " La nuit je mens" de Bashung, dans le texte ou plus précisément du refrain dans un pont avec "Hidden Camera show".

Il faut dire que Tom est ce soir là, très à l’aise et se sent à Paris, comme à la maison. En effet, nombreux sont ses amis qui sont venus le soutenir, français et anglais. De plus, Tom aime particulièrement le public français, premier à avoir su reconnaître son talent et à apprécier sa musique. D’ailleurs, ce public reprend toujours en chœur ses chansons même s’il semble mieux connaître les chansons du premier album, majoritaires ce soir là et principalement "End of the World news", son tube comme aime à dire Tom.

Il termine, contre toute attente, son concert sous des applaudissements nourris et quitte la scène après deux rappels et une heure vingt de concert sans oublier au préalable de nousdonner rendez-vous l’année prochaine… Mais l’année prochaine pour un nouvel album ou un autre concert ? On est en droit de se poser la question. Sachant que Tom a mis deux ans et demi pour sortir son deuxième album, cela semble compromis mais comme il s’inspire de ses voyages pour écrire et que cette année a été propice aux déplacements et donc aux nouveautés… un nouvel album ne saurait être totalement exclu. Suite au prochain épisode donc !

Un petit mot pour finir à propos de la première partie, assurée par un groupe français Dorval. Sans grande originalité à mon goût et trop proche de Keren Ann pour se démarquer. Ils n’ont pas déchaînés les foules bien que la chanteuse ait été fière d’annoncer qu’un de leurs titres a été écrit par Benjamin Biolay, himself. Et alors ? aurais-je été tentée de lui dire !

 

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Sidonie         
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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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