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puce My Bloody Valentine - Le Volume Courbe
Le Zenith  (Paris)  9 juillet 2008

Le pari était loin d'être gagné lorsque, ici ou là, on commençait à annoncer le retour sur scène de My Bloody Valentine.

Sans s'être réellement franchement séparés, les quatre membres du groupe avaient néanmoins vaqué à leurs occupations respectives (et sans doute respectables) laissant sans suite un album qui aura marqué le petit monde du rock anglais au fer rouge sorti en 1992, Loveless. 16 ans pendant lesquels, à chaque rentrée musicale, chacun y allait de sa plume dans le petit monde   des chroniqueurs rock que cette année, c'est sûr, le successeur de Loveless va sortir et ça va être énorme.

Seule l'attente fut énorme malheureusement et c'est avec une certaine lassitude et un évident désintérêt que l'on évoquait depuis quelques années maintenant ce groupe devenu mythique, symbole d'une génération, disparu au sommet de sa gloire sans tambour ni trompette, mais quand même avec un bon fond de caisse, si on en croit la somme annoncée comme avance pour faire cet album qui n'a jamais vu le jour.

Or, donc, vint le jour où on vit, sceptiques, fleurir les annonces, toutes plus officielles les unes que les autres, annonçant le retour du groupe... sur scène.

Pas d'album, pas de maison de disque, juste quatre personnes disposées à rejouer ensemble des titres dont le plus jeune a déjà, du haut de ses 16 ans, pas mal de poils au menton.

On ne s'étendra pas sur les raisons, commerciales voire alimentaires ou tout simplement guidées par la passion et l'envie de remettre les choses à leur place, peut-être "humblement" montrer qui est le patron dans ce monde changeant de la musique rock.

Seulement en 16 ans, des groupes et des courants musicaux, il nous en est passé par les oreilles et les groupes défilent aujourd'hui dans le cœur du public aussi vite qu'un maillot jaune dans la descente du mont Ventoux, c'est donc un pari plus audacieux qu'il n'en a l'air que de proposer un groupe qui n'a pour le moins jamais été taillé pour le grand public et dont le succès, tout groupe mythique qu'il ait pu être, semble finalement plutôt générationnel.

Alors on a tout de même un peu peur de trouver un Zénith désert, un public de quadragénaires nostalgiques venus applaudir coûte que coûte une infame bouillie sonore sans inspiration joué par un groupe de morts-vivants.

Pourtant, même si Le Volume Courbe ouvre la soirée devant une salle relativement déserte, on sent que le public est là et pas seulement composé de fans de la première heure. Première bonne surprise...

Surprise vite estompée par la prestation des sus-cités, Le Volume Courbe, pseudo shoegazer à peine sortis de l'adolescence, délivrant ça et là quelques notes de musique, chacune qui mise ensemble devrait théoriquement donner quelques ritournelles pop sans grandes prétentions.

Malencontreusement, les quatre membres du groupe semblaient ne pas s'être rendus compte qu'ils étaient ensemble sur scène, et donnaient franchement l'impression de faire chacun un truc différent dans son coin.

Ajoutons à cela un son assez faible, une voix inexistante qui devient fausse sitôt que sa propriétaire en fait un trop grand usage, un guitariste peu inspiré et une violoniste, flutiste peu charismatique bien que charmante et on obtient un concert peu convaincant laissant présager le pire à venir.

C'est donc un peu sous pression, à tel point que nous n'aurons même pas la force de nous rendre à un des quatre bars dont les mérites nous sont vantés sur un grand panneau lumineux, pour en boire une, de pression.

 

Et puis enfin, le noir et nos quatre idoles arrivent sur un scène, tranquilles, comme chez eux et tandis que des images multicolores commencent à être projetées sur un immense écran, les premières notent envahissement l'espace du Zénith finalement assez honnêtement rempli. C'est fort, c'est beau, c'est puissant et un peu émouvant.

On sait déjà au bout de quelques minutes que ce concert sera unique.

Plutôt décontractés, bien que peu communicatifs, les My Bloody Valentine donnent l'impression d'être chez eux.

 

La bassiste (Deb Googe) et le batteur (Colm O'Ciosoig) s'en donnent à cœur joie tandis que la toujours sexy guitariste (Bilinda Butcher) et Kevin Shields restent impassibles devant leur micro à torturer leur guitare et diverses pédales d'effets.

Le groupe jouera quasiment tout Loveless, "Loveless live in Paris" lancera, souriant, Kevin sous sa tignasse d'ado et ses joues un peu rondes.

La puissance espérée, sans y croire, est bien là, les mélodies magiques qui sortent des bidouilages sonores dont le groupe a le secret aussi et même si le son du Zénith n'est peut-être pas parfait, on retrouve sans peine les sensations découvertes 16 ans plus tôt à l'écoute du toujours inégalé Loveless.

Le final fantastique de 20 bonnes minutes hypersoniques sera le coup de grâce, le groupe offrant  alternativement un déluge de décibels presque insupportable et des moments de calme, proche de la frustration que la transe sonore se soit interrompue, pour mieux repartir ensuite.

On dit souvent de ses fantasmes qu'il ne faut jamais les réaliser, pourtant celui-ci valait d'être vécu, et à revivre encore, dès que possible !

Il ne reste plus qu'à espérer, de nouveau, un nouvel album du groupe qui, s'il est à l'image des prestations scéniques, devrait marqué encore l'histoire de la pop pour les années à venir... si seulement cet album arrive un jour.

 

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En savoir plus :
Le Myspace de My Bloody Valentine
Le site officiel de My Bloody Valentine

Le myspace de Le Volume Courbe

Crédits photos : David Didier (la série complète sur Taste of Indie)


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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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