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puce Leonora Carrington - La mariée du vent
Maison de l'Amérique Latine  (Paris)  Du 30 mai au 18 juillet 2008

Associée avec l’Instituto de Mexico et l’Institut Cervantès à la manifestation hommage à Octavio Paz à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, le grand poète mexicain qui voyait en elle "une somnambule échappée d’un poème de Yeats", la Maison de l’Amérique Latine propose une exposition personnelle consacrée à Leonora Carrington, une des rares femmes qui officièrent notoirement dans le surréalisme.

Pour l'exposition parisienne, la commissaire Anne Husson, directrice culturelle de la Maison de l'Amérique Latine, a réuni sous le titre "Leonora Carrington - La mariée du vent" de nombreuses œuvres, peintures, dessins, lithographies, livres et sculptures, postérieures à 1940 et détenues par des collectionneurs privés. Une exposition qui emprunte son titre à une toile de Max Ernst, peinte bien avant sa rencontre avec Leonora Carrington, dans laquelle il considérait avoir tracé son portrait de manière visionnaire.

Cosmopolite, comme toutes les insulaires britanniques cultivées du début du 20ème siècle qui traversèrent la Manche, elle mena une vie mouvementée d'héroine de roman.

Du cercle surréaliste des années 30 à Paris, puis à New York, au gotha de l'intelligentsia au Mexique en passant par la péninsule ibérique, elle traverse le monde en y laissant son empreinte.

Au Mexique, terre d'exil, elle est proche de Octavio Paz, Frida Khalo, Carlos Fuentes, Luis Bunuel, Alexandro Jodorowsky et Remedios Varo Uranga, sa meilleure amie, également peintre, et sa siamoise artistique,

L'exposition dynamiquement scénographiée exploite judicieusement les petites salles en sous sol de la Maison de l’Amérique Latine, aux murs couleur du drapeau mexicain, qui se prêtent à la découverte, ou à l'exploration, d'une oeuvre sans doute méconnue, ou du moins éclipsée par les grandes figures masculines du surréalisme.

Une oeuvre qui conserve toute sa singularité et sa vivacité puisque que Leonora Carrignton, nonagénaire, est toujours en vie et en activité, activité tournée désormais vers la sculpture.

L'exposition commence par une galerie de portraits photographiques qui illustrent les différents âges de sa vie avec deux de ses récentes sculptures, "Fisher King" et "Mascara de la diosa emplumada".

"Le monde que je peins ? Je ne sais pas si je l’invente, je crois plutôt que c’est lui qui m’invente."

Entre figuration naïve, symbolisme et surréalisme, pour tenter d'appréhender "la mariée du vent", l’inspiration de Léonora Carrington se situe entre la suédoise Hilma af Klint et l’allemande Ulrica Zürn.

Comme Hilma af Klint, dont une sélection d’œuvres est présentée au Centre Culturel Suédois jusqu’au 27 juillet 2008 et dans l’exposition "Tracés du sacré" au Centre Pompidou qui reste à l’affiche jusqu’au 11 août 2008, par son addiction aux sciences occultés, elle est férue d'occultisme et pratique le syncrétisme des mythologies, des légendes celtes au précolombiennes.

Grande prêtresse d'une "sorcellerie onirique" comme l'écrivait Carlos Fuentes, elle relate d'étranges cérémonies ("The bird bath") et des rencontres surnaturelles ("3 Nornir white people", équivalent nordique des Weird Sisters, les déesses du destin).

Mais il s'agit chez elle moins d'être le peintre révélateur cosmique, comme pour Hilma af Klint, qu'une quête personnelle qui la rapproche d'Ulrica Zürn.

Ecrivain, dessinatrice, peintre, Ulrica Zürn, la compagne d'Hans Bellmer, est saisie d'une ineffable nostalgie du monde de l'enfance qu’elle dessine comme un pays des merveilles, peuplés de créatures fantastiques et de divinités hybrides humain-animal.

Leonora Carrington peint un monde enchanté, au sens premier du terme, et magique par lequel elle interroge le monde comme elle-même ("le moi profond où le loup et moi ne formons qu'un") et conclut :"Je suis un mystère pour les autres autant que pour moi-même".

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'exposition "Hilma af Klint - Une modernité révélée"
La chronqiue de l'exposition "Traces du Sacré"
La chronique de l'exposition "Unica Zürn"

En savoir plus :

Le site officiel de la Maison de l'Amérique Latine

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation de la Maison de l'Amérique Latine


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# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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