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Demago - Rubin Steiner - Tanger - The Bellrays  (Paris, Pont de Sully)  26 juillet 2008

C’est sous un soleil de plomb malgré une prévision météo menaçante que se déroule ce deuxième jour du festival Fnac Indétendances qui en est à sa cinquième édition et est désormais étroitement lié à Paris Plages, évènement sans lequel ce festival, il faut le reconnaitre, n’aurait sans doute pas lieu.

C’est 4 groupes qui se produisaient ce soir sur la jolie scène du pont de Sully devant un public très très nombreux encore pour venir voir ce festival, certes gratuit, mais à la programmation éclectique et souvent de qualité.

Même si à 17 heures, il reste de la place devant la scène, le premier groupe ouvrira devant un public enthousiaste et ouvert.

Le premier groupe, c’est Demago. Le programmateur du festival nous annonce que  ce groupe n’est pas comme son nom, et surtout qu’il faut écouter les textes car "ils ont quelque chose à dire".

Ouais… bon, franchement les textes ne sont pas des chefs d’œuvres d’écriture et ne revendiquent finalement pas grand-chose. Reste l’énergie déployée par le chanteur qui devient malheureusement vite agaçante.

Le rock se veut dur, les mimiques du chanteur sont par trop caricaturales, comme sur "Joe" sur lequel on s’attend à voir Maün (c’est son nom) éclater en sanglot à tout moment.

Trop de pathos et trop de manièrisme pour Demago, sûrement plus à l’aise dans un registre variété que dans celui du rock à la No One is Innocent.

Etonnamment, la bonne surprise viendra de leur album que l’on peut découvrir par quelques extraits sur Myspace et qui fait preuve de beaucoup plus de sensibilité et d’émotion. A suivre donc, en pointillé et avec prudence.

Ceci dit, la rythmique efficace commence à donner chaud et le public s’agite de bon cœur sur les sollicitations du groupe.

Un changement de scène plus tard, c’est au tour de Rubin Steiner d’officier.

Vu il y a quelques années déjà avec une formation mi-DJ mi-jazz, je gardais un souvenir mitigé de Rubin Steiner. Aujourd’hui, c’est dans le plus standard des combo rock que se présente le groupe. Guitare, basse/clavier et batterie.

Trois personnes seulement et les platines rangées au grenier. Le résultat est très convaincant. Rubin Steiner est tout sourire et sans se prendre au sérieux, osant quelques plaisanteries avec le public mais aussi quelques attitudes rock très caricaturales, histoire de montrer que l’attitude n’est pas une fin en soit, livre un concert incisif, vif et très rock‘n roll malgré la présence, toujours très à propos de quelques artifices électroniques venus renforcer la puissance des titres, souvent franchement tubesques.

Une réelle bonne surprise et un groupe dont le renouveau donne envie d’en savoir et d’en entendre plus très rapide.

En attendant, allez jeter une oreille sur le "Kiss Richard" et "Another Record Story" sur leur Myspace. Et comme le dit Rubin Steiner, continuez de découvrir des groupes et d’acheter des disques ! C’est nécessaire et c’est beau, un disque.

Hop, petit changement de scène tandis que certains en profitent pour aller se désaltérer au bar de la plage ou d’une gorgée de rosé transporté en bouteille thermos, d’autres campent sur leur position afin de ne rien rater du prochain concert.

Le prochain concert sera celui d’un groupe qu’on ne présente plus, en l’occurrence les français de Tanger.

Tanger, c’est un "vieux" groupe qui a connu son heure de gloire dans le milieu du rock underground français, notamment grâce à l’album La Mémoire Insoluble et son titre sulfureux "Chloë des  Lysses".

Le parcours cahotique de Tanger les a fait se retrouver sur la scène de ce festival des labels indépendants ce soir puisque, à défaut de ne plus être chez Universal, le groupe sort son nouvel album Il est toujours 20h dans le Monde Moderne sur un petit label indépendants, Motors.

Fidèles à eux-mêmes, c’est avec la plus classe des rock’n roll attitudes que le quatuor débarque sur scène. Blousons de cuir, chaine et tatouage.

Pourtant, c’est dans un esprit très bon enfant que se déroule le concert, le groupe prenant visiblement plaisir à jouer leur musique noire et tendue à un public abasourdi. C’est que les textes et les mélodies de Tanger ne sont pas du genre à se chanter sous la douche. La voix de Philippe Pigeard a toujours autant de charme même si, ça et là dans le public, on entend les sempirternelles remarques au sujet de son timbre particulier : "On dirait Claude François dis donc".

Point de yéyé ici pourtant, mais du rock français et du bon.

Nina Morato qui montera sur scène le temps d’une chanson fera d’ailleurs monter un peu plus la tension dans une tenue rouge et argentée pour le moins  sexy.

Mais c’est définitivement "La Fée de la Forêt" qui mettra le feu aux poudres et emportera le public avec lui dans un refrain ravageur, lançant les premiers pogo de la soirée.

Pogo sous surveillance des agents de la sécurité mais qui ne déplorèrent aucun incident lors du très attendu concert des Bellrays.

The Bellrays, incontestable tête d’affiche de cette soirée et sans aucun doute de tout le festival. En effet, ce groupe au charisme incroyable est aussi un des groupes rock les plus intéressants et les plus percutants de ces dernière années.

Mélangeant allègrement rock, blues, voire soul music, les quatre musiciens de The Bellrays ont pour habitude de mettre le feu là où il passe et l’ambiance ne tarde pas en effet à s’électriser dès leur arrivée sur scène.

Il faut dire qu’ils ont de quoi en imposer les Bellrays, pas tombés de la dernière pluie. D’abord, Bob Vennum est impérial à la guitare derrière ses longs cheveux impeccables tandis que Justin Andres à la basse tient le rythme de mains de maitre, rythme soutenu par la batterie de Craig Waters qui n’arrêtera pas une seule seconde de jouer du début à la fin du concert.

Pour soutenir ce mur du son, il faut tout le charisme de l’inoubliable Lisa Kekaula dont la voix surpuissante, entre gospel et hard rock,  n’a d’égale que l’énergie qu’elle déploie tout au long du set. Dans sa petite robe noire très très moulante, armée de son tambourin, Lisa ne mettra pas longtemps à conquérir le public, fans, comme néophytes grâce au rock sans concession des Bellrays.

Une heure de set non stop, sans même laisser de temps mort musical pour les applaudissements feront de ce concert un régal et sans aucun doute un moment fort et mémorable dans l’histoire du festival Indétendances. Un simple conseil, il faut absolument voir ce groupe sur scène, les aperçus sur leur Myspace étant déjà assez évocateurs.

Le groupe fera même un rappel sous les bravo de la foule massée devant la scène en reprenant de fort belle façon le célébrissime "Highway to Hell" de AC/DC qui vous fera regarder, désormais, le rock d’une autre façon. Une prestation vraiment superbe, et comme le disait une festivalière, le bon vieux rock ça a quand même la classe !

 

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En savoir plus :
Le site officiel du festival

Crédits photos : David Didier (retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


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# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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