Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Festival FNAC Indétendances 2008
B R OAD WAY - Bang Gang - Martina Topley-Bird  (Paris, Pont de Sully)  8 août 2008

Ce soir à Indétendances, la part belle sera faite à la musique éthérée, douce mais pourtant tourmentée, à la douceur apparente et au bouillonnement intérieur. Idéalement, cette soirée aurait dû se dérouler sous une pluie battante et sous un ciel de plomb pour accueillir dans les meilleurs conditions les ambiances douce amère proposées par les trois groupes présents ce soir.

D’ailleurs saluons au passage non seulement la qualité et l’éclectisme de la programmation mais également la judicieuse façon dont les groupes sont programmés chaque soir, offrant à chaque fois un thème à la soirée basé comme ce soir sur la couleur musicale, mais aussi sur le genre, ou encore comme pour le plateau du 9 août sur la découverte de groupes très jeunes.

Bref, revenons au plateau de ce vendredi avec B R OAD WAY qui aura la lourde tâche d’ouvrir la soirée qui commence à 18h devant un public, pour l’instant, assez peu nombreux mais qui arrivera finalement en masse assez vite (il faut bien le temps de quitter le bureau).

Lourde tâche à double titre d’ailleurs car, non seulement les ambiances sonores de B R OAD WAY se marient plus aisément avec les lumières douces d’un club plutôt qu’avec le soleil qui, finalement, s’est invité à la fête après un orage de pluie une heure plus tôt, mais aussi parce que ce soir, le groupe devra faire sans ses projections vidéos qui font pourtant partie intégrante du spectacle.

Mais comme me l’expliquait VJ Raize qui, habituellement, a en charge ces projections, il aurait fallu pour ce faire un projecteur d’une puissance impressionnante, dû au fait que le concert était en plein jour et en plein été.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, les B R OAD WAY arrivent sur scène avec un plaisir visible et une bonne humeur évidente, à en croire les regards et les sourires complices entre les membres du groupe.

Pas facile, cependant, de convaincre le public cueilli à froid par les ambiances tendues du magnifique "Caution Wet Floor" ou "Stop Motion". Néanmoins, force est de reconnaitre que les chansons de ce groupe stéphanois sont fortes et belles, mais pas toujours adaptées en festival de plein air (et en tout cas, pas de plein jour).

Reste le sentiment que le groupe est de plus en plus cohérent sur scène et que la puissance qui se dégage de leur prestation n’attend que le lieu ad hoc pour se libérer. Un groupe majeur de l’électro rock français, dans la lignée des allemands de The Notwist. A suivre de très près, comme d’ailleurs nous le faisons depuis longtemps avec ce groupe qui fait partie, ne le cachons pas, de nos petits chouchous.

Il fait toujours beau lorsque les Islandais de Bang Gang montent sur scène. Plus que jamais, ce groupe et ses chansons mélancoliques auraient nécessité la nuit et le brouillard pour donner au concert une dimension plus noire.

Le groupe mené par Bardi Johannson arrive donc sur scène pour présenter son tout nouvel album Ghosts from the past. De sa voix douce, accompagnée de son guitariste qui malheureusement aura un peu plus de mal à rester juste dans ses interprétations, Johannson livrera au public quelques uns de ses titres phares dans un registre qui oscille toujours entre le shoegazing de Slowdive et la pop aventureueuse de Radiohead, sans oublier, Islande oblige, la douceur mélancolique de leur compatriotes de Sigur Rós.

Un concert néanmoins en demie teinte, tant le groupe aura du mal à communiquer avec le public.

Pourtant, Bardi Johannson redoublera d’effort et d’humour pour placer ses quelques mots de français ("quels sont les meilleurs gros mots français ?", "on va foutre le bordel normal, et après on foutra le bordel à poil, d’accord ?"). Mais le public reste froid, peut-être parce qu’il a du mal à comprendre, ou peut-être parce qu’il n’arrive pas à entrer dans le jeu du chanteur.

Dommage car les compositions de Bang Gang valent le détour et méritent que l’on tende l’oreille. Ceci dit, comme ce fut le cas pour B R OAD WAY, le public se réveille un peu dès lors que les décibels augmentent et que le groupe propose des titres plus puissants (et pourtant plus sombres). Alors l’ambiance monte dans le public, demandeur de BPM pour fêter comme il se doit l’été qui est toujours le bienvenu, à Paris comme en Islande. En tout cas, Bang Gang sera aussi toujours le bienvenu chez nous pour nous offrir encore ces mélodies à haute teneur en émotion, à découvrir sur disque en attendant la tournée prochaine, sans doute à la rentrée.

Ce sera, Martina Topley-Bird qui terminera la soirée, venue présenter elle aussi un album récemment sorti, The Blue God. Martina Topley Bird n’est pas une nouvelle venue puisqu’elle a non seulement déjà un album à son actif mais elle a aussi collaboré avec d’autres artistes et notamment Tricky sur le célèbre Maximquaye.

Difficile de définir la musique de Martina Topley-Bird tant son album est varié. On la classerait volontiers dans le trip hop à cause de son passé mais il faut bien se rendre à l’évidence, la dame s’essaie à tout et on la trouvera autant du coté de la pop que du trip hop et sa voix superbe nous entraine souvent dans les arcanes de la soul musique.

La formation du groupe est pour le moins simplissime, Martina officiera aux claviers, guitare et chant, tandis qu’un musicien plein d’humour jouera de la batterie, de la guitare et surtout d’un tas d’instruments aussi exotiques qu’amusants (cymbale en spirale, sifflet imitant un train à vapeur, tiges souples qu’il fait tourner dans les airs et qui émettent un vrombissement surprenant, etc).

Cette prestation sera visiblement très ludique, sur scène comme dans le public tant Martina Topley-Bird semble détendue, rieuse et communique avec une facilité non feinte avec le public. On se sent rapidement comme chez soi. Pendant une petite heure, elle égrainera son répertoire, faisant bien sur la part belle à son tout nouvel album ("Carnies", "Valentine", "Da da da da" sur lequel elle fait participer le public…). Un joli moment, une jolie dame, de jolis cheveux, un charmant musicien, une belle soirée, encore une fois.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

B R OAD WAY parmi une sélection de singles (octobre 2006)
La chronique de l'album Enter the Automaton de B R OAD WAY
La chronique de l'album Gang Plank de B R OAD WAY & Quatuor Pli
La chronique de l'album Solo System Revolution de B R OAD WAY
Articles : B R OAD WAY - Jerri - Pocket Bastard - Projet SI - Matru - Les Sainté Sessions (partie 1)
Articles : Projet SI - Jerri - Pocket Bastard - B R OAD WAY - Matru - Les Sainté Sessions (partie 2)
Articles : Pocket Bastard - Projet SI - Jerri - B R OAD WAY - Matru - Les Sainté Sessions (partie 3)
B R OAD WAY en concert à B R OAD WAY - Quatuor Pli - Gagadilo - Jerri - L'Armée des Ombres - Mick est tout seul (29 octobre 2008)
B R OAD WAY en concert au Fil (14 novembre 2008)
B R OAD WAY en concert au Point Ephémère (mardi 17 novembre 2009)
B R OAD WAY en concert au Fil (samedi 24 novembre 2011)
L'interview de B r oad way (3 octobre 2008)
La chronique de l'album Something Wrong de Bang Gang
La chronique de l'album Ghosts From The Past de Bang Gang
Bang Gang en concert à la Salle Pleyel (11 octobre 2008)

En savoir plus :
Le site officiel du festival

Crédits photos : David Didier (retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


David         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

B R OAD WAY (6 janvier 2009)


# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=